Il n’y a qu’à Cos­mo

Cosmopolitan (France) - - NOS CONFESSIONS -

Bri­co­leuse du di­manche

L’évier de la salle de bains est bou­ché. Mal­gré des litres de Des­top, mon den­ti­frice peine à se frayer un che­min dans les tuyaux obs­trués. Je ne sais plus quoi faire, jus­qu’aux re­com­man­da­tions de Be­noît, un ami à qui je ra­conte mes ga­lères : « Chez moi, j’ai uti­li­sé un as­pi­ra­teur, j’ai as­pi­ré dans le trou de l’évier et tout est par­ti d’un coup ! » Au point où j’en suis, je suis prête à tout. Même cou­rir der­rière un ven­deur Darty un sa­me­di après-mi­di, pour in­ves­tir dans un nou­vel ap­pa­reil – le mien tousse comme un vieux fu­meur. 89 €, c’est cher, mais le ven­deur me pro­met qu’il tien­dra dix ans. De re­tour chez moi, je sors la bête flam­bant neuve, j’en­fonce le tuyau dans l’évier, j’ap­puie sur Start et « gzzz » : un drôle de bruit et plus rien. « T’as pas épon­gé l’eau avant d’as­pi­rer ? » de­mande Be­noît au bout du fil. Ben non. Mon as­pi­ra­teur est mort noyé et Be­noît va le re­joindre s’il n’ar­rête pas de ri­go­ler.

Catherine, 32 ans

Pied de nez

Clara, une co­pine, me de­mande un « petit » ser­vice : gar­der son bam­bin toute une jour­née, sa nounou est ma­lade. For­cé­ment, moi et mon RTT don­nons l’im­pres­sion d’avoir du temps, alors je m’y colle. En re­vanche, j’ai quand même un pro­gramme. Donc je joue une pe­tite heure avec Gau­thier, 4 ans, puis hop, on sort au su­per­mar­ché, j’ai des courses à faire. Dans les rayons, je trouve Gau­thier par­ti­cu­liè­re­ment lent et grin­cheux. Il tape des pieds et chouine en conti­nu. À la caisse, je m’énerve : « Mais qu’est-ce que t’as en­fin ? ! » La dame de­vant moi se re­tourne et nous ob­serve deux se­condes. Puis, se la jouant Super Nanny du di­manche, elle se baisse pour s’adres­ser à Gau­thier : « Si ma­man te met­tait les chaus­sures à l’en­droit, tu irais peut-être mieux, non ? »

Ma­rine, 27 ans

Conf­dence de bu­reau

Raaa, mon or­di ne ré­pond plus ! Après avoir pes­té, tor­tu­ré ma sou­ris et mo­les­té une à une les touches de mon cla­vier, je tra­duis le re­gard noir de mes col­lègues d’open space : « Chut, et ap­pelle le ser­vice in­for­ma­tique. » Deux mi­nutes plus tard, je suis avec Pa­trick au té­lé­phone qui me pré­vient : « Je vais prendre le contrôle de votre or­di­na­teur. » Trop drôle, ma sou­ris bouge toute seule sur l’écran ! Pa­trick me de­mande mon mot de passe : « J’en ai be­soin pour fi­nir la ma­nip. » J’ai fi­na­le­ment dé­ri­dé tout le bu­reau en chu­cho­tant : « Zi­gou­nette. »

Em­ma, 26 ans

Plan vi­gi­pi­rate

22 heures. Avec mon ché­ri, on as­siste à une scène bi­zarre de­puis le bal­con : un homme s’ac­tive de­vant la porte de l’im­meuble d’en face, il ma­ni­pule des fils puis part en lais­sant une grosse va­lise. Hou­la… « Qu’est-ce qu’on fait ? » pa­nique Mar­tin. J’ap­pelle la po­lice ! Au bout du fil, l’of­fi­cier me pose des ques­tions : « Pou­vez- vous dé­crire l’homme ? Et le co­lis sus­pect ? Ra­con­tez-moi la scène en dé­tail. » Quand je rac­croche, Mar­tin m’at­trape par le bras : « Viens, on s’éloigne de la fe­nêtre, si ja­mais ça pète ! » On se cal­feutre dans notre chambre et on at­tend les si­rènes de po­lice. Je sur­saute quand le té­lé­phone sonne. C’est l’of­fi­cier : « Un agent est pas­sé, il a trou­vé une té­lé avec un nu­mé­ro pour les en­com­brants, vous pou­vez dor­mir tran­quille. » Et ar­rê­ter de re­gar­der « Ho­me­land ».

So­phie, 26 ans

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