Quelle est votre célib at­ti­tude ?

Cosmopolitan (France) - - Cosmopolitain Mai - Par Sa­sha Phi­lippe. Pho­to Ste­pha­nie Raus­ser.

Être cé­li­ba­taire, c’est surtout un état d’es­prit. Mais le­quel ? Par Sa­sha Phi­lippe.

Sa phrase : « C’est quoi exac­te­ment “être cé­li­ba­taire” pour toi ? » C’est pas qu’elle est célib. Après tout, elle est sou­vent avec des mecs. Ou dans leur lit. C’est plu­tôt qu’elle est sans mec fixe. En CDD de l’amour quoi. Elle jongle entre sex­friends et coups d’un soir, bref elle pro­fite des pos­si­bi­li­tés que la vie lui offre. C’est pas tou­jours le nir­va­na et elle a aus­si es­suyé quelques ga­melles mé­mo­rables. Mais au fi­nal, elle se sent bien comme ça. De temps en temps, elle donne sa chance à un garçon en par­ti­cu­lier. Mais si ja­mais il se montre trop pré­sent ou trop en de­mande, elle va vite faire sans lui. Quant à la ques­tion de l’ex­clu­si­vi­té, mieux vaut at­tendre que ça soit elle qui pro­pose. Parce que, fran­che­ment, elle au­rait du mal à choi­sir entre tous.

La cé­li­ba­taire bu­sy

At­ten­tion ! À force de vou­loir tout connaître, elle risque de pas­ser à cô­té d’une belle his­toire.

L’an­gois­sée

Sa phrase : « C’est scien­ti­fi­que­ment prouvé qu’après 30 ans, c’est plus dif­fi­cile d’avoir un bé­bé. » Au se­cours ! Elle se sent seule et ça l’an­goisse. Elle a l’im­pres­sion qu’elle n’avance plus, qu’elle ne peut pas « construire » sa vie. Qu’elle stagne. S’ac­com­plir per­son­nel­le­ment, pro­fes­sion­nel­le­ment, OK. Mais ce qu’elle veut vrai­ment, c’est le ma­riage et les en­fants, et de pré­fé­rence, avant 30 ans. C’est comme ça qu’elle se sen­ti­rait com­blée. Elle ne pro­fite pas de son cé­li­bat, elle le su­bit. Voir ses co­pines « se fixer » la ren­voie en­core plus à ce qu’elle consi­dère comme l’échec de sa vie. Tous les moyens sont bons pour trou­ver un homme et la pre­mière chose qu’elle se de­mande quand elle ren­contre quel­qu’un c’est : « Est-ce qu’il pour­rait être le père de mes en­fants ? » At­ten­tion ! Elle est ca­pable de prendre le pre­mier ve­nu, qui lui aus­si vou­drait tout ça, même si en fait, ça ne le fait pas du tout entre eux.

La co­ol

Sa phrase : « Mieux vaut être seule que mal ac­com­pa­gnée. » Oui, c’est vrai, elle est célib. Et alors ?! Quand on lui fait re­mar­quer que quand même, ça com­mence à faire un mo­ment main­te­nant, elle rap­pelle cal­me­ment que c’est co­ol d’avoir un mec, mais tant pis si elle n’en a pas. Par­fois elle vit des his­toires, plus ou moins courtes, dont elle ne parle pas for­cé­ment parce que voi­là. Mais si ça

s’ar­rête, c’est qu’il doit y avoir une rai­son. Et puis elle a une vie au cas où on au­rait ou­blié. Un bou­lot, des amis, une fa­mille, des pas­sions, bref, elle a dé­jà de quoi s’oc­cu­per. Le reste, ça vien­dra quand ça vien­dra. At­ten­tion ! Quand on est cé­li­ba­taire de­puis long­temps, on prend des pe­tites ha­bi­tudes qu’on n’aime pas bous­cu­ler lors­qu’on ren­contre quel­qu’un. Faire de la place pour l’autre, ce n’est pas que dans un ti­roir.

La par dé­faut

Sa phrase : « Qu’est-ce que je vais faire d’un mec en ce mo­ment ? » Un mec. Une re­la­tion quoi. Ouais c’est sym­pa mais là, concrè­te­ment, elle n’a pas le temps. Son bou­lot lui bouffe tout son agen­da, ou alors elle fait des études pre­nantes, ou tout sim­ple­ment elle a des choses à ré­gler en tête-à-tête avec elle-même avant de pou­voir s’in­ves­tir vrai­ment. Dans tous les cas, vivre quelque chose qui au­rait vo­ca­tion à du­rer plus d’une nuit, c’est niet. Après, si elle tombe sur un homme qui com­prend ça, pour­quoi pas, mais pour l’ins­tant elle n’a pas trou­vé. At­ten­tion ! Si ja­mais ce pour­quoi elle s’in­ves­tit ne tourne pas comme elle le vou­drait, elle risque bien de se re­trou­ver le bec dans l’eau à se rap­pe­ler d’un­tel ou d’un­tel qui, quand même, était pas mal du tout.

La mé­tho­dique

Sa phrase : « Quand il veut, il ar­rive, l’homme de ma vie. » Être cé­li­ba­taire a des avan­tages et des in­con­vé­nients. Ça ne la dé­range pas plus que ça, mais il ne fau­drait pas que ça dure trop. Elle sait que pour faire une belle ren­contre, il y a un gros fac­teur chance. Mais ça n’em­pêche pas de mettre toutes les chances de son cô­té jus­te­ment. Et pour ça, elle est su­per forte. Elle ne re­fuse ja­mais un ren­dez-vous, même ar­ran­gé. Elle ne s’ar­rête pas au phy­sique, ni au look, ni au mé­tier, ni même sur le fait que le garçon en face d’elle fasse des blagues pas drôles. Elle s’est même ins­crite sur un site de ren­contre. Elle fait tout ce qu’elle peut pour que ça marche, le des­tin se char­ge­ra du reste. Du coup elle ne stresse plus. Qu’il vienne l’homme de sa vie, elle est prête. At­ten­tion ! Inu­tile de s’épar­piller. Comme disent nos mères, ça ar­rive sou­vent quand on ne s’y at­tend pas.

La dé­pri­mée

Sa phrase : « De toute fa­çon je vais fi­nir toute seule. » Elle est moche. Elle est bête. Elle est nulle. Sa vie aus­si d’ailleurs. En tout cas elle en est per­sua­dée et ce n’est pas la peine d’es­sayer de lui dire le contraire. Si elle est seule, c’est for­cé­ment sa faute : qui vou­drait d’une pauvre meuf comme elle ? Tous les hommes qu’elle ren­contre lui pa­raissent in­ac­ces­sibles ou alors ne l’in­té­ressent pas. On vient lui pro­po­ser un verre ? C’est pas ce­lui-là qui lui plai­sait, c’était son pote. Mais évi­dem­ment il est trop bien pour elle alors il ne l’a même pas vue. Pas la peine d’es­sayer de la convaincre de faire le pre­mier pas, elle est tel­le­ment cer­taine qu’elle va se prendre une veste qu’elle nous lance un re­gard qui nous fait culpa­bi­li­ser de l’en­voyer ain­si à l’abat­toir. At­ten­tion ! S’ins­tal­ler dans une mau­vaise es­time de soi peut vite se trans­for­mer en pe­tit état dé­pres­sif beau­coup plus long à gé­rer. Cou­rage ! Se prendre un non, c’est pas la fin du monde. Si si, pro­mis.

La qui au fond ne veut pas être en couple

Sa phrase : « At­tends, je vais pas com­men­cer quelque chose avec un mec qui porte des chaus­sures de ran­do tous les jours. » Elle dit haut et fort que oui, elle ai­me­rait ren­con­trer quel­qu’un avec qui elle se sent bien. Mais elle ne trouve pas. Pour­tant elle es­saye. C’est juste qu’à chaque fois, elle va trou­ver quelque chose qui ne convient pas. Ce­lui-là met du sucre dans son ca­fé, l’autre a un chat qui lui fait peur, lui, car­ré­ment, il lui a of­fert des fleurs dont le par­fum lui a don­né mal à la tête. Leurs qua­li­tés, leurs dé­fauts, on en parle à peine. Elle se concentre surtout sur cet in­fime dé­tail qui a fait que non, ça n’al­lait pas être pos­sible. Bref, même si elle dit le contraire, nous, on en vient à se de­man­der si elle a en­vie d’être en couple. At­ten­tion ! C’est pas grave si elle n’en a pas en­vie. Mais il va peut-être fal­loir qu’elle se de­mande ce qu’elle veut vrai­ment dans la vie.

La qui ne fait pas vrai­ment d’ef­fort

Sa phrase : « Si, je te jure, j’ai­me­rais avec qui elle es­saye, c’est bi­zarre que ça donne rien, non ? At­ten­tion ! Et si on lui lâ­chait la grappe en fait ? Sa phrase : « C’est peut-être moi le pro­blème. » Si elle est célib, c’est sa faute. Elle en est sûre. Quand elle s’in­ter­roge sur sa vie sen­ti­men­tale, elle croit voir une sorte de sché­ma se ré­pé­ter à chaque fois. Et comme le seul point com­mun de ces re­la­tions, c’est elle, c’est sa faute. Lo­gique. Fi­na­le­ment c’est bien qu’elle soit seule, ça va lui lais­ser le temps de bien tout com­prendre pour ne plus faire d’er­reur. At­ten­tion ! Dans une re­la­tion on est deux. Ce qui si­gni­fie qu’on peut réus­sir à deux. Ou se plan­ter à deux. S’in­ter­ro­ger pour évo­luer, c’est construc­tif, s’au­to­fla­gel­ler, ça ne sert à rien. bien me ca­ser. » Elle est jo­lie, elle est in­tel­li­gente, elle a de l’hu­mour, et pour­tant elle est seule. Bon, c’est vrai, elle ne s’ap­prête pas. Et puis elle est un peu grande gueule par mo­ment. Elle ra­conte haut et fort ses his­toires de cul, elle n’a pas peur de ve­nir nous de­man­der une ca­pote pen­dant une soi­rée. En plus, elle s’en­tend su­per bien avec notre mec qui l’a bap­ti­sée son « pote de blagues ex­trêmes ». OK, tout ça, ça peut faire peur à cer­tains mecs. Elle a beau nous dire que c’est ce qu’elle veut, vu le nombre d’hommes

La qui es­saye de com­prendre

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