J’ai quit­té un homme qui ne me conve­nait plus

Cosmopolitan (France) - - YES I CAN -

Avec Charles, on se met en couple à 16 ans, et dix ans plus tard, on n’a pas pas­sé un seul jour l’un sans l’autre. Peu à peu, je me rends compte qu’on a ou­blié d’exis­ter en de­hors de notre duo fu­sion­nel. Sur­tout moi. Charles vient de ra­ter le bar­reau pour la troi­sième fois. Moi je l’ai eu, il m’en veut. L’am­biance est très ten­due. J’étouffe. En stage, je tra­vaille mal, je pleure sou­vent. Ma mère, si douce, si to­lé­rante, qui n’a ja­mais rien dit, même quand on s’est mis en couple au ly­cée, me sup­plie de ré­agir : « Ce gar­çon ne te fait pas du bien ». C’est le dé­clic. Et là, j’as­sure : parce que je suis ai­dée. Ma mère me fait une place dans sa mai­son, et aus­si dans sa vie. Elle s’oc­cupe de moi, je re­de­viens l’ado que je n’ai pas été. Sauf que je n’ai plus 16 ans, et que ce n’est pas fa­cile. Mais je dois ap­prendre à écou­ter ceux qui me veulent du bien. Parce que Charles, bien sûr, ne veut pas que l’on se quitte. Mais si je re­tourne avec lui, c’est moi qui me perds. Je vis des mo­ments très dif­fi­ciles, je suis en­core at­ta­chée à lui. Je dois me li­bé­rer de son em­preinte, de sa pré­sence. Ma mère me pro­pose de voir un psy. Ce que je fais deux ou trois fois. Ça me donne le cou­rage de prendre un pe­tit stu­dio. Je me sens libre, j’ai en­vie de re­tom­ber amou­reuse, mais ma mère, en­core elle, me pousse à trou­ver plu­tôt le calme, la sé­ré­ni­té. En so­lo, pour me re­trou­ver moi-même. Je m’offre quelques week-ends sans rien faire, à en­chaî­ner les sé­ries, sans per-

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