LÉO­NO­RA

Ses pa­rents Elle fait ses classes avec un fo­rains, et sans pis­ton, ouvre the place res­tau à gâ­teaux qui de­vient to be.

Cosmopolitan (France) - - ACCESSOIRES - Photo Ju­lie An­siau. Par Mar­tine Tar­tour.

Pe­tite, je rêve d’être co­mé­dienne. Ma mère m’ins­crit dans un cours, où elle m’em­mène chaque mer­cre­di. On vit à Join­ville-le-Pont. J’ai deux frères. Mes pa­rents ont un stand de jeux am­bu­lant au­tour de Paris. Ils ne veulent pas qu’on soit dé­sco­la­ri­sés. Au ly­cée, douée en des­sin, je pré­pare un bac STI arts ap­pli­qués. Mais si je ma­nie bien le crayon, pour le reste, c’est moins ça. Aus­si, j’in­tègre une école de com­mu­ni­ca­tion vi­suelle. En fait, j’en­voie un flyer que j’ai créé, et ça sé­duit la di­rec­trice. Très vite, je sais ce que je veux : j’adore les pa­cka­gings ! Je fais plu­sieurs stages. Je réa­lise que mon mé­tier consis­te­ra à des­si­ner sur un or­di. Cô­té créa­tion, c’est li­mi­té par le dé­sir du client. Je n’y ar­ri­ve­rai pas. Chez moi, on n’a ja­mais été en­fer­més dans un bu­reau. À 22 ans, je veux être à mon compte. Reste à trou­ver une idée. Je conçois un con­cept-store am­bu­lant. Je pense à la li­vrai­son de pe­tits dé­jeu­ners à do­mi­cile… Je monte tous les pro­jets avec iden­ti­té vi­suelle, et bu­si­ness plan. Mais peu abou­tissent. L’été, je tra­vaille deux mois par an dans une bras­se­rie à Fré­jus. À 25 ans, je fais un bi­lan. J’adore cui­si­ner : je suis une pro de la pâ­tis­se­rie an­glo-saxonne. Il est temps d’ou­vrir mon res­tau. Je vi­site deux ou trois lieux, et très vite, c’est conclu. Ce se­ra Oh mon Cake !!, près du Pa­lais Royal, à Paris. J’ouvre avec quatre gâ­teaux en vi­trine. Pas d’as­so­ciés, je tra­vaille en so­lo. Sept jours sur sept, de 6 heures à mi­nuit, je fais des gâ­teaux. J’ap­prends sur le tas. Peu à peu, j’ai ma clien­tèle, et les pre­mières com­mandes de ca­te­ring de presse. On se passe mon adresse entre mo­deuses. Cé­lib, je ne vois pas où mettre un homme dans cet em­ploi du temps. À 28 ans, j’en­gage deux pâ­tis­sières. Je peux sor­tir des four­neaux et ren­con­trer les clients dans ma ba­ke­ry. Voya­ger sur­tout. Je suis tou­jours à la re­cherche d’idées nou­velles. Après les cro­nuts, croi­se­ment de crois­sants et do­nuts, en ce mo­ment j’in­vente mes eaux de­tox, où je laisse ma­ri­ner une plante aro­ma­tique et une pierre de Rus­sie. Gros buzz aus­si : les chips de kale. Et d’ici mes 40 ans : faire évo­luer mon projet. Une fa­mille, je me sens prête.

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