Quand le grand cer­vi­dé se pouille

Connaissance de la Chasse - - Photos Choc -

En cette fin d’après-mi­di de sep­tembre, le pho­to­graphe Gé­rald So­li­gny et l’un de ses amis prennent place à proxi­mi­té d’un étang qua­si­ment à sec dans l’es­poir d’im­mor­ta­li­ser quelques cerfs ve­nant s’abreu­ver ou se souiller. Vers 19 h, ce cerf cu­rieu­se­ment coif­fé fait son ap­pa­ri­tion. Contre toute at­tente, il dé­barque à l’op­po­sé de la di­rec­tion dans la­quelle le duo a bra­qué ses ob­jec­tifs. C’est alors que le spec­tacle com­mence : « L’ani­mal s’est mis à grat­ter le sol tout en bra­mant en créant un nuage de pous­sière. À notre grand re­gret, la scène est loin­taine et lorsque le grand cer­vi­dé se couche pour se rou­ler au sol, il dis­pa­raît presque en­tiè­re­ment der­rière un ri­deau de joncs, chose très frus­trante pour nous. J’ai donc dé­ci­dé de prendre ma chance en ten­tant une ap­proche en ram­pant, bien dé­ci­dé à grap­piller quelques images du fa­meux “bain”. Pro­fi­tant de l’écran de joncs, je me hisse pru­dem­ment à dis­tance conve­nable. Le cerf est tou­jours là à se vau­trer les quatre fers en l’air. Il af­fiche une drôle de mi­mique qui me laisse à pen­ser qu’il me voit mais qu’il se moque de ma pré­sence et tient à pour­suivre ses ablu­tions à sec. Je prends donc le temps de quelques dé­clen­che­ments avant que mon su­jet ne se re­lève en re­gar­dant dans ma di­rec­tion. Il pousse alors un long raire et rentre au pas dans les four­rés. Je garde un bon sou­ve­nir de cette sé­quence avec ce cerf mal coif­fé et ri­go­lard. » G. S, avec P. A.

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