CA­RO­LINE ET MA­THIEU Comme dans un conte…

Le coup de foudre, chez Dis­ney, c’est du tout-ve­nant… Dans la vie, c’est moins cou­rant. Et pour­tant, ça existe.

Cosmopolitan (France) - - RENCONTRE - Par Mé­la­nie Guez. Pho­to Sté­pha­nie La­combe.

Où, quand, comment ? Ca­ro­line : Mon amie me pousse à sor­tir en boîte, et je fi­nis Un ven­dre­di 13. Je suis en boîte avec des par ac­cep­ter. J’ai beau avoir 19 ans alors, je ne suis pas le co­pains et je vois cette fille. Il y a un truc ma­gique qui fait genre de fille qui pa­pillonne, je crois au grand amour. En que les autres n’existent plus. Un de mes potes la connaît boîte, c’est bruyant, et tout le monde en fait des tonnes. va­gue­ment… Mais je perds com­plè­te­ment mes moyens. Pour­tant, quand je croise le re­gard de Ma­thieu, j’ai un Je suis vrai­ment ému, à tel point que lorsque je me lance flash Je ne lui ai même pas adres­sé la pa­role et dé­jà j’ai le en­fin pour l’ap­pro­cher, j’ai du mal à trou­ver mes mots. coeur qui bat. Au bout d’une heure à se cher­cher du Je l’in­vite à prendre un verre dans un coin, un peu iso­lé. re­gard, on dé­cide de se rap­pro­cher. Et c’est drôle, c’est lui S’en­suivent les ques­tions ha­bi­tuelles. On a tous les deux qui perd ses moyens… au point de bé­gayer ! 19 ans. Pas une foule d’ex­pé­riences à par­ta­ger.

Pre­mier bai­ser ?

En fin de soi­rée, il tente un bai­ser, mais je tourne la tête. Il re­tente sa chance… et il a bien rai­son.

Et après ?

D’autres au­raient pen­sé qu’il ne faut pas se pres­ser. Qu’on ne peut ja­mais être sûrs si vite, que ça ne dure pas. Moi, je ne rê­vais que de ça. Nous sommes étu­diants donc on se croise à l’heure du dé­jeu­ner ou en sor­tie. Le wee­kend, on bosse en­semble dans un res­tau. On em­mé­nage très vite dans notre pre­mier ap­part, il y en au­ra cinq autres. En re­vanche, on met­tra treize ans avant de se ma­rier, il y a quatre mois.

Prin­ci­pal dé­faut ?

Il est râ­leur. Je suis pa­tiente. Pour moi, il n’y a pas de pro­blèmes, que des so­lu­tions. Mais c’est un pe­tit râ­leur, ouf !

Prin­ci­pale qua­li­té ?

Il est très pré­ve­nant au quo­ti­dien. Il a cette ca­pa­ci­té à an­ti­ci­per mes dé­si­rs. Il est plein de pe­tites at­ten­tions.

Des pro­jets ?

Un beau voyage. On hé­site en­core entre Ba­li ou l’Ouest amé­ri­cain.

Ma­thieu : Le pre­mier bai­ser, c’est ce soir-là jus­te­ment, mais j’ai quand même bien ra­mé. Per­so, je l’au­rais épou­sée tout de suite. Je me sens tel­le­ment bien avec elle. On vit en­semble très vite. Un jour, je la de­mande en fiançailles sous la tour Eif­fel ! Mais on n’ar­rive pas à trou­ver de date. On a un fils… puis une fille. Cette an­née, en­fin, j’or­ga­nise tout pour faire ma de­mande dans un club de jazz à Londres avec la com­pli­ci­té d’un mu­si­cien. Mais on est coin­cés par la gay pride ! On n’ar­ri­ve­ra ja­mais dans le club… Elle a la bou­geotte. Là, on va un peu se cal­mer sur les dé­mé­na­ge­ments, par in­dul­gence pour nos potes aus­si ! C’est une vraie gé­né­reuse. Elle sait don­ner sans comp­ter et sans at­tendre de re­tour. La meilleure fa­çon de re­ce­voir ! Notre voyage de noces ! Plu­tôt sym­pa comme pro­jet, non ?

l

Ca­ro­line, 32 ans, char­gée de clien­tèle dans le sec­teur ban­caire, et Ma­thieu,

32 ans, di­rec­teur de dé­ve­lop­pe­ment dans l’im­mo­bi­lier.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.