Que dit le code de la route ?

Connaissance de la Chasse - - Photos choc -

Af­fir­mer que le pho­to­graphe Ju­lien Pi­cot est pas­sion­né de grands cer­vi­dés de­meure un doux eu­phé­misme. L’homme les im­mor­ta­lise à lon­gueur d’an­née et dans toutes les si­tua­tions. Ces nom­breux con­tacts et les an­nées d’ex­pé­rience lui per­mettent dé­sor­mais de de­vi­ner les in­ten­tions des ani­maux et d’an­ti­ci­per les si­tua­tions pour se pla­cer au bon mo­ment au bon en­droit. L’image qu’il nous pro­pose au­jourd’hui en est un fla­grant exemple. Ain­si, le na­tu­ra­liste nous ex­plique : « Ce ma­tin-là, je ren­trais bre­douille d’un af­fût. En ce dé­but de prin­temps, les cher­cheurs de mues ra­tis­saient les sous-bois, ce qui me com­pli­quait bien les choses. Des­cen­dant en voi­ture une pe­tite route si­nueuse, je me suis su­bi­te­ment re­trou­vé à quelques mètres à peine d’un clan de cerfs qui re­mon­tait un pré­bois en di­rec­tion d’une re­mise si­tuée plus haut sur le ver­sant. J’ai dé­ci­dé de ten­ter ma chance en sta­tion­nant mon vé­hi­cule plus bas dans le val­lon et en re­mon­tant à pieds pour m’al­lon­ger car­ré­ment sur le ma­ca­dam. Après quelques mi­nutes, j’ai vu dé­fi­ler les cerfs les uns après les autres. Ils ont sau­té la clô­ture et tra­ver­sé la route pour re­joindre le re­fuge sans m’adres­ser un re­gard. Seul cet ani­mal a mar­qué un temps d’ar­rêt, in­tri­gué sans doute par le gros oeil de verre qui dé­pas­sait de mon fi­let de ca­mou­flage et le fixait de­puis le sol. La na­ture s’est, ce jour-là, mon­trée gé­né­reuse et j’en fus com­blé. Les cerfs n’ar­rê­te­ront ja­mais de me sur­prendre. C’est par­fois dans les en­droits les plus im­pro­bables que l’on croise leur che­min… » Ju­lien Pi­cot, avec Phi­lippe Aille­ry

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