Il n’y a qu’à Cos­mo qu’ils avouent ça.

Cosmopolitan (France) - - Nos Confessions -

Sa­cré nu­mé­ro

En­core une soi­rée à la co­loc : il y a du monde par­tout, je trouve même un couple en train de s’em­bras­ser dans notre bai­gnoire. Mais sou­dain, je tombe sur Elle : des yeux verts, des che­veux courts et bou­clés, un mé­lange entre Au­drey Hep­burn et Jean Se­berg. Je suis dé­jà amou­reux avant même de sa­voir qu’en plus Ami­na est drôle et cé­li­ba­taire. La soi­rée avance, on est seuls au monde, et quand les potes avec qui elle est ve­nue pro­posent de la rac­com­pa­gner, elle me de­mande mon nu­mé­ro. Bug de mon cer­veau, im­pos­sible de me sou­ve­nir de mon 06, im­pos­sible de re­mettre la main sur mon té­lé­phone qui doit être quelque part au mi­lieu des bou­teilles, im­pos­sible surtout de lais­ser par­tir Ami­na comme ça. Je lui ai don­né le seul nu­mé­ro que je connaisse par coeur : ce­lui de ma mère, Béa­trice, qui ne va pas com­prendre pour­quoi je vais pas­ser les deux pro­chains jours à cô­té de son fixe. Ber­trand, 24 ans

:-(

Dis­cus­sion à la ma­chine à ca­fé. Louisa est dans tous ses états : elle a fait une pe­tite vanne au nou­veau DRH qui par­tait à 18 h 30, genre « bah alors, t’as pris ton après­mi­di ? ». Sauf que le nou­veau DRH, le se­cond de­gré, il connaît pas, et il est sor­ti vexé comme un pou. Moi je l’aime bien, Louisa, plus que bien même, alors je la sou­tiens, je com­pa­tis, je cherche tous les ar­gu­ments pour la conso­ler. Et puis, c’est vrai que « pour évi­ter ce genre de si­tua­tion, fau­drait in­ven­ter le smi­ley dans la vraie vie ». Louisa se dé­ride : « Ça existe, Gaë­tan, ça s’ap­pelle un sou­rire. » Ah oui, tiens ! Gaë­tan, 22 ans

Stick et style

17 h 30 : on a fait le gla­cier et c’est bien­tôt la fer­me­ture des pistes. Der­nière des­cente, je dé­chausse et hop, di­rec­tion le bar. Je suis ge­lé, j’ai les joues en feu et tel­le­ment mal aux lèvres que je de­mande du baume à Maë­va. Elle me tend sa be­sace : « Sers­toi, moi je garde mes gants ! » J’écarte les lu­nettes de so­leil, le por­te­feuille, la trousse de ma­quillage et en­fin, mi­racle, je trouve le tube avec le­quel je me tar­tine gé­né­reu­se­ment. Et zou, ser­vez-moi un vin chaud ! « Mais Fa­rid, qu’est-ce que t’as fait ? » se marre Maë­va. Coup d’oeil au mi­roir der­rière le comp­toir : c’était son gloss paille­té, pas du baume à lèvres. Fa­rid, 26 ans

Un sou­ci de taille

Anya et moi, on est en­semble de­puis trois ans. Et comme ca­deau, je sais exac­te­ment ce qu’elle veut : un de ces ro­bots sur­doués qui coupent, mé­langent et cuisent. C’est une dingue de cui­sine. Ça coûte un bras, mais quand il faut, il faut. Coup de bol, un site de ventes grou­pées pro­pose le ro­bot à prix très cas­sé, en quan­ti­té li­mi­tée. Viiiiite, je clique, je com­mande, je fais li­vrer le tout le jour J. Anya ouvre le pa­quet, je sou­ris fiè­re­ment à cô­té. Elle a l’air sur­prise : « Mais tu veux que j’en fasse quoi ? » Ben, des pe­tits plats. « Avec un jouet ? ? » Coup d’oeil dans le car­ton : j’ai com­man­dé la ver­sion « pour faire comme ma­man ». Ce se­ra vrai­ment de tout pe­tits plats. Gur­van, 23 ans

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