ÊTES-VOUS SÛRE DE BIEN CONNAÎTRE VOS CHE­VEUX ?

Aiment-ils le sham­pooing sec ? Qu’on les lave avec du gel douche ? Qu’on s’en­dorme quand ils sont mouillés… Les pros ré­pondent.

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Ger­trude Gues­don. Pho­tos Bru­no Ju­mi­ner. Réa­li­sa­tion vi­suelle Do­mi­nique Évêque.

Aiment-ils le sham­pooing sec ? Qu’on les lave avec du gel douche ? Qu’on s’en­dorme quand ils sont mouillés… Les pros ré­pondent. Par Ger­trude Gues­don.

1 Je me lave les che­veux tous les jours, c’est grave ? Non, ˆ lÕu­nique condi­tion dÕu­ti­li­ser une base la­vante douce, peu dé­ter­gente, sans pa­rab•ne ni si­li­cone, comme un Ç low­sham­poo È ou un sham­pooing bio. En­suite, mieux vaut évi­ter lÕeau trop chaude au rin•age qui, ˆ force, les rend cas­sants. Et li­mi­ter le sé­choir et les plaques lis­santes ˆ deux fois par se­maine.

Entre deux co­los, j’at­tends com­bien de temps ? Quatre se­maines mi­ni­mum pour une re­touche en ra­cines avec une co­lo­ra­tion per­ma­nente ou se­mi-per­ma­nente. Et trois mois sur les lon­gueurs, pour ne pas les fra­gi­li­ser par l’oxy­da­tion et les mettre en miettes. En re­vanche, un ton sur ton, sans am­mo­niaque, c’est pos­sible tous les quinze jours. Les coif­feurs le pré­co­nisent sou­vent sur les lon­gueurs quand ils co­lorent les ra­cines pour évi­ter de trop les sen­si­bi­li­ser. Le lis­seur est-il vrai­ment l’en­ne­mi du che­veu ? Oui, mais moins si… on l’uti­lise sur che­veux secs, si on prend la peine de pro­té­ger les lon­gueurs et les pointes de la cha­leur avec un soin ther­mo-pro­tec­teur, si on règle sa tem­pé­ra­ture à 180° C maxi et en­fin, si on ne le passe qu’une fois sur la mèche. Un après­sham­pooing et un masque, c’est pa­reil ? Non, même s’ils s’uti­lisent en prin­cipe après le sham­pooing et se rincent tous les deux. L’après-sham­pooing lisse, as­sou­plit et évite les noeuds, tan­dis que le masque, blin­dé en ac­tifs, soigne et for­ti­fie les lon­gueurs et les pointes là où elles en ont vrai­ment be­soin. Cer­tains pro­fes­sion­nels conseillent, no­tam­ment pour les che­veux fins ou gras, d’ap­pli­quer le masque en pré-sham­pooing pour nour­rir sans alour­dir puis­qu’on lave en­suite. Si l’on ar­rache un che­veu blanc, il en re­pous­se­ra deux de plus ? Non, il ne pousse qu’un seul che­veu par fol­li­cule, ce­lui qui sui­vra se­ra for­cé­ment blanc, ça ne sert donc à rien de l’ar­ra­cher. Faut-il évi­ter le si­li­cone ? Oui et non. Cette sub­stance chi­mique qui en­robe le che­veu d’un film pro­tec­teur est ex­tra pour dé­mê­ler, faire briller et adou­cir les che­veux épais. On en trouve en pa­gaille dans les masques, après-sham­pooings et sé­rums. Seul hic, à force d’en abu­ser, elle plombe et em­pêche la fibre de res­pi­rer. On re­père les si­li­cones dans la com­po­si­tion des pro­duits grâce à leur ter­mi­nai­son en thi­cone, thi­co­nol, si­loxane ou si­lane. La pa­rade ? Faire une dé­tox de temps en temps avec un sham­pooing cla­ri­fiant pour bien les éli­mi­ner. On dit que l’huile d’olive fait des mi­racles, c’est vrai ? Oui et non. Même si elle est très nour­ris­sante, c’est une grosse mo­lé­cule, lourde, donc dif­fi­cile à éli­mi­ner au sham­pooing. Le meilleur plan an­ti-sèche ? L’huile au­to-émul­sion­nable (type Ka­ri­té Huile Nu­tri­tion In­tense, Fur­te­rer) ou des cock­tails d’huiles – ar­gan, jo­jo­ba, amande, ma­ca­da­mia… – frac­tion­nés en la­bo (Crème Uni­ver­selle aux Huiles d’ar­gan et d’amande douce, L’Oréal Pro, ou Huile Sub­tile Nu­tri­tion In­tense, Phy­to) qui se rincent vite et bien. Pour­quoi ne faut-il pas uti­li­ser de brosse à che­veux quand ils sont mouillés ? Car l’eau ouvre les écailles et fra­gi­lise les che­veux. La so­lu­tion safe, c’est plu­tôt de les dé­mê­ler à l’aide d’un peigne en plas­tique aux dents es­pa­cées qui ne les ac­croche pas. Ré­sul­tat : moins de casse à la clé. Je vois de plus en plus de soins à la ké­ra­tine, c’est quoi exac­te­ment ? Le com­po­sant prin­ci­pal du che­veu. En fait, ce sont des acides ami­nés qui le rendent fort, le pro­tègent des agres­sions ex­té­rieures mais qui dis­pa­raissent au fil des ans. Les la­bos ont réus­si à les re­pro­duire et les uti­lisent pour leur ef­fet dou­ceur et nu­tri­tion. Mais ce­la reste uni­que­ment un ef­fet de sur­face. Y a-t-il un geste de pro à suivre pour se faire un bon bru­shing ? Oui, orien­ter tou­jours l’em­bout du sèche-che­veux des ra­cines vers les pointes (donc vers le bas) pour re­fer­mer, lis­ser les écailles et do­per la brillance. C’est mieux si on uti­lise un flux d’air tiède et si on fixe le mou­ve­ment à froid en­suite. Les ac­ces­soires ven­dus avec le sé­choir, c’est utile ? Oui bien sûr, ils évitent d’avoir une cha­leur di­recte et sont là pour pro­té­ger le che­veu. L’em­bout plat – ou concen­tra­teur – dif­fuse l’air de ma­nière ci­blée pour faire un bru­shing par­fait et évi­ter l’élec­tri­ci­té sta­tique. Le rond à pi­cots – ou dif­fu­seur – s’uti­lise par mou­ve­ments cir­cu­laires pour boos­ter le vo­lume et don­ner du res­sort aux boucles. En­fin, dé­tail qui compte, il per­met de moins agres­ser le cuir che­ve­lu.

Je perds mes che­veux, à quel mo­ment je dois m’in­quié­ter ? Ra­pi­de­ment. L’idéal ? Un diag­nos­tic pro sous ca­mé­ra dans un ins­ti­tut type Fur­te­rer pour com­prendre ce qui s’est pas­sé trois mois au­pa­ra­vant (gros­sesse, rup­ture, stress…) et prendre le bon an­ti­chute ci­blé « oc­ca­sion­nel » ou « ins­tal­lé ». C’est la meilleure des pré­ven­tions quand on sait que plus de 25 % des femmes de 35 ans souffrent, comme les hommes, de perte de den­si­té ca­pil­laire. Quelle est la meilleure brosse ? On la choi­sit plu­tôt avec des poils na­tu­rels de san­glier ou avec un mé­lange san­glier et syn­thé­tique, plus doux pour le cuir che­ve­lu. En­suite, tout dé­pend de l’usage qu’on veut en faire : pour éli­mi­ner la pol­lu­tion de la jour­née et dé­mê­ler, on s’offre une brosse ovale avec cous­sin pneu­ma­tique. Et pour un bru­shing vite fait : une brosse ronde en cé­ra­mique. Je me lisse tous les jours, c’est la ca­ta ? Mieux vaut s’of­frir tous les 4-5 mois un Lis­sage Fran­çais en sa­lon à base de ké­ra­tine, fleur de lys et acide hya­lu­ro­nique, qui soigne et fait briller. In­fos sur lis­sa­ge­fran­cais.com. Rien sous la main. Est-ce que je peux uti­li­ser du gel douche ? Plu­tôt non. Même si cer­tains gels douche font aus­si usage de sham­pooing, mieux vaut les uti­li­ser oc­ca­sion­nel­le­ment et sur des che­veux courts. Ils sont plus dé­ter­gents et moins riches en ac­tifs soins. Donc si on peut, on évite ! Mes pointes sont four­chues, pour­quoi ? Sé­choir trop chaud, sham­pooing trop agres­sif, co­lo­ra­tions… Au­tant de gestes et de trai­te­ments qui as­sèchent les pointes et pro­voquent des dé­dou­ble­ments. Le mode d’em­ploi an­ti-fourches = une coupe tous les trois mois + un sé­chage plus co­ol + une brosse en poils na­tu­rels (pas de plas­tique ni de poils mé­tal­liques) + des soins ré­gu­liers. Pour réus­sir un jo­li wavy, je m’en­dors avec les che­veux hu­mides, c’est bien ? Non, pas top, l’hu­mi­di­té main­tient les écailles du che­veu ouvertes et avec le frot­te­ment de l’oreiller, ça fra­gi­lise en­core plus les lon­gueurs et mul­ti­plie éga­le­ment le risque de noeuds. Alors, pour s’of­frir ce wavy sor­tie du lit, mieux vaut tres­ser une natte souple avec une pointe de soin qu’on dé­fait le ma­tin, tête en bas. J’ai l’im­pres­sion que mes che­veux ne poussent plus, c’est pos­sible ? Non, les che­veux se re­nou­vellent tout le temps comme les poils et gagnent en­vi­ron 1 cm par mois. Si vous avez la sen­sa­tion que vos che­veux s’af­finent, ce­la veut dire qu’ils sont cas­sants (les écailles sont dé­so­li­da­ri­sées) ou que vous les per­dez plus que la nor­male. Dans tous les cas, il faut al­ler voir son coif­feur pour trou­ver un trai­te­ment adé­quat. Vé­lo, mo­to… Je porte tou­jours un casque, c’est em­bê­tant ? Oui et non. À la longue, le casque étouffe le cuir che­ve­lu, pro­voque l’ap­pa­ri­tion de pel­li­cules grasses et risque d’en­traî­ner une chute de che­veux. Donc, on pense à la­ver la housse in­té­rieure toutes les se­maines ou à glis­ser un bas propre sur les che­veux avant de le mettre. En­fin, on pré­vient le risque avec, une fois sur deux, un sham­pooing an­ti-pel­li­cu­laire (Me­la­ceu­la, Fur­te­rer ; Der­cos, Vichy ; T/Gel Fort, Neu­tro­ge­na). Existe-t-il un ré­gime « beaux che­veux » ? Oui ! Les che­veux adorent les fruits secs, les oléa­gi­neux (amandes, noi­settes, noix de ma­ca­da­mia), les pro­téines vé­gé­tales (len­tilles, pois chiches, ha­ri­cots secs…) et tout ce qui est vert ! Je suis ac­cro au sham­pooing sec, je fais quoi ? À la longue, cette poudre an­ti-sé­bum étouffe le cuir che­ve­lu et pro­voque des pel­li­cules sèches. À la place, on peut pi­quer une ou deux feuilles de pa­pier ma­ti­fiant sur les pi­cots de la brosse à che­veux avant de se coif­fer. Et si­non, pour évi­ter l’ex­cès de dé­pôt, on va­po­rise la tête en bas, puis on brosse les che­veux vers l’ar­rière.

Mise en beau­té des che­veux par Oli­vier Le­brun, coif­feur créa­teur Gar­nier Fruc­tis, avec le Sham­pooing Hy­dra Liss 72 H et le Spray Dé­mê­lant Nu­tri Re­pair. Ma­quillage Del­phine Eh­rhart, agence Ma­rie France. As­sis­tante sty­lisme Ma­rion Re­noux. Blouse Laurence bras.

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