Du bi­sou au bai­ser

Em­bras­ser, ce se­rait pas­ser de l’ami­tié à l’amour. Pour elle, la pa­tience paie tou­jours.

Cosmopolitan (France) - - RECONTRE - Par Alys Pas­cal. Pho­to Sté­pha­nie La­combe.

Où, quand, com­ment ?

LOO­NA : Ven­dre­di 10 jan­vier 2013, je re­joins des co­pains au res­tau avec un ami. Dans la bande, il y a un gar­çon que je ne connais pas. On ne se parle pas, jus­qu’à ce que je lance une vanne pour­rie. Per­sonne ne la com­prend. Sauf lui, qui se marre. Un sau­veur dans ce grand mo­ment de so­li­tude. On com­mence à dis­cu­ter. Je lui parle de mon agence im­mo­bi­lière Se­le­nim : il est scot­ché, je n’ai que 23 ans. Quand il m’an­nonce qu’il est joueur de ten­nis pro­fes­sion­nel, je suis au­tant im­pres­sion­née.

Pre­mier

Sor­tie de boîte, il me fait un pe­tit bi­sou. Pas du tout mon genre de cho­per n’im­porte quel mec en soi­rée. Il prend mon 06, et cha­cun chez soi.

Et après ?

Les se­maines passent, on dîne en­semble, sans ja­mais s’em­bras­ser. Puis il part quatre jours et je suis comme une dingue. Le 21 fé­vrier, je le re­joins à une soi­rée. Pour la pre­mière fois de­puis des se­maines, je me laisse em­bras­ser.

Plus beau sou­ve­nir ?

Le jour de mes 24 ans. Il m’offre un bra­ce­let or­né d’un coeur en dia­mants.

Plus belle qua­li­té ?

Il est très drôle. Avec lui, je ne m’en­nuie ja­mais.

Pe­tit dé­faut ?

Il se re­pose un peu trop sur moi au quo­ti­dien. J’étais cen­sée seule­ment l’ai­der à créer ses cartes de vi­site. Pour fi­nir, je les ai faites à sa place.

Des pro­jets ?

Conti­nuer à dan­ser en­semble sur « Dir­ty Dan­cing ». Par­cou­rir la France pour les tour­nois de Ro­main. Et un jour, faire un tour du monde. RO­MAIN : L’hi­ver, il y a deux ans, je dîne avec mes potes au res­tau. Un ami dé­barque avec une in­con­nue pleine de charme. Moi, je la trouve ca­non, et le cou­rant passe tout de suite. On se re­trouve dans notre bulle, en ou­bliant un peu les autres. Quand elle com­mence des phrases, je peux les fi­nir. Ça matche bien. Elle tient une agence, je cherche un ap­part. Un peu plus tard, on bouge tous dans une pe­tite boîte de nuit à cô­té. Plus la soi­rée avance, plus j’ai en­vie de res­ter avec elle.

bai­ser ?

À 5 heures, c’est l’heure de ren­trer. On se re­trouve tous les deux de­hors. Je ne peux plus te­nir, il faut ab­so­lu­ment que je l’em­brasse. Je suis dingue d’elle, mais je res­pecte qu’elle me fasse pa­tien­ter. À mon re­tour de Ma­jorque, elle se laisse faire. Mais l’amour, je crois, était là de­puis la pre­mière se­conde. Sauf que Loo­na vou­lait prendre son temps. À Bar­ce­lone, rien que tous les deux. Nous avons tra­ver­sé toute la ville à vé­lo.

Elle prend soin de moi. Elle me cui­sine des pe­tits plats. Elle est ca­pri­cieuse. Si elle a un lieu en tête et que j’ai le mal­heur de l’em­me­ner ailleurs, elle boude. Elle a des idées bien an­crées. Pour le mo­ment, bien pro­gres­ser dans notre vie pro­fes­sion­nelle. Si­non, on pense s’ins­tal­ler en­semble pro­chai­ne­ment, et sur­tout pré­ser­ver nos fous rires.

l

Ro­main, 25 ans, joueur de ten­nis pro­fes­sion­nel, et Loo­na, 25 ans, agent im­mo­bi­lier.

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