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Cosmopolitan (France) - - Groupons -

ans « Par­tage avec ta soeur ! », « par­ta­ger » si­gni­fiait sa­cri­fier la moi­tié de son sa­chet de Ha­ri­bo. Mais au­jourd’hui que la crise et in­ter­net sont là, par­ta­ger… c’est ga­gner. Le vivre en­semble n’est pas seu­le­ment un slo­gan po­li­tique, c’est une réa­li­té. Co­luche avait tout com­pris : « Ce qui est à toi est à moi. » J’ouvre mon coeur, mon ar­moire, mon ga­rage… Tout ce que j’ac­cu­mule et qui m’étouffe ! En temps de crise, l’éco­no­mie de­vient so­li­daire. Par­ta­ger, c’est s’en­trai­der. Dé­pla­cer mon pia­no de 200 kg, je n’y ar­ri­ve­rai ja­mais seule. Mais à 2, à 3, à 15, ça de­vient simple. Par­ta­ger, c’est ren­con­trer. Lille-Ber­lin avec trois in­con­nus, soit douze heures en­fer­mée avec des gens que je n’au­rais ja­mais croi­sés ailleurs… c’est plus mar­rant quand même qu’avec un bou­quin dans le train. Par­ta­ger, c’est une nouvelle ma­nière de consom­mer. Au­cun in­té­rêt d’ache­ter une col­leuse à pa­pier peint pour re­faire ma chambre quand on peut m’en prê­ter une en quelques clics. Par­ta­ger, c’est lo­gique. Plu­tôt que de lais­ser mon ap­part vide du­rant mes va­cances, je le sous-loue à un char­mant couple de Ja­po­nais. Ils pro­fitent de la nouvelle ta­pis­se­rie de ma chambre ! Par­ta­ger, c’est éco­no­mique. Ce sac à main à 1 200 € dont je rêve, im­pos­sible de me l’of­frir. Alors je le loue pour une soi­rée. Par­ta­ger, c’est co­ol. Po­tins, actu ou hu­meur, je tiens tri­bune sur les ré­seaux so­ciaux. C’est juste hu­main. Parce que je suis in­ca­pable de ne pas par­ler pen­dant plus deux heures. Sauf quand je dors. Par­ta­ger, c’est juste moi, toi, nous, en ver­sion tel­le­ment mieux…

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