Il n’y a qu’à Cos­mo

Cosmopolitan (France) - - LEURS CONFESSIONS -

Ma­chine à caf­ter

Je suis en avance, le re­cru­teur est en re­tard, j’ai qua­rante-cinq mi­nutes à tuer avant mon en­tre­tien d’em­bauche. J’en pro­fite pour prendre un ca­fé à la ma­chine et me vendre gen­ti­ment au­près de la jo­lie blonde qui si­rote son thé : on ne sait ja­mais, elle est peut- être aux res­sources hu­maines. Je si­gnale les points forts de mon CV, je montre que je me suis ren­sei­gné sur la boîte et que j’ai même dé­go­té des infos cen­sées res­ter confi­den­tielles. Au sou­rire de la fille, je me dis que je marque des points. Quand je vois la DRH ve­nir cher­cher le can­di­dat sui­vant, je suis as­sez se­rein. Mais c’est ma co­pine de ma­chine à ca­fé qui la suit, avec un clin d’oeil à mon in­ten­tion : « Mer­ci pour les infos ! »

Su­cré sa­lé

Abel, 24 ans

King of the Net

J’ai très, très en­vie d’ache­ter un vi­déo­pro­jec­teur pour notre ap­par­te­ment. Sauf qu’entre le prix de l’ap­pa­reil et ce­lui de l’écran, on monte à 700 € et Nathalie a dit niet : c’est 500 € max. Tê­tu, je far­fouille sur dif­fé­rents sites, guette les pro­mos et bin­go ! Je trouve la perle rare sur un site an­glais, même avec les frais de port, on est en de­çà du bud­get ! Je clique, j’achète, et zou, j’en­voie le mail de confir­ma­tion à Nathalie. Alors, c’est qui le roi de la bonne af­faire ? « Ras­sure-moi, c’était bien des eu­ros, pas des livres ster­ling ? » Com­ment ça, ils ne sont pas pas­sés à l’eu­ro en An­gle­terre ? Non. Et bing, 150 eu­ros de plus.

Do­rian, 29 ans

Je rentre du tra­vail mo­ti­vé par une seule chose : le goû­ter ! À 17 h 30, hors de ques­tion de lou­per ce bo­nus de la jour­née et je sais ce qu’il me faut : des crêpes. Clé­men­tine a pré­pa­ré de la pâte hier. Je beurre une poêle, je la fais bien chauf­fer puis je verse une louche. Il n’y a plus qu’à at­tendre. Au bout de cinq mi­nutes, la pâte fait des bulles mais ne prend tou­jours pas. Hier, ça ne se pas­sait pas du tout comme ça. Je manque juste d’en­cou­ra­ge­ments. J’ap­pelle la fian­cée-cuis­to de toute ur­gence « Tu as lais­sé re­po­ser la pâte ? » Af­fir­ma­tif. « La poêle est bien chaude ? » Cinq sur cinq. « Tu as bien pris le Tup­per­ware bleu ? » Alors là, chérie… Né­ga­tif, j’ai uti­li­sé le rouge. « Ne cherche pas. Tu as pris la soupe aux sal­si­fis. »

Clé­ment, 25 ans

Ma­rin d’eau douce

Aude m’in­vite à prendre un verre sur sa pé­niche. « Tu as le pied ma­rin ? » Ha, ha, tu penses, j’ai pas­sé tous mes étés aux Glé­nans ! C’est faux, je n’ai ja­mais mis les pieds sur un ba­teau et je sais à peine faire la dif­fé­rence entre un kayak et un tri­ma­ran, mais Aude me plaît tel­le­ment que je n’hé­site pas une se­conde. Elle me fait vi­si­ter son petit salon, on sort sur le pont et Aude me montre le fleuve : « Là, c’est l’aval. » Je m’étonne : « La Valle ? Mais on n’est pas sur le Rhône ? » Re­gard conster­né de Aude. OK, le pro­chain ren­card, on le fe­ra sur la terre ferme.

Jules, 25 ans

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