Des­ti­née

À 8 ans, elle le dé­teste. À 20 ans, elle tombe amou­reuse. À 34 ans, elle l’épouse.

Cosmopolitan (France) - - Rencontre - Par Mé­la­nie Guez. Pho­to Yo­hanne Lamoulère.

Où, quand, com­ment ? LY­CIA : C’est l’été, chez ma co­pine. Elle me dit que son EM­MA­NUEL: J’ai 20 ans, j’ai en­vie de m’amu­ser, de sor­tir petit co­pain, de­puis deux se­maines, va nous re­joindre. et jus­te­ment mon his­toire du mo­ment or­ga­nise une soiQuand elle me dit son nom, je tombe de ma chaise : il était rée. Là, je tombe sur Ly­cia. Bien sûr, je la re­con­nais, elle est dans ma classe du CM1 à la 6e ! Il était un peu pour moi le sur trois pho­tos de mon al­bum de classe. Elle est tou­jours « ca­cou » comme on dit à Aix. Le genre de mec qui fait fuir aus­si ré­ser­vée, et au­jourd’hui je trouve ça ter­ri­ble­ment une grande ti­mide comme moi… Sauf qu’au­jourd’hui il sexy. Notre échange reste très cor­dial, je suis quand même est juste ca­non. Je suis sous le charme, mais c’est quand chez ma co­pine, mais je passe un très bon mo­ment avec même le mec de ma co­pine. On a 20 ans tous les deux, il elle. Je pars pour l’Es­pagne. Au re­tour, je quitte ma co­pine part en va­cances avec ses pa­rents. Quand il m’ap­pelle à son et je fais tout pour que Ly­cia me tombe dans les bras. Je ne re­tour, il n’est plus avec ma co­pine, et il veut me voir. J’en lâche rien et j’ar­rive à me faire in­vi­ter à une soi­rée or­ga­ni­meurs d’en­vie, mais ce genre de mec me fout la trouille. sée par sa cou­sine grâce à une amie com­mune.

Pre­mier bai­ser ? Il ar­rive chez ma cou­sine et me de­mande si l’on peut s’isoA­près quelques phrases je l’em­brasse. Je n’ai pas le choix, ler un peu, de­hors, pour… s’em­bras­ser. elle ne bou­ge­ra ja­mais.

Et après ? Il est ma pre­mière his­toire. J’ai su tout de suite que ce se­rait Elle est fille unique. Je la mo­tive pour qu’elle s’ins­crive en « spé­cial » entre nous. Je suis alors à la fac d’Aix où je ne BTS. Qu’elle passe son per­mis. On doit se don­ner les trouve pas mes marques. Lui a un contrat en al­ter­nance sur moyens de boos­ter notre car­rière pro­fes­sion­nelle. J’acLa Cio­tat où il passe la se­maine. Puis un bou­lot qu’il adore cepte un poste de tech­ni­co-com­mer­cial où je sillonne deux mais qui nous éloigne. On vi­vra l’amour à dis­tance. Puis autres ré­gions… On ap­prend à se man­quer aus­si. Trois ans les re­trou­vailles. On se ren­contre : c’est le coup de foudre. plus tard je re­viens vers chez nous, à Aix. On se pose. On a Mais après, cet amour on en fait quoi ? C’est du tra­vail. un en­fant. Puis un deuxième. On s’est ma­riés cette an­née.

Prin­ci­pal dé­faut ? C’est un éternel in­sa­tis­fait. Ça peut être une qua­li­té, mais Ly­cia a été gâ­tée comme tous les en­fants uniques, c’est j’ai­me­rais par­fois qu’il re­voie un peu ses exi­gences. mer­veilleux. Mais « faire at­ten­tion », elle ne connaît pas.

Prin­ci­pale qua­li­té ? Même s’il joue les durs la plu­part du temps, il sait bais­ser Sa gé­né­ro­si­té, une fois qu’elle ouvre son coeur, en ami­tié sa garde en fa­mille et n’en est que plus tou­chant. ou en amour, elle donne tout. Elle est en­tière et j’aime ça.

Des pro­jets ? Un mé­tier qui me cor­res­ponde vrai­ment et dans l’idéal Je ne m’ar­rête ja­mais, et j’en veux tou­jours plus. Mon proque je puisse exer­cer à l’étran­ger. Notre rêve étant de par­jet au­jourd’hui c’est dans un pre­mier temps de par­faire tir s’ins­tal­ler aux États-Unis ou au Ca­na­da d’ici deux ans. mon an­glais pour ac­qué­rir une ex­pé­rience à l’étran­ger.

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