Chez moi !

Connaissance de la Chasse - - Photos choc -

Chas­ser phy­si­que­ment les in­trus de l’es­pace vi­tal qu’il s’est choi­si ne suf­fit pas au bro­card pour af­fi­cher sa do­mi­na­tion. « Ain­si, ra­conte Ch­ris­tophe Sa­lin, re­ve­nu au­près de moi, le su­jet en pré­sence s’est ex­ci­té du­rant de longues mi­nutes en grat­tant le sub­strat de ses an­té­rieurs et en frot­tant ses bois sur le sol et dans les fou­gères sèches. » Ces at­ti­tudes, dignes d’un taureau de com­bat, sont connues chez les mâles de cer­vi­dés. Le fait de s’en­com­brer les ra­mures d’amas de vé­gé­taux leur donne de l’im­por­tance, du vo­lume. Ce­ci est cen­sé im­pres­sion­ner tout au­tant les ri­vaux que les fe­melles. La ma­tu­ri­té sexuelle du bro­card est gé­né­ra­le­ment at­teinte à 12 mois mais la masse cor­po­relle condi­tionne aus­si l’en­trée en re­pro­duc­tion. Oli­go­game, il s’en­toure de plu­sieurs che­vrettes sur les­quelles il veille ja­lou­se­ment au sein de son do­maine jus­qu’à la fin du rut, en se­conde quin­zaine du mois d’août. L’oes­trus ne du­rant qu’en­vi­ron 36 heures, le bro­card ne lâche plus la fe­melle à l’ap­proche de la pé­riode fa­ti­dique. Il la suit comme son ombre et de­vient plus vul­né­rable car beau­coup moins mé­fiant. Cette époque est bien connue des ama­teurs d’ap­proches es­ti­vales. Ch­ris­tophe Sa­lin, avec Phi­lippe Aille­ry

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