J’ai réus­si une for­ma­tion en pâ­tis­se­rie

Cosmopolitan (France) - - YES I CAN -

Après des études lit­té­raires, je me re­trouve à Pôle emploi avec des en­vies de de­ve­nir jour­na­liste. Mais la dame en face de moi est pes­si­miste : ça ne va pas être fa­cile. Les for­ma­tions sont rares et sé­lec­tives, et en­suite les jobs ne courent pas les rues. En re­vanche, vu mon in­té­rêt pour la cui­sine, elle me pro­po­se­rait bien ce CAP pâ­tis­se­rie post-bac… Je rêve d’être la pro­chaine Claire Cha­zal et on me pro­pose d’être la fille de Pierre Her­mé ! C’est loin d’être mon rêve, OK, mais c’est fi­nan­cé par le Gre­ta, un centre de for­ma­tion conti­nue, c’est sur un an et il y a du tra­vail à la clé. Et là, j’as­sure : parce que je me mo­tive à fond. Quand j’in­tègre l’école, je ne suis pas par­mi les plus en­thou­siastes ; aux tests de connais­sances, je confonds fi­nan­cier et can­ne­lé… Mais je m’y mets, j’ap­prends. En de­hors de la pra­tique, il y a des cours sur la ges­tion des stocks, la connais­sance des pro­duits, l’hy­giène. Je m’ac­croche et je m’in­ter­dis les re­grets. Je prends cette for­ma­tion à coeur, et pas comme une voie que je tente par dé­faut. Je me pas­sionne pour les pâtes : sa­blée, feuille­tée, à choux. Je de­viens même la reine des en­tre­mets ! Un pas­sage ra­pide par la cho­co­la­te­rie pour com­prendre que c’est un art. Et que la vien­noi­se­rie est un vrai job d’ave­nir : plu­sieurs an­ciens de l’école tra­vaillent à New York dans des crois­san­te­ries. Pour ça, il me fau­drait un CAP de bou­lan­ge­rie pour com­plé­ter ma for­ma­tion… je suis ins­crite pour l’an­née pro­chaine !

Li­na, 24 ans

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.