Mon dé­fi sexe

Re­le­ver un dé­fi co­quin ? C’est ten­tant, amu­sant et… li­bé­ra­teur ! Elles l’ont fait.

Cosmopolitan (France) - - Cosmopolitain Mai - Par Ch­loé Plan­cou­laine. Pho­to Ch­ris Cray­mer.

Re­le­ver un dé­fi co­quin ? C’est ten­tant, amu­sant et… li­bé­ra­teur ! Elles l’ont fait. Par Ch­loé Plan­cou­laine.

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Pour­quoi je n’ose pas lui dire que là, je ne res­sens rien ? Un peu plus bas par contre, ce se­rait par­fait… Ça fait cinq mois que je par­tage le lit de Yoann, il est peut-être temps que je lui ex­plique mon fonc­tion­ne­ment. Un ven­dre­di soir, je lui pro­pose un pe­tit jeu. Des cartes à re­tour­ner, sur les­quelles j’ai écrit des gages co­quins à réa­li­ser. Écrire, c’est plus fa­cile que dire. Et l’ef­fet est le même. Ça l’amuse, ça l’ex­cite. Yoann doit dans l’ordre : « Ef­fleu­rer l’in­té­rieur des cuisses », « Me ca­res­ser par-des­sus ma cu­lotte », « Glis­ser un doigt des­sous », « Puis deux », « Tour­ner de plus en plus vite dans le sens des ai­guilles d’une montre », etc. Un vrai mode d’em­ploi qu’il suit à la lettre, en de­man­dant des pré­ci­sions : « C’est là ? », « Plus vite ? » Je ré­ponds entre deux gé­mis­se­ments : comme c’est un jeu, j’ose ex­pri­mer mes en­vies à voix haute. Et quand c’est né­ces­saire, j’at­trape sa main plu­sieurs fois pour le mettre sur le bon che­min. C’est fou comme il prend du plai­sir à m’en don­ner ! La pro­chaine fois, je n’au­rai pas be­soin de pe­tits pa­piers. Carine, 23 ans

Me pas­ser de cu­lotte

Mon mec a un fan­tasme. Ça m’ex­cite, mais je n’ai pas en­core trou­vé le bon mo­ment pour le réa­li­ser. À chaque fois que j’y pense, j’ima­gine le pire : un coup de vent sous ma jupe et une per­sonne que je connais qui passe pile à cet ins­tant. Une seule so­lu­tion pour oser : lui don­ner ren­dez-vous loin de chez nous. Je monte un plan. Tous les lun­dis, Lu­do a une réu­nion de chan­tier dans la com­mune voi­sine. Un jour, je lui fais croire que j’ai un ren­dez-vous pro près de son bou­lot et je lui pro­pose qu’on dé­jeune en­semble. Je pose un jour de congé et je choi­sis ma meilleure robe… Au mo­ment où je passe la porte de notre im­meuble, je res­sens une li­ber­té et une ex­ci­ta­tion folle : si les gens sa­vaient que je n’ai rien sous ma robe… En voiture, je fré­mis en ima­gi­nant sa ré­ac­tion. Il m’at­tend au res­tau, sur une table en ter­rasse. On prend un verre et au mo­ment de trin­quer, je lui glisse : « À ton fan­tasme ! » Il lui faut cinq mi­nutes pour per­cu­ter : « Nooon, t’as pas osé… », il lâche avant de se pen­cher sous la table. On a zap­pé la com­mande, fi­lé en voiture jus­qu’à un bureau vide du chan­tier, où il m’a prise sans en­le­ver ma robe. L’un des or­gasmes les plus in­tenses de ma vie. As­trid, 33 ans

Me­ner la danse

Au lit, Ju­lien a un tem­pé­ra­ment do­mi­na­teur. Ça me plaît et je me laisse faire car je sais qu’il fe­ra les choses bien… Mais si je pre­nais un peu plus d’ini­tia­tives, je suis sûre que ça pour­rait bien boos­ter notre vie in­time. Ce soir, il est sur moi et sa bouche des­cend le long de mon ventre quand je me lance, « Moi d’abord, ins­talle-toi », je lui su­surre en le fai­sant rou­ler sur le dos. Ses yeux s’illu­minent, il est sur­pris et ex­ci­té, et moi j’en­chaîne : je fais glis­ser son ca­le­çon pour m’oc­cu­per de lui… Il perd les pé­dales et plu­sieurs fois, il tente de se re­le­ver pour en­chaî­ner sur autre chose. Mais je tiens bon, en le re­pous­sant ten­dre­ment sur le dos. C’est seule­ment quand il est au bord de l’ex­plo­sion que je viens m’as­seoir sur lui. De là, je gère le rythme, la pro­fon­deur, et il n’es­saye même plus de re­prendre le des­sus : je l’ai pro­pul­sé sur une autre pla­nète. Le voir lâ­cher prise sous mes ca­resses fait mon­ter mon plai­sir jus­qu’à ce qu’on ex­plose en­semble. C’est tel­le­ment fou­droyant qu’on éclate de rire. Et il conclut : « Tu re­com­mences quand tu veux ! » Ma­thilde, 26 ans

Al­lu­mer la lu­mière

Après des cen­taines d’eu­ros dé­pen­sés en crèmes et des an­nées d’exer­cices, je me rends à l’évi­dence : ma cellulite et mes vergetures sont là pour tou­jours. Je dois les ac­cep­ter avec un mec aus­si… Si­mon, mon nou­vel amou­reux, me ras­sure : « J’aime tout chez toi. » Mais pas fa­cile pour moi de me mon­trer, pour­tant il ai­me­rait beau­coup. Alors je m’équipe : j’achète une lampe de che­vet tac­tile avec plu­sieurs de­grés d’in­ten­si­té et une am­poule orange. Si j’ose la lu­mière, c’est à condi­tion d’évi­ter l’ef­fet « coup de pro­jec­teur » sur mes dé­fauts. J’in­vite Si­mon à dî­ner, et comme à chaque fois, on zappe le des­sert… Il dé­plie le ca­na­pé, j’ap­puie sur l’in­ter­rup­teur avant de le re­joindre à tâ­tons. On s’em­brasse de plus en plus chau­de­ment et je le sais : c’est main­te­nant ou ja­mais. Clic, je touche la lampe de che­vet et une douce lu­mière oran­gée se pose sur nous. « T’es belle », m’en­cou­rage Si­mon. Lui aus­si. Je n’y avais pas pen­sé avant, mais en fai­sant l’amour dans le noir, je me prive aus­si de son corps. Pour la pre­mière fois, je dé­couvre le plai­sir de l’ob­ser­ver de près. Et ce­lui de voir son re­gard par­tir en vrille pen­dant l’amour… Dans ces yeux-là, je me sens belle. Lise, 27 ans

Faire un strip-tease

C’est une co­pine qui me donne l’idée : « C’est simple, mais si tu t’es bien en­traî­née avant, il va hal­lu­ci­ner. » Je m’ap­prête donc à of­frir à Ar­naud un ca­deau d’an­ni­ver­saire pas comme les autres… Pre­mière étape : j’achète un en­semble de lin­ge­rie avec porte-jar­re­telles, puis une robe avec fer­me­ture à l’avant. Je saute les pauses déj au bou­lot pour re­gar­der des tu­tos – vous sa­vez mettre un porte-jar­re­telles, vous ? Je m’en­traîne tous les soirs et je mets au point ma cho­ré. Le jour J, je suis dans le même état qu’avant un ga­la de danse : j’ai le trac… Mais après deux coupes de cham­pagne en com­pa­gnie d’Ar­naud pour trin­quer à son an­ni­ver­saire, ça va dé­jà mieux. Je ferme les ri­deaux du sa­lon, je l’ins­talle sur le ca­na­pé avec in­ter­dic­tion de bou­ger, je vais me chan­ger en deux se­condes dans la salle de bains puis je lance la mu­sique… Il n’en re­vient pas quand il me voit en­trer dans ma pe­tite robe ! Tout le long du nu­mé­ro, il reste sans voix, mais dans ses yeux je le vois bien : il est at­ten­dri, ému, et de plus en plus ex­ci­té… La suite, je vous laisse la de­vi­ner. Co­ra­lie, 25 ans

Le chauf­fer en pre­mier

C’est tou­jours Mat­thias qui lance les ré­jouis­sances. J’ai du mal à ex­pri­mer ou­ver­te­ment mon dé­sir. La peur de me prendre un vent ? Lui dire « j’ai en­vie de toi », trop cli­ché. Lui sau­ter des­sus, trop brutal. Alors je fais comment ? Dé­jà, j’at­tends d’avoir en­vie, après on ver­ra. Le dé­sir pointe son nez à un mo­ment in­at­ten­du : j’ai pas­sé une su­per jour­née au bou­lot, j’ai la win, et en pen­sant à Mat­thias, j’ai une en­vie folle de lui faire par­ta­ger mes fluides po­si­tifs… Je lui en­voie un tex­to : « T’es à la mai­son ? Parce que j’ai le pro­jet de te sau­ter des­sus en ar­ri­vant… » Il ré­pond du tac au tac : « Miam, je t’at­tends… » Quand il m’ouvre la porte, je ne lui laisse au­cun ré­pit : je l’em­brasse pas­sion­né­ment tout en je­tant mon man­teau par terre, puis je l’en­traîne vers la chambre. Il est chaud comme la braise, mis en condi­tion par mon tex­to, et la suite est à la hau­teur de mes at­tentes. Mis­sion réus­sie, vive les nou­velles tech­no­lo­gies ! Élo­die, 21 ans

Sor­tir du lit

Les beaux jours sont en­core loin, mais nos es­ca­pades co­quines de l’été, sur la plage ou au mi­lieu des mon­tagnes, me manquent ter­ri­ble­ment. L’amour en plein air, la peur de se faire at­tra­per en pleine ac­tion, il n’y a rien de plus ef­fi­cace pour m’ex­ci­ter. Bon, OK, il ne fait pas as­sez chaud pour mo­ti­ver Adrien à fou­ler des fesses l’herbe hu­mide d’un champ. Mais je lui pro­pose une vi­rée en voiture. Après dix ki­lo­mètres de na­tio­nale, je bi­furque et j’em­prunte une pe­tite route. Adrien, bien conscient de l’ob­jec­tif de notre ba­lade, pro­fite de mes mains sur le vo­lant pour me ca­res­ser la cuisse et re­mon­ter dou­ce­ment… Quelques vi­rages plus loin, je tombe sur un pe­tit che­min juste as­sez grand pour me ga­rer à l’orée d’une fo­rêt. Il était temps : les ca­resses de Ché­ri de­viennent in­com­pa­tibles avec une conduite sé­cu­ri­sée. Cinq mi­nutes plus tard, on baisse les sièges. Pen­dant que l’un fait le guet, l’autre at­taque les pré­li­mi­naires, puis on échange les rôles… Bien­tôt, même plus be­soin de sur­veiller : avec le froid de­hors et la cha­leur de nos corps, les vitres sont em­buées. Je ne sa­vais pas que je réa­li­se­rais mon fan­tasme : re­pro­duire ma scène cul-te pré­fé­rée dans « Ti­ta­nic » ! Fan­ny, 30 ans

Me ca­res­ser pen­dant l’amour

Au lit, je suis sou­vent à deux doigts de l’or­gasme. Un seul même, si j’osais par­ti­ci­per da­van­tage à mon plai­sir… Ma peur ? Vexer Co­ren­tin qui pour­rait mal in­ter­pré­ter mon in­ter­ven­tion. L’idée me vient alors qu’il va et vient sur moi. J’at­trape la base de son sexe pour gui­der et in­ten­si­fier ses mou­ve­ments. J’en pro­fite pour exer­cer une pres­sion avec cette même main sur mon sexe. Il ne se rend même pas compte de la su­per­che­rie. Une autre fois, alors qu’il a un pe­tit coup de mou, je l’in­vite à se toucher et pour l’en­cou­ra­ger, je fais pa­reil. Ça l’ex­cite et il re­part au quart de tour. Je conti­nue de me toucher alors qu’on re­prend les choses sé­rieuses. Et il ne trouve rien à re­dire. Au contraire, il ne peut plus me lâ­cher des yeux et m’en­cou­rage même : « Fais-toi plai­sir. » Je sens qu’il m’ob­serve avec un oeil cu­rieux et at­ten­tif : la fois sui­vante, il me touche pile au bon en­droit en imi­tant mes mou­ve­ments et je dé­colle en cinq mi­nutes ! Oli­via, 24 ans

Le ral­lu­mer

Au lit avec Jos­lain, c’est comme au grand huit : très in­tense, mais après un temps de re­pos, je re­par­ti­rais bien pour un tour. Comme au dé­but, quand on en­chaî­nait sept câ­lins en 24 heures… On a notre pe­tite rou­tine d’après l’amour : je fonce en prem’s sous la douche pen­dant qu’il som­nole, puis il prend le re­lais. L’idée si je veux re­mettre ça, c’est de le chop­per au bon mo­ment. Pas trop tôt pour qu’il ait ré­cu­pé­ré sa vi­gueur, pas trop tard pour qu’il soit en­core dans le mood. Je choi­sis un jour où on a le temps. Un sa­me­di après-mi­di, nos câ­lins tendres sur le ca­na­pé prennent une autre tour­nure. Et une de­mi-heure plus tard, on se lâche es­souf­flés et heu­reux. Mais cette fois, je zappe la douche pour res­ter au lit à cô­té de lui, en train de som­brer. Vingt mi­nutes plus tard, je plonge ma tête sous la couette et je le sors de sa tor­peur avec son pré­li­mi­naire pré­fé­ré… Il est sur­pris, mais se laisse faire, et quelques mi­nutes plus tard, il est de nou­veau sur le pied de guerre… La deuxième fois est plus courte, mais jouissive. Et on a l’im­pres­sion d’être à nou­veau de jeunes amants fou­gueux qui viennent de se ren­con­trer, la connais­sance du corps de l’autre en plus. Ly­die, 31 ans

Fil­mer nos ébats

De temps en temps avec Rémi, mon ché­ri, on re­garde des films en des­sous de la cein­ture… C’est le mé­lange d’in­ter­dit et la pos­si­bi­li­té de se sau­ter des­sus juste après qui nous ex­citent. Mais les films sont sou­vent trop gores et très éloi­gnés de nos fan­tasmes. Il existe bien une al­ter­na­tive, mais voi­là, on n’ose pas. Je pense à mon pote Pier­rick et sa GoP­ro ache­tée « ex­près pour fil­mer pen­dant l’ac­tion ». Ça me fait mar­rer, mais l’idée que mon mec tienne la ca­mé­ra au-des­sus de moi, bof. Quant à ins­tal­ler une cam sur un pied au bord du lit, c’est un peu glauque, non ? Puis un jour, on re­garde une sé­rie quand Rémi lance sa web­cam sans faire ex­près. On ap­pa­raît sou­dain sur l’écran, un peu flous, éclai­rés par la seule lu­mière de l’ap­pa­reil : pas mal… Les choses s’em­ballent toutes seules de­vant l’or­di. Mon re­gard al­terne entre Rémi et l’écran, c’est su­per ex­ci­tant. On n’a même pas be­soin d’ap­puyer sur le bou­ton « re­cord » : fi­na­le­ment, ce qui nous plaît, c’est de nous re­gar­der comme dans un film, les sen­sa­tions live en plus ! Alice, 29 ans

Pro­lon­ger les fes­ti­vi­tés

Il me manque sou­vent quelques mi­nutes pour at­teindre des som­mets. Sébastien fait ce qu’il peut, mais quand ça de­vient trop in­tense, il a vrai­ment du mal à tenir. J’ai­me­rais l’ai­der, sans le vexer. Je fais le point sur mon rythme : je mets du temps à dé­mar­rer, mais une fois que je suis lan­cée, j’ai be­soin que ça pulse en­core un mo­ment jus­qu’à l’ar­ri­vée. Je pro­pose un jeu à Sébastien : faire du­rer les pré­li­mi­naires le plus long­temps pos­sible. Mal­gré l’en­vie ir­ré­sis­tible pour tous les deux de pas­ser à la suite, on ne lâche pas avant vingt longues et dé­li­cieuses mi­nutes. Je suis au top de l’ex­ci­ta­tion quand il vient en­fin en moi. Mais il est lui aus­si au bord de l’or­gasme, c’est sûr, il ne tien­dra pas long­temps. Je pro­pose d’al­ter­ner : des va-et-vient in­tenses et des pauses où l’on re­prend les pré­li­mi­naires. Le chaud-tiède nous fait mon­ter de plus en plus haut, jus­qu’au mo­ment où on le sait : on est prêts à lâ­cher tous les deux. Et dans une der­nière che­vau­chée, on ne se prive pas. Ta­tian­na, 26 ans

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