« Avant même qu’on me le dise, je le sais »

Cosmopolitan (France) - - VOYANCE -

Ga­mine, quand le té­lé­phone son­nait, je m’écriais avant même que quel­qu’un dé­croche : « C’est ta­ta Jeanne ! » Dans le mille ! Quand, dans la cour de ré­cré, les pom­piers ont dé­bou­lé un jour à pe­tites foulées avec leur bran­card, j’ai re­gar­dé mon amie : « C’est pour ton frère. » « Com­ment tu le sais ? » « Je le sais… » Et en ef­fet, il ve­nait de se cas­ser le bras dans l’autre cour, en tom­bant sur une marche. D’aus­si loin que je me sou­vienne, j’ai tou­jours eu ce genre de flashs ou de res­sen­tis. Si pour moi, c’est nor­mal, pour les autres, c’est très dé­sta­bi­li­sant. Ré­cem­ment, je vois le pré­nom d’une amie s’af­fi­cher sur mon iP­hone, je dé­croche. Elle : « J’ai quelque chose à te dire… » Et je m’en­tends lui ré­pondre : « Tu es en­ceinte. » C’était bien la rai­son de son ap­pel, et elle a dé­tes­té que je lui vole la pri­meur de l’in­fo. Du coup, on s’est fâ­chées. On frise le pa­ra­nor­mal ? Non, parce que je n’ai pas tout le temps des in­tui­tions. Et en­core moins sur com­mande. La preuve, je n’ai pas su avant si j’al­lais dé­cro­cher mon concours d’en­trée à l’école d’art… J’ai dé­cou­vert les ré­sul­tats la peur au ventre, comme tout le monde. Fi­na­le­ment, je fais confiance à ce que je res­sens quand ça me vient et ça me suf­fit. Je ne cherche pas à com­prendre ou à dé­clen­cher les choses.

Ti­phaine, 27 ans

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