La te­nue

Cosmopolitan (France) - - FORMES -

Je tra­vaille dans un or­chestre sym­pho­nique où tout est co­di­fié, où il faut être par­fai­te­ment syn­chro, et j’avoue que le pre­mier cours de Nia, mé­lange de tech­niques d’arts mar­tiaux, de yo­ga et de danse, m’a un peu dé­rou­tée. Tout le monde avait l’air de faire ce qu’il vou­lait, ce qui, en mu­sique, pas­se­rait pour de la pure ca­co­pho­nie… Mais en réa­li­té, comme je l’ai dé­cou­vert as­sez ra­pi­de­ment, la prof est là pour nous don­ner le cadre ges­tuel et un fil conduc­teur cho­ré­gra­phique. Après, on est libre de les res­ti­tuer au rythme et à l’am­pli­tude que l’on veut, et sur­tout que l’on res­sent. C’est très lu­dique, on se dé­pense, on trans­pire, on se re­laxe. Ce que je pré­fère, c’est lors­qu’on a quar­tier libre, que tout le monde se dis­perse dans la salle et fait bou­ger son corps comme il l’en­tend. C’est fan­tas­tique, on a l’im­pres­sion de s’affranchir de toutes les règles. Des leg­gings, une brassière ou un débardeur, n’im­porte quelle te­nue dans la­quelle on se sent bien. Le Nia se pra­tique pieds nus. On res­sent pro­fon­dé­ment ce qu’on fait, on est dans l’in­tros­pec­tion, dans la connais­sance de soi-même, et en même temps, on li­bère une belle éner­gie. On pousse beau­coup de cris sur cer­tains mou­ve­ments, et per­sonne n’est là pour vous ju­ger. On est dans l’in­tui­tion pure, ja­mais dans la com­pé­ti­tion ni la com­pa­rai­son. On est en ac­cord par­fait avec son corps et son es­prit mais aus­si avec les autres.

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