Les se­crets hon­teux de son ado­les­cence

Cosmopolitan (France) - - SPÉCIAL HOMMES -

dé­teste aus­si­tôt. Car les ex par­faits, je m’en mé­fie comme de la peste. Sur­tout si elle ra­joute : « On était tel­le­ment bien en­semble, je ne sais pas pour­quoi il m’a quit­tée, tu com­prends… ah, euh, je veux dire, par­don et si­non, ta jour­née, mon amour ? » Ma jour­née-so­na­mour al­lait bien jus­qu’à main­te­nant. La pen­sée po­si­tive : À force de sur­nom­mer son ex le Lo­ser pé­to­mane, il y a peu de chances qu’elle veuille se remettre avec. Les hontes d’adulte, on en a tous eu. Mais c’est sou­vent à l’ado­les­cence qu’on trouve les meilleures. Ce mo­ment où on est mal dans sa peau, ti­mide, pas au top de la sé­duc­tion. Fi­na­le­ment, l’ado­les­cence, c’est comme des va­cances pour­ries : très désa­gréable à vivre mais amu­sant à ra­con­ter. Avec du re­cul. Or il lui fau­dra beau­coup de re­cul pour me par­ler de l’ap­pa­reil den­taire qui lui a em­poi­son­né la vie en qua­trième, ou des bou­tons qui re­fu­saient de par­tir au dé­but de son ly­cée. Sans par­ler de ce râ­teau hu­mi­liant qu’elle a su­bi en plein mi­lieu de la cour d’école de la part d’un gar­çon qui ne l’in­té­res­sait même pas plus que ça. Ou du mo­ment où ses pa­rents l’ont sur­prise alors qu’elle ren­trait après avoir fait le mur. Ou de cette soi­rée qu’elle es­pé­rait for­mi­dable et où elle s’est bê­te­ment en­dor­mie sur le ca­na­pé. Mais fi­na­le­ment, la com­pli­ci­té, c’est ça aus­si. Plus elle me parle de ses an­ciennes hontes, plus je la re­garde avec ten­dresse. Et peu­têtre qu’un jour je lui ra­con­te­rai cette anec­dote em­bar­ras­sante im­pli­quant un arbre, une vache et une poi­gnée de ce­rises pour­ries. Non, ne de­man­dez pas, c’est con­fi­den­tiel. La pen­sée po­si­tive : Et après, j’au­rai de quoi la faire chan­ter de­vant ses co­pines.

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