Lorsque les billes sont in­gé­rées

Connaissance de la Chasse - - Le Gibier D'Eau Autrement -

Or, il s’avère que « l’ac­crois­se­ment ob­ser­vé du taux d’in­ges­tion de billes d’acier par les ca­nards té­moigne d’une ac­cu­mu­la­tion éton­nam­ment ra­pide de cette ma­tière dans les zones hu­mides, pour un groupe de chasseurs ré­duit et une pres­sion de chasse plu­tôt faible. L’ap­pa­ri­tion ra­pide des billes d’acier dans les gé­siers ana­ly­sés re­flète donc bien la réa­li­té de la conta­mi­na­tion di­recte des sé­di­ments et des oi­seaux par les pro­jec­tiles de chasse, et sou­ligne l’im­por­tance de sup­pri­mer les car­touches aux billes de plomb. Il est in­té­res­sant de consta­ter que si cette in­ter­dic­tion n’avait pas eu lieu, une pro­por­tion si­gni­fi­ca­tive de ca­nards (7,8 %) au­rait in­gé­ré des billes de plomb toxiques sur une pé­riode très courte (11 ans). Il faut éga­le­ment re­mar­quer que des plombs ont en­core été trou­vés dans les gé­siers étant don­né que les ca­nards tués se nour­ris­saient égale- ment dans d’autres ma­rais pé­ri­phé­riques où le plomb était uti­li­sé, et parce qu’il sub­siste vrai­sem­bla­ble­ment des plombs ac­ces­sibles aux ana­ti­dés dans les ma­rais de la tour de Va­lat. L’in­ter­dic­tion de l’uti­li­sa­tion du plomb de chasse dans les zones hu­mides en France et dans d’autres pays, si elle est stric­te­ment ap­pli­quée, de­vrait en prin­cipe contri­buer à faire pro­gres­si­ve­ment dis­pa­raître cette conta­mi­na­tion. »

Le sui­vi des douilles prouve que la ré­gle­men­ta­tion sur les mu­ni­tions n’est que peu ou mal ap­pli­quée.

Il semble avé­ré que l’ar­rêt de l’usage du plomb de chasse en zone hu­mide pour­rait faire dis­pa­raître la conta­mi­na­tion des oi­seaux d’eau par sa­tur­nisme.

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