… Et nos ré­ponses, à lais­ser traî­ner sur leur table de che­vet

Cosmopolitan (France) - - Intimité - Par Ch­loé Plan­cou­laine. Pho­to Beth Stu­den­berg.

La Cos­mo Coach, spé­cia­liste du dé­lie­ment de langues en fin de soi­rée, a mis à contri­bu­tion toutes ses amies et quelques mar­ga­ri­tas pour ré­pondre sans ta­bous aux ques­tions de nos hommes.

Co­las :

« C’est quoi une bonne pre­mière fois avec une nou­velle amou­reuse ? Je veux pas pas­ser pour une mauviette, mais pas non plus pour un ac­teur por­no.» Cos­mo Coach : Ce qu’une fille re­tient d’une belle pre­mière fois ? Un échange de re­gards brû­lants, la dou­ceur de la main qui ca­resse sa cuisse, un bai­ser pas­sion­né en pleine ac­tion, un sou­rire ému après… En clair : la tech­nique, elle s’en fout. En­fin, à condi­tion de bien viser quand même ! En re­vanche, elle ap­pré­cie­ra que tu prennes les choses en main pour gui­der les câ­lins, mettre la ca­pote, je­ter la ca­pote… Tu peux ten­ter, dans l’ordre : un long mas­sage en guise de pré­li­mi­naires, puis un mis­sion­naire les yeux dans les yeux. On pa­rie qu’elle au­ra en­vie de re­mettre ça dans la nuit ? À vous deux alors d’ajou­ter quelques ga­li­pettes à votre pa­lette de plai­sirs.

Alexis :

« Comment abor­der mes fan­tasmes avec elle ? » Cos­mo Coach : D’abord, choi­sis le bon mo­ment. Tu évites par exemple de par­ler plan à trois quand vous ve­nez de croi­ser la voi­sine et son bon­net D. Avant de lui li­vrer tes pen­sées les moins prudes, tu pré­cises : « J’ai beau­coup de fan­tasmes, comme tout le monde, mais je ne suis pas sûr d’avoir en­vie de les réa­li­ser. » Si l’un de tes fan­tasmes l’ex­cite, elle sau­ra te faire chan­ger d’avis , du moins le croit-elle. Éric :

« Peut-on faire l’amour pen­dant qu’elle a ses règles ? » Cos­mo Coach : En tout dé­but de re­la­tion, je te dé­con­seille. Mais après oui ! Si elle en a en­vie et que tu n’es pas du genre à tour­ner de l’oeil de­vant un épi­sode de « Dex­ter », fai­tes­vous plai­sir ! Avec une ser­viette pour pro­té­ger les draps et une contra­cep­tion si elle n’est pas sous pilule : on peut tom­ber en­ceinte pen­dant les règles. Alex :

« Comment re­ti­rer son slim sans cas­ser la ma­gie de l’ins­tant ? » Cos­mo Coach : Fran­che­ment, même elle, elle ga­lère tous les soirs. Alors faites un deal : elle re­tire le bas pen­dant que tu t’oc­cupes adroi­te­ment du haut – avec des pe­tits bi­sous dans le cou en même temps que tu dé­grafes son sou­tien­gorge. La classe. Au­ré­lien :

« Et moi je mets quoi comme sous-vê­te­ments ? » Cos­mo Coach : De­mande-lui ce qu’elle pré­fère – bon si c’est string den­telle pour homme, tu as le droit de po­ser ton ve­to. Mais le but d’un sous-vê­te­ment, outre pro­té­ger ton Pré­cieux d’un mé­chant re­vers de fer­me­ture éclair, c’est quand même d’éveiller les ar­deurs de ta belle, non ? Quant à sa ré­ponse, laisse-nous de­vi­ner… Boxer ? So­fiane :

« À quel mo­ment je peux lui sau­ter des­sus sans me prendre un vent ? » Cos­mo Coach : Il y a des fois où ça ne fait au­cun doute : elle a en­vie. Mais comment faire quand tu ne sais pas ? Dis-toi que, peut-être, elle non plus ne sait pas. Et avec un peu d’ha­bi­le­té, tu pour­rais bien la convaincre qu’elle en a très en­vie aus­si. Évite le rentre-de­dans trop cru, c’est la bâche as­su­rée si elle est moyen­ne­ment « in the mood for sex ». Pro­pose plu­tôt un mas­sage « sans ar­rière-pen­sées ». Dé­ten­due par tes mains ex­pertes, elle pour­rait bien avoir en­vie de les gui­der vers des contrées plus mys­té­rieuses…

Do­rian :

« Comment lui dire que, vrai­ment, la ca­pote, ça me bloque ? » Cos­mo Coach : Si tu ne le lui dis pas, elle s’en ren­dra compte de toute fa­çon. Au­tant être cash dès la pre­mière fois, mais avec obligation de pro­po­ser une al­ter­na­tive : soit le pré­ser­va­tif fé­mi­nin – que tu au­ras pris soin d’ache­ter – soit un ren­dez-vous pour faire un test VIH en­semble avant de vous pas­ser de bou­clier.

Oli­vier :

« Comment abor­der la ques­tion de la so­do­mie ? » Cos­mo Coach : Com­mence par tâ­ter le ter­rain lors d’une dis­cus­sion : « Tu as dé­jà eu en­vie d’es­sayer d’autres trucs au lit ? » Tu peux aus­si in­tro­duire le su­jet avec la phrase ma­gique : « J’ai un ami qui m’a par­lé de ça… t’en penses quoi, toi ? » Et en­fin la ras­su­rer : « Je se­rais cu­rieux d’es­sayer, mais je peux aus­si faire sans. On s’éclate dé­jà tel­le­ment tous les deux. » Si les mots ne sont pas ton fort, tu peux aus­si tâ­ter le ter­rain au sens propre : pen­dant les câ­lins, ob­serve sa ré­ac­tion quand tu rap­proches tes ca­resses de la zone rouge. Si elle se crispe, n’in­siste pas. Si elle laisse faire, ne fonce pas di­rect au but. Rap­pro­che­toi un peu en­core, puis re­tourne t’oc­cu­per d’autres zones éro­gènes. Re­viens-y plus tard, plus près en­core. Et gagne pe­tit à pe­tit du ter­rain, et sa confiance, pour pas­ser le cap en dou­ceur.

Adrian :

Con­rad :

« Hon­nê­te­ment, est-ce que je fais le poids face à son rab­bit ? » Cos­mo Coach : Le rab­bit, c’est l’or­gasme as­su­ré. Comme la bran­lette. Mais entre ça et faire l’amour avec une fille, tu pré­fères quoi ? C’est pas pa­reil, ré­pon­dras-tu très jus­te­ment. En couple ou pas, tu as par­fois en­vie de te faire plai­sir en so­lo. Comme elle, avec son rab­bit. Mais tu convien­dras que ça reste in­com­pa­rable à une re­la­tion sexuelle par­ta­gée. Comme elle, avec son rab­bit.

Ben :

« Elle veut me mettre un pe­tit doigt dans l’anus. Je laisse faire ? » Cos­mo Coach : Tu en as en­vie ? C’est la seule ques­tion que tu dois te po­ser avant de lui ré­pondre. Le reste, tu le sais dé­jà : tu pos­sèdes une zone éro­gène là-de­dans, qui, bien sti­mu­lée, peut te faire dé­cou­vrir de nou­veaux ho­ri­zons or­gas­miques.

« Par­fois, j’ai très en­vie de gé­mir, mais je n’ose pas, de peur de la blo­quer. J’ai tort ? » Cos­mo Coach : Du mo­ment que tes gé­mis­se­ments sont sin­cères et ne dé­passe pas un seuil de dé­ci­bels rai­son­nable, il se pour­rait même que l’ex­pres­sion de ton plai­sir l’ex­cite et l’aide à se lâ­cher en­core plus. Joyeux concert !

Phi­lippe :

«Au lit, elle ne fait rien. Comment la mettre en route ? » Cos­mo Coach : Est-elle com­plexée ? No­vice ? Ou flem­marde ? On penche pour l’une des deux pre­mières ré­ponses. Elle n’ose donc pas prendre le des­sus. Au sens fi­gu­ré comme au sens propre. Comment l’ai­der ? Fais une pause en pleine ac­tion, al­longe-toi à cô­té d’elle, at­trape sa main et in­vite-la à ve­nir sur toi. Est-ce que tu as es­sayé d’éteindre la lu­mière ? Ça peut jouer. En­fin, n’ou­blie pas de sa­luer cha­cune de ses ini­tia­tives : « J’aime beau­coup ce que tu me fais… » Même si c’est un tout pe­tit bi­sou dans le cou. Avec du temps et des en­cou­ra­ge­ments, elle ne de­vrait pas tar­der à s’aven­tu­rer plus loin/bas.

Ju­lien :

« Faut-il par­ler pen­dant l’amour ? Pour dire quoi ? » Cos­mo Coach : Rien ne t’oblige à par­ler, mais il se­rait dom­mage de te pas­ser de ces mots qui peuvent tout chan­ger. En vrac pour ta boîte à idées : « t’es belle », « tu m’ex­cites », « guide-moi », « c’est bien là ? », « j’adore ce que tu me fais », « en­core »… Mais si rien ne sort, tu peux aus­si par­ler après : « tu m’as tué », « j’ai ado­ré quand tu m’as fait ça », « j’ai beau­coup ai­mé te faire ça, et toi ? »…

Ar­thur :

« Comment être sûr qu’elle a joui ? » Cos­mo Coach : Si par jouir, tu en­tends avoir un or­gasme, c’est simple : juste après, elle ne te lais­se­ra plus ap­pro­cher de son antre pré­cieux pen­dant quelques mi­nutes, sen­si­bi­li­sée par une grosse dé­charge de plai­sir. C’est phy­sique. Tu me di­ras, elle peut aus­si te re­pous­ser pour plein d’autres rai­sons. Mais je ne doute pas que ton ju­ge­ment sau­ra faire la dif­fé­rence entre un ho­là qui veut dire « tu m’as tuée » et un stop qui si­gni­fie « laisse tom­ber ».

Ga­briel :

«Je fais quoi juste après pour lui faire plai­sir ? » Cos­mo Coach : Avant de pas­ser des bras de ta belle à ceux de Mor­phée, quelques pe­tites at­ten­tions suf­fi­ront à te faire par­don­ner ta sieste. Dans l’ordre : des mots d’amour, des klee­nex et un verre d’eau.

Vincent :

« Est-ce que je peux lui de­man­der si c’était bien ? » Cos­mo Coach : Non. Parce que son « oui » en ré­ponse à ta ques­tion, qu’il soit sin­cère ou juste po­li, ne t’ap­pren­dra rien de vrai­ment in­té­res­sant. Es­saye plu­tôt : « Tu as ai­mé quand je t’ai fait ça ? C’était pas trop fort/trop long/ bi­zarre ? » De­vant tant d’in­té­rêt pour ses res­sen­tis, elle te confie­ra alors les secrets pour amé­lio­rer ta tech­nique d’éta­lon. Et tu ver­ras, la pro­chaine fois, tu n’au­ras même pas en­vie de lui de­man­der si c’était bien. Tu le sau­ras. ●

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