Oups ! MA PIRE GAFFE SEXUELLE

Cosmopolitan (France) - - La Une - Par Ca­mille An­seaume. Pho­to Co­lin Maillard.

Un peu désordre

Dans la voi­ture, au re­tour d’un week-end chez mes pa­rents, un doute me colle sou­dain une chape de ci­ment dans le ventre : « Dis-moi que tu as ré­cu­pé­ré la ca­pote d’hier dans le ti­roir de la table de che­vet. » Non, il ne l’a pas ré­cu­pé­rée. Oui on a chan­gé les draps, oui on a fait le mé­nage, mais dans une heure, ma mère ma­niaque ira ran­ger la chambre à fond et la trou­ve­ra. À moins que j’ap­pelle mon frère, et qu’il la jette avant. Hor­rible di­lemme, qu’on a fi­ni par tran­cher avec la deuxième so­lu­tion. J’ai en­core des fris­sons de honte qui me par­courent l’échine quand j’y re­pense. Léna, 27 ans

Pro­non­cia­tion

Je viens de quit­ter mon An­gle­terre na­tale pour la France et for­cé­ment, j’ai un ac­cent à cou­per au cou­teau. Les sons « u » et « ou » sur­tout, me posent pro­blème. Je ren­contre un type très sym­pa avec qui je me sens bien, on fait plu­sieurs « dates » et je lui ré­pète que je ne veux pas al­ler trop vite. La pre­mière fois qu’on se re­trouve tous les deux chez moi, on échange notre pre­mier bai­ser et je lui mur­mure à l’oreille : « Amb­wasse-moi le cou. » Quand il me re­garde et me de­mande « tu es sûre ? » je com­prends le mal­en­ten­du. Ça l’a fait beau­coup rire, moi j’ai cru mou­rir de honte. Men­dy, 31 ans

L’ha­bi­tude…

Sept ans avec le même homme, ça crée des ré­flexes sexuels. Après notre rup­ture, la pre­mière fois que je couche avec un autre, on en est en­core aux pré­li­mi­naires quand je lui lèche l’in­té­rieur de l’oreille. Il sur­saute et s’écarte : « Mais ar­rête, c’est hor­rible ce truc ! » Ah oui, j’avais un peu ou­blié que c’était la zone éro­gène de mon ex… mais que ce n’est pas le cas de tout le monde. Si­do­nie, 28 ans

Jouer c’est ga­gner

Je suis à fond dans le jeu « 2048 », une sorte de « Te­tris » où les cases iden­tiques doivent être rap­pro­chées pour être mul­ti­pliées, jus­qu’à for­mer le chiffre 2048. J’y joue sur mon té­lé­phone une bonne heure avant de dor­mir et je m’en­dors la tête pleine de briques et de chiffres. Un soir où on com­mence à faire l’amour, rien à faire : quand on change de po­si­tion, j’ai l’im­pres­sion que la brique de gauche passe à droite, quand nos mains se rap­prochent, je fais des cal­culs men­taux, bref, je ne suis pas « de­dans ». Alors après avoir joui, je lui dis dans un sou­rire tendre : « 2048 ! » Bah oui, j’ai l’im­pres­sion d’avoir ga­gné. Sauf qu’il fal­lait vrai­ment être dans mon trip pour com­prendre. Il m’a de­man­dé des ex­pli­ca­tions qui ne l’ont pas con­vain­cu. C’est sûr qu’il y a plus flat­teur que « quand on fai­sait l’amour, j’avais l’im­pres­sion de jouer à “2048” »… Lou, 32 ans

À l’huile

Tout com­mence par­fai­te­ment. Après m’être ré­chauf­fé les mains dans une ser­viette tiède, je verse un peu d’huile à la fleur d’oran­ger dans le creux de ses reins. J’ef­fleure le bas de son dos len­te­ment, les mains po­sées bien à plat, en glis­sant tou­jours du bas vers le haut, je fais des pal­pers-rou­lers sur ses par­ties les plus char­nues, je pé­tris ses bras avec dé­li­ca­tesse et Be­noît rou­coule. Quand tout à coup, il gri­mace et se lève d’un bond : l’in­té­gra­li­té de ma bou­teille d’huile s’est dé­ver­sée sur son ma­te­las flam­bant neuf. Je l’avais mal re­fer­mée. Pau­la, 31 ans

Des­ti­na­taire

Je suis dans un ma­ga­sin de sous-vê­te­ments hy­per chics. En ca­bine, je dois re­con­naître que la coupe, la lu­mière et le mi­roir sont avan­ta­geux… Faute de pou­voir m’of­frir l’en­semble, je prends une pho­to que j’en­voie à mon mec. Re­tour im­mé­diat : « ??? » En fait je l’ai en­voyée à la co­pine que je de­vais ap­pe­ler en sor­tant. Heu­reu­se­ment que je n’avais pas pré­vu d’ap­pe­ler mon boss. Ti­na, 29 ans

Pas mo­ti­vée

Je ren­contre un type sur Tin­der. Je sens que je lui plais et j’ai du plai­sir à le sé­duire. Je vois ça comme un jeu, j’ai be­soin de re­boos­ter ma confiance en moi. Quand on sort du res­tau, l’air frais et le chan­ge­ment de cadre me re­froi­dissent un peu, j’ai en­vie de ren­trer chez moi et d’être dans mon lit. Il pro­pose de me ra­me­ner et je n’ose pas dire non. Puis de mon­ter, et en­core une fois j’ac­cepte. Chez moi, il de­vient en­tre­pre­nant, je ne dis pas non, mais alors qu’on fait l’amour, la seule chose que j’ai dans la tête c’est : « Ma pauvre chérie, pour­quoi tu dis oui alors que tu n’as pas en­vie ? » Il est re­par­ti, j’ai eu le ca­fard pen­dant plu­sieurs jours. L’im­pres­sion de m’être tra­hie, de ne pas m’être écou­tée. Main­te­nant je sais que la seule bonne rai­son de faire l’amour, c’est d’en avoir vrai­ment en­vie, sans même l’ombre d’un doute. Orianne, 31 ans

Bien bot­tée

Je vois sur Ins­ta­gram tel­le­ment de looks ca­non avec des cuis­sardes à ta­lons hauts que je m’en com­mande une paire, et alors que mon mec est sous la douche, j’ai l’idée de les mettre mais en ne por­tant que mes sous-vê­te­ments, ça se­ra tel­le­ment sexy. Je me dé­pêche de me désha­biller, d’en­fi­ler les bottes, et parce que je n’as­sume qu’à moi­tié, j’éteins la lu­mière et l’at­tends de­bout dans le noir, avec une pose las­cive, rrr. Je l’en­tends mar­cher dans le cou­loir, m’ap­pe­ler, je ne ré­ponds pas. Il ouvre la porte de la chambre et en me voyant, sur­saute en beu­glant : « La vache, tu m’as fait flipper, qu’est-ce que tu fais dans le noir ?! » Je suis sor­tie de la chambre ju­chée sur mes ta­lons et vexée comme un pou, et je ne suis re­ve­nue vers lui, mort de rire, que pour lui de­man­der de m’ai­der à les en­le­ver. Clo­thilde, 27 ans

Au­dio

Alors qu’on fait l’amour, il se passe ce qu’il peut se pas­ser par­fois et qui reste tou­jours un peu gê­nant, au dé­but d’une re­la­tion. Puisque je suis sûre qu’il a en­ten­du, je choi­sis l’hu­mour et lui dis : « Oh, t’es dé­goû­tant. » Je ne m’at­ten­dais pas vrai­ment à ce qu’il me ré­ponde : « Pour­quoi ? » Il n’avait rien en­ten­du du tout. Va ex­pli­quer à un mec que tu connais de­puis quinze jours : « En fait, je viens de faire un bruit gê­nant et je vou­lais pré­tendre, pour plai­san­ter, que c’était toi. » Ch­loé, 30 ans

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