37 idées pour me sen­tir bien au bou­lot

Cosmopolitan (France) - - Cosmopolitain Mai - Par Élise Comte. Pho­to Pa­me­la Han­son.

Des éti­re­ments, un bureau qui nous res­semble, quelques fleurs… On a toutes nos trucs pour tra­vailler en gar­dant le sou­rire. Par Élise Comte.

Des éti­re­ments, un bureau qui nous res­semble, quelques fleurs… On a toutes nos trucs pour tra­vailler en gar­dant le sou­rire.

Un agen­da pa­pier. Le jour où mon smartphone a plan­té, j’ai per­du mon plan­ning de ren­dez-vous pour les six mois à ve­nir. Ça m’a va­lu des se­maines de stress pour tout ré­or­ga­ni­ser. Alors de­puis, je note tout sur un agen­da tra­di­tion­nel, je suis beau­coup plus tran­quille. Aude, wed­ding plan­ner 10 mi­nutes de marche du­rant ma pause. Il y a un parc de­vant la bou­tique dans la­quelle je bosse. Le tra­ver­ser, il n’y a rien de mieux pour me vi­der la tête. Au­drey, ven­deuse Mon dos­sier « pri­vé » sur l’or­di. J’y ai glis­sé quelques pho­tos de va­cances et d’autres de mon co­pain, c’est plus dis­cret qu’un fond d’écran et ça me fait du bien d’y je­ter un oeil. Em­ma, char­gée de com­mu­ni­ca­tion

Je ré­pète. La veille d’un brief im­por­tant avec mon boss, je lis mon texte plu­sieurs fois à voix haute. Je marque les pauses et les in­to­na­tions comme si j’avais un pu­blic. Le jour J, je me sens prête et je stresse moins. Léa, responsable mar­ke­ting Ma trousse de se­cours. À l’in­té­rieur, j’ai un col­lant neuf, du fil, une ai­guille, et un rou­leau an­ti-pous­sière pour mes vê­te­ments. Elle reste toute l’an­née dans mon ca­sier : en cas de pé­pin, je suis équi­pée. Hayet, pro­fes­seur d’his­toire Trois grandes res­pi­ra­tions. Pour me dé­tendre, je gonfle bien le ventre, sans haus­ser les épaules. Je le fais sys­té­ma­ti­que­ment face à un client désa­gréable ou quand la bou­tique est pleine à cra­quer. Bé­né, ven­deuse Quand je n’ai pas le mo­ral, je la vois, je suis sûre de pas­ser un bon mo­ment. Sha­née, responsable RH Or­ga­ni­ser mon len­de­main. Le soir, je prends dix mi­nutes pour ran­ger mon bureau et m’en­voyer un mail avec les prio­ri­tés du len­de­main. En par­tant, je suis plus co­ol, et pa­reil le ma­tin qui suit. In­grid, com­mu­ni­ty ma­na­ger Un cous­sin. De­puis que je l’ai ca­lé en bas de mon fau­teuil, je n’ai plus mal aux cer­vi­cales. Élo­die, consul­tante di­gi­tale Des ca­ra­mels au beurre sa­lé. Plan­qués dans un ti­roir, je les dé­gaine dès que la ten­sion monte au bureau. Ils sont tel­le­ment bons qu’ils mettent tout le monde d’ac­cord. Gwen, char­gée de mis­sion Mon rouge à lèvres car­min. Je n’en mets pas sys­té­ma­ti­que­ment, mais juste avant une réu­nion ou quand j’ai mau­vaise mine, ça m’aide à avoir confiance en moi. Alice, web­mas­ter De­man­der à ceux qui savent. Si je ne maî­trise pas un lo­gi­ciel ou que la pho­to­co­pieuse est blo­quée, au lieu de m’éner­ver, j’ap­pelle le ser­vice in­for­ma­tique ou la main­te­nance. Je gagne du temps et je reste zen. Va­len­tine, tra­duc­trice Un déj avec ma col­lègue Au­drey. On est ar­ri­vées en même temps dans la boîte et on a eu un vrai coup de foudre ami­cal. Un deuxième char­geur de por­table. Il reste au bureau : quand la bat­te­rie de mon té­lé­phone est dans le rouge, je n’ai plus le stress de sa­voir s’il va tenir jus­qu’au soir. Ni­na, conseillère dans une agence de voyage

Quand quel­qu’un m’énerve, au lieu d’y pen­ser de fa­çon né­ga­tive, je me dis : sois co­ol avec lui. Ju­liette, as­sis­tante de di­rec­tion

Mon ca­len­drier. Il est ac­cro­ché au mur, j’y note mes ren­dez-vous pro en rouge et les per­so en vert. En un coup d’oeil, le lun­di, je vois que deux jours après l’en­tre­tien d’ac­ti­vi­té annuel qui me fait flip­per, je fête les 30 ans de ma meilleure amie. Grâce à ça, j’aborde la se­maine plus fa­ci­le­ment. Fa­tou, gra­phiste Une sé­rie d’ab­dos le ma­tin. C’est dur de se mo­ti­ver mais après j’ar­rive en pleine forme au bureau et je suis prête à at­ta­quer la jour­née. Lae­ti­tia, com­mer­ciale Deux fois par se­maine je dé­jeune en dé­ca­lé. Vers 12 heures ou 14 heures. Comme ça, quand mes col­lègues se ruent à la can­tine à 13 heures, j’ai l’open space pour moi toute seule. C’est top pour dé­com­pres­ser au calme. Agnès, opé­ra­trice de sai­sie Un car­net. Au lieu des Post-it qui s’en­volent au­tour de mon or­di, je note tout de­dans. Quand j’ai be­soin d’une in­fo ou d’un nu­mé­ro de té­lé­phone, je n’ai pas à cher­cher par­tout : je sais que c’est for­cé­ment à l’in­té­rieur. Can­dice, ki­né La pause clope de mes col­lègues. J’ai ces­sé de fu­mer, mais ça me fait du bien de pas­ser cinq mi­nutes à dis­cu­ter de­hors. Ma­rion, conseillère fi­nan­cière « C’est du bou­lot, ça n’a rien de per­so. » Je me ré­pète ça en boucle quand mon boss dé­monte un de mes dos­siers, ça m’aide à prendre du re­cul. Ca­mille, chef de pro­jet web Ma trousse de make-up. Un mi­roir, un gloss, un mas­ca­ra, une brosse à che­veux et un an­ti­cernes : c’est le mi­ni­mum pour une re­touche beau­té. Jade, in­for­ma­ti­cienne

Je dis non. Quand je ne sais pas faire quelque chose ou que je n’en ai pas le temps, je re­fuse en ex­pli­quant pour­quoi. Je pré­fère agir de la sorte plu­tôt que d’ac­cep­ter et de me mettre dans une si­tua­tion com­pli­quée. Ta­ma­ko, mar­chan­di­seur Un bou­quet de fleurs. Pen­dant ma pause, je fais un saut chez le fleu­riste et je m’offre du mi­mo­sa ou quelques mar­gue­rites. Je les mets dans un verre sur mon bureau : ef­fet bonne hu­meur garanti. Alix, responsable lo­gis­tique Des ti­sanes. Je n’aime pas le thé et le ca­fé m’em­pêche de dor­mir. Alors pour ne pas me sen­tir à l’écart pen­dant les pauses, je me pré­pare une ti­sane. Rose, ca­mo­mille ou rooi­bos, ça fait une pause sym­pa et c’est hy­per bon. San­dy, pré­pa­ra­trice de com­mande Bou­ger. Je prends l’es­ca­lier plu­tôt que l’as­cen­seur, je me dé­place dans le bureau voi­sin au lieu de pas­ser un coup de fil… ça m’aide à res­ter alerte toute la jour­née et à ne pas pi­quer du nez de­vant mon or­di. Laure, ar­chi­tecte Je pré­pare mes réunions. En plus de mon dis­cours, je ré­flé­chis à mes in­ter­lo­cu­teurs : qui se­ra pré­sent ? Quels se­ront mes al­liés et ceux que je de­vrai convaincre ? En fonc­tion de ça, j’adapte mon texte et, face à eux, je suis prête. Ar­melle, ju­riste Je dé­cide d’être sym­pa. Quand quel­qu’un m’énerve, au lieu d’y pen­ser de ma­nière né­ga­tive, je me dis : sois co­ol avec lui au­jourd’hui. Ça me met en condi­tion : quand je le croise, je suis bien­veillante, du coup je reste zen. Ju­liette, as­sis­tante de di­rec­tion La mu­sique en voiture. Sur le che­min, je n’écoute pas la ra­dio, mais ma play­list « bonne hu­meur ». Chan­ter « Roar » de Ka­ty Per­ry à pleins pou­mons, ça me file la pêche pour la jour­née. Ti­phaine, in­fir­mière Je hié­rar­chise ce que j’ai à faire. Je com­mence par tout ce qui est prio­ri­taire, comme ça, si je manque de temps en fin de jour­née, l’es­sen­tiel est bou­clé. Haï­fa, in­gé­nieur Mon compte à re­bours. À une se­maine près, je sais tou­jours com­bien de temps me sépare de mes pro­chaines va­cances. Dans tout juste 26 jours, je pars en week-end à Bar­ce­lone. Lu­cille, as­sis­tante vé­té­ri­naire Je m’étire. As­sise à mon bureau, je joins les mains et je les étends de­vant moi, ça me re­laxe. Et si ça ne suf­fit pas, je me planque dans les toi­lettes et, de­bout, je tends mes mains vers le sol. Pen­dant quelques se­condes, je sens tous mes muscles se dé­tendre. Anne-Lise, do­cu­men­ta­liste Mon casque au­dio. Avec, je suis dans ma bulle. J’écoute Adèle et Lorde pour dé­com­pres­ser ou j’ac­tive la fonc­tion ré­duc­tion du bruit pour me concen­trer quand mes col­lègues parlent trop fort. Cé­cile, conseillère ju­ri­dique Je per­son­na­lise mon bureau. J’ai rem­pla­cé le go­be­let de la ma­chine à ca­fé par un mug, ache­té un jo­li ta­pis de sou­ris et un pot à crayon as­sor­ti. Ce sont des dé­tails mais mon bureau ne res­semble plus à tous ceux de l’open space. Ly­die, responsable des achats dans un groupe hô­te­lier Une mi­cro­sieste. En cas de gros coup de barre, je tire les ri­deaux de mon ca­bi­net, je m’as­sois confor­ta­ble­ment et je ferme les yeux deux ou trois mi­nutes. C’est suf­fi­sant pour me re­don­ner la pêche avant l’ar­ri­vée du pa­tient sui­vant. Hé­loïse, podologue puis je vais lui par­ler. Ça évite que notre dis­pute ne prenne trop d’am­pleur et que tout le monde s’en mêle. Co­ra­lie, bi­blio­thé­caire Des se­melles. Je passe mes jour­nées de­bout alors, sans elles, je ne pour­rais plus mar­cher pour ren­trer chez moi. Jo­han­na, hô­tesse d’ac­cueil Suivre mon rythme. Je suis plus ef­fi­cace avant mi­di et entre 15 et 18 heures, j’or­ga­nise donc ma jour­née en fonc­tion. J’évite les ren­dez-vous après le déj et je fais les tâches les moins im­por­tantes quand j’ai un coup de barre. Émeline, mé­dia plan­ner Je ré­sous les conflits sans at­tendre. Si je m’ac­croche avec un col­lègue, je prends quelques mi­nutes pour me cal­mer Tou­jours cinq mi­nutes d’avance à mes ren­dez-vous. Pen­dant ce laps de temps, je me re­laxe ou je re­vois mon dos­sier. Oriane, avo­cate Mer­ci à Cy­rille Del Frate (coach en en­tre­prise), Va­lé­rie Ro­co­plan (fon­da­trice de Ta­len­tis, so­cié­té de coa­ching de di­ri­geants et au­teur d’« Oser être la chef », édi­tions Le­duc.S) et Do­mi­nique Glo­cheux (au­teur du « Bon­heur au tra­vail », édi­tions L’Ins­tant cup­cake).

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