Sport et can­cer

A prio­ri quand on est ma­lade, il faut du re­pos. Et pour­tant, c’est le sport qui sauve Delphine et Va­lé­rie, at­teintes d’un can­cer du sein.

Cosmopolitan (France) - - Octobre rose - Par Annabelle Ru­chat. Photo Le­vi Brown.

u sixième étage de cet hô­pi­tal à Pa­ris, un cours de karaté comme les autres… La même éner­gie, la même en­vie. Et pour­tant : tous ici, à des stades dif­fé­rents, sont at­teints d’un can­cer. Quand Thierry Bouillet, on­co­logue, fonde la Ca­mi, Can­cer Arts Mar­tiaux In­for­ma­tion, il y a quinze ans, on pense juste que c’est du folk­lore : « On m’a dit : Comment vou­lez-vous qu’une femme at­teinte d’un can­cer du sein ait l’éner­gie pour le­ver le bras ? » Pour­tant, elles le font, « et elles ont tout à y ga­gner », as­sure le mé­de­cin, qui cherche « une aide à la vie, et non pas juste à la sur­vie ». Le sport per­met de lut­ter contre la fa­tigue et la dé­gé­né­res­cence du corps, « à condi­tion de res­pec­ter quelques prin­cipes fon­da­men­taux de sé­cu­ri­té, pré­cise le Dr Bouillet : trois à quatre séances maxi­mum par se­maine, sur une du­rée de six mois, sont les bons cri­tères d’in­ten­si­té et de fré­quence ». Et si le sport per­met une amé­lio­ra­tion phy­sique no­table, il aide aussi à « ne pas se sen­tir mis à part, ajoute le mé­de­cin. Bou­ger

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