SU­LIAN ET BA­BETH Il a fal­lu un deuxième dî­ner

Faux dé­part avec un ren­dez-vous com­plè­te­ment ra­té… Au­jourd’hui, ils sont ma­riés.

Cosmopolitan (France) - - RENCONTRE - Par Mélanie Guez. Photo Sté­pha­nie La­combe.

Où, quand, com­ment ?

SU­LIAN : Il y a cinq ans, une bande de filles, des ha­bi­tuées, dé­barque au res­tau où je tra­vaille. Il y en a une que je ne re­con­nais pas. Elle est très jo­lie et un peu ré­ser­vée… ça me touche. Elle ac­cepte de me lais­ser son adresse mail en par­tant. On at­ten­dra trois se­maines avant de pou­voir dî­ner en­semble. Ce soir-là, je donne ren­dez-vous d’abord à un pote dans un ca­fé. Je lui dis que je dois voir une fille, et je me sur­prends à être as­sez ner­veux. Au mo­ment d’al­ler la re­trou­ver, j’ai bu un peu… pour me don­ner confiance.

Pre­mier bai­ser ?

Com­plè­te­ment dés­in­hi­bé, je tente ma chance. Et nous flir­tons toute la soi­rée en ter­rasse.

Et après ?

Après notre res­tau, je re­trouve mon pote au ca­fé pour dé­brie­fer. Cette fille me plaît vrai­ment, elle a la tête sur les épaules et elle sait ce qu’elle veut. On vit en­semble au bout de six mois parce qu’elle en a en­vie. Je sens que je dois la suivre. Mais quand elle me parle ma­riage, au bout de deux ans et de­mi, c’est trop tôt pour moi. Elle com­prend, me laisse le temps et c’est aus­si pour ça que je l’aime.

Plus beau ca­deau ?

Un week-end à Bruges, in­ou­bliable. Elle était tel­le­ment at­ten­tion­née, amou­reuse, un sou­ve­nir très im­por­tant.

Elle a un très fort ca­rac­tère et aime di­ri­ger.

Prin­ci­pal dé­faut ?

Prin­ci­pale qua­li­té ?

Elle est en­tière, je passe avant tout pour elle, j’aime ça.

Des pro­jets ?

Nous sommes ma­riés de­puis un an… Un en­fant ce se­rait mer­veilleux, et des voyages. BA­BETH : Eté 2010, en va­cances, je ren­contre des filles hy­per sym­pas et on se re­trouve à la ren­trée pour al­ler dî­ner. Su­lian s’oc­cupe de notre table, les filles sont des ha­bi­tuées, elles le connaissent bien. Lui est tout sucre, sur­tout avec moi. À la fin du re­pas, il me de­mande mon adresse mail. Trois jours plus tard, je re­çois « Ob­jet : Toc toc toc. Mes­sage : Est-ce que l’on peut se voir ? » Bref et di­rect. C’est as­sez com­pli­qué de trou­ver du temps. Quand on fi­nit par y ar­ri­ver, ce soir-là, il n’est pas très à l’aise. Après le dî­ner, je le laisse m’em­bras­ser. Mais une fois ren­trée, je me dis que je ne le rap­pel­le­rai pas. Quand je ra­conte ma soi­rée aux co­pines, elles me disent qu’il de­vait juste être sous pres­sion. J’ac­cepte de le re­voir. Et là, un autre homme ! Un mec ado­rable avec de vraies valeurs. Je tombe amou­reuse, et « mon com­bat » com­mence parce qu’il sort beau­coup avec sa bande de potes d’en­fance. Dif­fi­cile d’être le pre­mier à se « ca­ser ». Mais je re­fuse de re­non­cer, je sais que c’est le bon et je l’at­tends. S’être conver­ti à ma re­li­gion pour notre ma­riage, c’est une preuve im­mense d’amour.

Il est bor­dé­lique, il perd tout et re­met tout au len­de­main.

Il est gé­né­reux et pro­fon­dé­ment gen­til. Il me tem­père. Un bé­bé. Je le sou­tiens éga­le­ment dans son projet de res­tau­rant au­quel je crois.

l

Su­lian, 36 ans, chef de rang d’un res­tau­rant pa­ri­sien, et Ba­beth, 33 ans, pro­duc­trice té­lé.

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