Il n’y a qu’à Cos­mo

Cosmopolitan (France) - - COSMO SCOOPS! -

Des pieds à la tête

Mon mal de dos chro­nique tremble : j’ai ren­dez-vous chez le po­do­logue pour me faire faire des se­melles et l’éra­di­quer. Le pra­ti­cien me pose les ques­tions d’usage et je ré­ponds : « Oui, il y a des pro­blèmes de dos dans la fa­mille, oui je fais un petit peu de sport – des par­ties de Just Dance… » Puis, alors que je crois ve­nu le mo­ment de dé­voi­ler ma pé­di­cure toute fraîche, j’en­tends : « Dé­sha­billez-vous et faites des al­lers-re­tours, que j’ob­serve les dés­équi­libres éven­tuels lorsque vous mar­chez. » Je n’avais pas an­ti­ci­pé, si­non j’au­rais évi­té le tan­ga trans­pa­rent.

An­na­belle, 24 ans

Opé­ra­tion séduction

Je tra­vaille pour un grand fa­bri­cant de pâ­tis­se­ries in­dus­trielles. Cet après-mi­di, je ren­contre des nou­veaux clients. Ma mis­sion : van­ter nos gâ­teaux pour les convaincre de les dis­tri­buer dans leurs en­seignes. J’ai tout pré­pa­ré : une pré­sen­ta­tion lé­chée et quelques-uns de nos meilleurs pro­duits. Je cale le tout dans ma voi­ture et comme j’ai un peu d’avance, je fais un dé­tour par la pompe à es­sence. Pas de bol, la pompe fuit sur mes chaus­sures ! Une de­mi- heure plus tard, j’ai beau vendre le goût dé­li­cat des pâ­tis­se­ries ex­po­sées sur la table, je sais que mes clients ne sentent que l’odeur d’es­sence.

Char­lotte, 27 ans

Cou­pée dans l’élan

Je suis coif­feuse et mon bou­lot me ré­serve par­fois des sur­prises. Comme au­jourd’hui : je suis au mi­lieu d’un bru­shing quand le client coif­fé par ma col­lègue, la ving­taine, beau gosse, pose sa carte sur la table de­vant moi et quitte le salon sans un com­men­taire. Je la ré­cu­père et découvre le petit mot der­rière « je t’offre un verre quand tu sors du salon ? » avec un nu­mé­ro de té­lé­phone. Je fan­fa­ronne au­près de mes col­lègues en re­joi­gnant le ves­tiaire : « Il n’a peur de rien ce­lui-ci… Il réa­lise que j’ai dix ans de plus que lui ? » Je m’ap­prête à en­cais­ser ma cliente quand cette der­nière me de­mande ti­mi­de­ment : « Ex­cu­sez-moi, je crois que quel­qu’un a lais­sé quelque chose pour moi… » OK. La carte, c’était pour elle.

Claire, 33 ans

Mon­ter en char

Je passe quinze jours au Ca­na­da pour rendre vi­site à des amis. J’ai po­sé mon sac à dos dans une au­berge de jeu­nesse à Mon­tréal et ar­pen­té la ville pen­dant une se­maine. Ce ma­tin, j’or­ga­nise la suite : un road trip vers une ré­serve na­tu­relle. J’ap­pelle l’agence de lo­ca­tion de voi­ture : « Bon­jour, j’ai­me­rais louer une voi­ture pour trois jours. » Le conseiller au bout du fil m’ex­plique la marche à suivre. Pro­blème : il a un ac­cent qué­bé­cois à cou­per à la hache et je ne com­prends rien. « Par­don, pou­vez-vous ré­pé­ter ? » Sym­pa, il re­com­mence de­puis le dé­but. Je me concentre très fort, mais en vain. Trop gê­née pour lui de­man­der de ré­pé­ter une troi­sième fois, je rac­croche sans pré­ve­nir. Avec une idée : dix mi­nutes plus tard, je rap­pelle en an­glais : « I’d like to rent a car. » « Oui, on a été cou­pé tout à l’heure », il me ré­pond en fran­çais. A prio­ri, mon nu­mé­ro s’af­fiche.

Ca­ro­line, 23 ans

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