Plus près qu’on ne le pense

Connaissance de la Chasse - - Premier Suivi Gps -

« Cette étude dé­montre que si les san­gliers sont sen­sibles au dé­ran­ge­ment cy­né­gé­tique, leur ré­ac­tion est sou­vent de faible am­pleur », ana­lyse So­nia Saïd. En d’autres termes, si le san­glier dé­mé­nage, ce n’est sou­vent pas aus­si loin qu’on l’ima­gine. Une af­fir­ma­tion qui avait dé­jà été dé­mon­trée à tra­vers d’autres études, no­tam­ment celle me­née sur et au­tour de la ré­serve na­tu­relle de l’Étour­nel (entre l’Ain et la Haute-Sa­voie). Il y est clai­re­ment dé­mon­tré que les san­gliers savent uti­li­ser les ré́­serves pour échap­per à` la chasse. Le sui­vi de près de 40 san­gliers (équi­pés de col­liers Vhf) ré­vèle que si cet ef­fet existe bel et bien, il ne concerne (sauf ex­cep­tion) que les ani­maux évo­luant dans les 3 ou 4 km aux alen­tours des zones pro­té́­gé́es. On n’ob­serve pas de grandes mi­gra­tions de san­gliers qui vien­draient de loin pour s’y ré́­fu­gier. L’ef­fet des zones de ré́­serve qui fut étu­dié dans dif­fé­rents mi­lieux (mon­tagne ou gar­rigue mé­di­ter­ra­néenne) fut éga­le­ment ob­ser­vé tout comme à l’échelle de mi­cro­ha­bi­tats.

san­gliers uti­lisent for­te­ment cer­taines zones de leur do­maine vi­tal, et tournent en rond lors­qu’ils s’ali­mentent. La dis­tance to­tale cu­mu­lée est alors im­por­tante, alors qu’ils ne vi­sitent que des en­droits connus et peu éloi­gnés les uns des autres. »

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