L’avis de Laura Re­sil, coach de vie

Cosmopolitan (France) - - Couple -

La ja­lou­sie est-elle une preuve d’amour ? Non, et ce se­rait même plu­tôt le contraire. Plus on est ja­loux, plus c’est une preuve de manque d’amour. Mais tout ja­loux va s’en dé­fendre parce que c’est un ali­bi gé­nial, mais aus­si parce qu’il en est souvent in­ti­me­ment convain­cu. En ef­fet, la ja­lou­sie pos­sède tous les at­tri­buts de la pas­sion amou­reuse par son in­ten­si­té af­fec­tive et par le rap­port de pos­ses­sion et d’ex­clu­si­vi­té en­tre­te­nu avec l’autre. Et le ja­loux dé­pos­sé­dé de sa ja­lou­sie a l’im­pres­sion de ne plus ai­mer. Pour­tant, c’est une at­ti­tude par­fai­te­ment égoïste. La ja­lou­sie em­pri­sonne à la fois le ja­loux et l’ob­jet de sa ja­lou­sie. Si un homme n’est pas ja­loux, c’est dû à quoi ? C’est un homme qui a confiance en lui, et donc confiance en sa co­pine. Il n’a pas peur d’être aban­don­né et ne res­sent pas ce dé­sir d’ex­clu­si­vi­té, et en­core moins le be­soin de maî­tri­ser la re­la­tion. Faut-il s’in­quié­ter s’il est to­ta­le­ment in­dif­fé­rent ? Plu­tôt s’in­ter­ro­ger : pour­quoi ça nous dé­range nous ? Parce qu’on as­si­mile son ab­sence de ja­lou­sie à un dé­sin­té­rêt to­tal. On en souffre parce que l’on vou­drait que la re­la­tion soit plus fu­sion­nelle. Chaque couple a son mode opé­ra­toire et l’es­sen­tiel est de trou­ver le bon équi­libre. Pas ja­loux du tout, c’est dé­sta­bi­li­sant pour cer­taines. Une ja­lou­sie mo­dé­rée peut avoir quelque chose de va­lo­ri­sant. S’in­quié­ter lorsque sa com­pagne flirte avec un autre en soirée, ce­la semble jus­ti­fié. Dans cer­taines si­tua­tions, ne pas être ja­loux peut pa­raître anor­mal… À doses ho­méo­pa­thiques, la ja­lou­sie peut être un mo­teur. Ce qu’il faut évi­ter, c’est l’ex­cès.

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