ASH­LEY BEN­SON

La Pret­ty Lit­tle Liar à suivre !

Cosmopolitan (France) - - Il M'a Dit - Par Ma­ri­sa Fox-Be­vi­la­qua.Tra­duc­tion Ma­rie Hen­rio. Pho­to Mat­thias Vriens-McG­rath. Di­rec­trice de la mode Aya Ka­nai.

dOn l’adore en it girl blonde, on la dé­couvre au­jourd’hui en brune. Ren­contre avec une co­mé­dienne qui, dans la vraie vie, n’aime pas le men­songe et parle cash.

epuis quatre ans, elle est la star de l’une des sé­ries amé­ri­caines les plus gir­ly, « Pret­ty Lit­tle Liars ». Une sorte de croi­se­ment entre « Gos­sip Girl » et « Des­pe­rate Hou­se­wives », plé­bis­ci­tée par des mil­lions de fans to­ta­le­ment ad­dicts des mésa­ven­tures sen­ti­men­ta­lo-po­li­cières de quatre ly­céennes adeptes des pe­tits men­songes entre amies. Dans la qua­trième sai­son (tous les sa­me­dis à 20 h 40 sur OCS Max), la blonde Ash­ley Ben­son, alias la ma­ni­pu­la­trice Han­na, conti­nue d’en­quê­ter avec ses trois co­pines sur la dis­pa­ri­tion de leur BFF Ali­son. Et a de plus en plus de doutes sur sa mort… C’est une jeune femme à la che­ve­lure dé­sor­mais ca­ra­mel que nous avons la sur­prise de ren­con­trer. Une nou­velle cou­leur pour « Web­cam », un thril­ler qu’elle vient de tour­ner à Brook­lyn. L’ac­trice se marre quand on lui dit que ce­la lui donne des faux airs de Scar­lett Jo­hans­son. « À 15 ans, j’ai été sa dou­blure pour une cam­pagne Dolce & Gab­ba­na. Je l’adore ! » En at­ten­dant de voir dé­col­ler sa car­rière au ci­né­ma, celle qui a fait ses armes au pe­tit écran n’hé­site pas à dire ce qu’elle pense. Ré­cem­ment, Ash­ley Ben­son a twit­té @AshBen­zo pour dé­non­cer les abus de Pho­to­shop. « Nous avons tous des dé­fauts. Per­sonne ne res­semble à ça. » Humm, on s’en sou­vient en al­lu­meuse très olé-olé aux cô­tés de Va­nes­sa Hud­gens et Se­le­na Go­mez dans « Spring Brea­kers » d’Har­mo­ny Ko­rine… Qu’est-ce qui est le plus fun : être blonde ou brune ? Brune ! Je me sens da­van­tage moi-même avec des che­veux fon­cés. Le blond m’a condam­née aux rôles de garces sexy, alors que moi, je sou­haite juste être une fille nor­male !

Vous ne res­sem­blez donc pas à Han­na, votre per­son­nage de « Pret­ty Lit­tle Liars » ? Notre seul point com­mun, c’est d’être toutes les deux sar­cas­tiques et d’ai­mer nous amu­ser. Un jour, j’ai col­lé un che­wing-gum sur le col de la veste de mon par­te­naire, Kee­gan Al­len. Quand il s’est pen­ché en ar­rière, le che­wing-gum est res­té col­lé dans ses che­veux ! Ai­me­riez-vous par­fois que votre per­son­nage soit un peu plus terre à terre ? Ce qui me fait dé­li­rer, c’est la garde-robe d’Han­na. Vous croyez fran­che­ment que les ly­céennes se font un bru­shing, se ma­quillent et vont en classe sur des ta­lons de 16 cen­ti­mètres ? J’avais 13 ans la der­nière fois que j’ai mis les pieds à l’école, et à cet âge-là, je ne met­tais pas en­core de rouge à lèvres ! Au­jourd’hui, c’est vrai que les ado­les­centes font at­ten­tion à leur look même pour al­ler en cours. Du coup, je ne sais pas si c’est notre sé­rie qui les in­fluence, ou in­ver­se­ment ! Si j’étais al­lée au ly­cée, je crois que je me se­rais poin­tée en classe en sweat. Un jour, j’ai­me­rais tour­ner avec Woo­dy Al­len car, dans ses films, les per­son­nages sont des gens nor­maux, ha­billés comme dans la vraie vie. Quels sont vos autres rêves ? Faire du ci­né­ma, tout en conti­nuant « Pret­ty Lit­tle Liars ». Quand le tour­nage d’une sai­son s’achève, je me sens triste : je dois tout à cette sé­rie et nous avons les meilleurs fans du monde !

Avec Lu­cy, Shay et Troian, on est très proches, on se sou­tient. On ne peut pas se pas­ser les unes des autres!

Fré­quen­tez-vous vos par­te­naires hors ca­mé­ra, ou en avez-vous as­sez les unes des autres ? On pour­rait pen­ser qu’on fi­nit par ne plus se sup­por­ter, mais en réa­li­té on ne peut pas se pas­ser les unes des autres. Même si on suit cha­cune de notre cô­té notre che­min. Lu­cy fait de la mu­sique, et elle est gé­niale ! Shay a le coeur sur la main et veut sau­ver le monde. Quant à Troian, elle veut, comme moi, faire des films. On est toutes très proches et on se sou­tient mu­tuel­le­ment dans tout ce qu’on fait. Comme on par­tage les mêmes en­vies, on risque de pos­tu­ler pour les mêmes projets ! Avez-vous beau­coup chan­gé de­puis vos dé­buts dans la sé­rie, il y a cinq ans ? J’ai quit­té la mai­son de mes pa­rents, his­toire de gran­dir et de vivre ma vie. Je n’ai ja­mais été ten­tée de faire n’im­porte quoi, mais je me sens au­jourd’hui plus ma­ture. Beau­coup de jeunes filles à Hol­ly­wood aiment sor­tir, faire la fête et se saou­ler dans les clubs, moi je suis une vraie ma­mie ! Mon grand plai­sir ? Un pla­teau té­lé sur le ca­na­pé de­vant un bon film, et au lit ! Pour­tant, vous vous êtes lâ­chée dans « Spring Brea­kers » d’Har­mo­ny Ko­rine, l’an der­nier ! Nous avons tour­né pen­dant le « spring break » avec de vrais ly­céens : ils bu­vaient et fu­maient des pé­tards par­tout et à toute heure ! Nous étions en­tou­rés de filles qui se ba­la­daient com­plè­te­ment nues et se vau­traient les unes sur les autres. J’ai pas­sé mon temps à cou­vrir les yeux de Se­le­na Go­mez ! Ra­con­tez-nous votre scène de sexe à trois avec James Fran­co et Va­nes­sa Hud­gens… Je crois que je n’au­rais pas été ca­pable de la jouer sans elle ! Je me sen­tais tel­le­ment mal à l’aise. Je n’avais ja­mais tour­né une scène d’amour, alors à plu­sieurs, vous ima­gi­nez ! Heu­reu­se­ment, Va­nes­sa et moi étions d’ac­cord pour en mon­trer le moins pos­sible.

Est-ce dif­fi­cile d’im­po­ser ce­la sur un tour­nage ? Je mets tout de suite les choses au clair. Mais les réa­li­sa­teurs es­saient tou­jours de vous convaincre d’en dé­voi­ler un peu plus, et je com­prends que cer­taines ac­trices ne par­viennent pas à dire non. Quand on in­siste trop, je n’hé­site pas à quit­ter le pla­teau. « Si vous vou­lez tour­ner la scène comme ça, vous pou­vez le faire sans moi ! » Vous re­fu­sez donc de tour­ner nue… Si c’est to­ta­le­ment gra­tuit, oui ! Les filles sont tel­le­ment plus jo­lies en sou­tien-gorge ou en bo­dy sexy. Aux spec­ta­teurs d’ima­gi­ner le reste… Je me sou­viens d’une conver­sa­tion avec une étu­diante qui ap­pa­rais­sait désha­billée dans « Spring Brea­kers ». Qu’est-ce qui a pu la mo­ti­ver pour ac­cep­ter de se mon­trer nue sans même être payée pour ça ? Cer­tains sont ca­pables de n’im­porte quoi pour se faire re­mar­quer. C’est dingue de voir qu’au­jourd’hui on peut ga­gner des mil­lions de dol­lars et de­ve­nir cé­lèbre sim­ple­ment grâce à une sex­tape ! Vous avez dé­bu­té à Hol­ly­wood à l’âge de 10 ans. Ce­la vous in­quiète, les des­tins tra­giques de cer­tains en­fants stars à l’âge adulte ? Je sais qui je suis. Et ja­mais je ne som­bre­rai dans la drogue. Dans ma fa­mille, j’ai vu des vies bri­sées à cause de ce fléau. Quand ce­la touche des proches, vous réa­li­sez à quel point l’al­cool et la drogue n’ont rien de gla­mour. Je n’ai ja­mais vou­lu es­sayer par peur de l’ad­dic­tion. Vous de­ve­nez es­clave des sub­stances pour toute votre vie, et il

Je cherche un garçon digne de confiance, qui me pousse à don­ner le meilleur de moi-même.

n’est pas ques­tion que mon corps m’échappe. J’ai be­soin d’avoir le contrôle en per­ma­nence. Même dans une re­la­tion amou­reuse ? Que cher­chez­vous chez un garçon ? Quel­qu’un qui ne se prend pas au sé­rieux, mais qui a un vrai but dans la vie, une per­sonne fon­ciè­re­ment po­si­tive et digne de confiance. J’ai ten­dance à prendre les choses comme elles viennent, et j’aime re­trou­ver cet état d’es­prit chez mon amou­reux. Je craque pour les hommes co­ol qui n’ont pas peur d’être eux-mêmes. Vous avez connu des hauts et des bas avec Ryan Good, l’an­cien sty­liste de Jus­tin Bie­ber… C’est la per­sonne la plus forte et la plus an­crée dans la réa­li­té que je connaisse. Il exerce une in­croyable in­fluence sur les gens. Nous avons fait une pause dans notre re­la­tion, car ce­la de­ve­nait trop com­pli­qué à gé­rer. Je tra­vaille vingt heures par jour, je ne suis ja­mais chez moi. Ryan et moi pas­sons beau­coup de temps au té­lé­phone et sur in­ter­net, mais ce n’est pas tou­jours suf­fi­sant. A-t-il es­sayé de vous im­po­ser un style ? Ah ça, ja­mais ! Ce se­rait une cause de rup­ture im­mé­diate ! Je cherche un garçon qui me pousse à don­ner le meilleur de moi-même, mais j’ai en­vie que ce soit ré­ci­proque. Si vous cher­chez à gran­dir alors que votre com­pa­gnon n’est pas sûr de lui, vous cou­rez à la ca­tas­trophe ! Dans un couple, cha­cun doit faire preuve de la même force de ca­rac­tère et de la même in­dé­pen­dance.

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