LE CHOU­CHOU : BOYD HOLBROOK

Un cow-boy du Ken­tu­cky, un an­cien man­ne­quin, un ac­teur doué ? Tout ça à la fois, et bien plus en­core.

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Flo­rence Tré­dez

Il au­rait pu res­ter man­ne­quin – son pre­mier mé­tier – toute sa vie. Mais Boyd Holbrook, 34 ans, trou­vait le mi­lieu de la mode trop su­per­fi­ciel et ma­té­ria­liste pour lui. « J’avais l’im­pres­sion d’être dans “Zoo­lan­der”, ex­plique-t-il. Je n’aime pas gé­né­ra­li­ser mais les man­ne­quins hommes peuvent être ri­di­cules. Quand vous voya­gez par­tout, que vous ga­gnez plein d’ar­gent, que toutes les filles vous disent que vous êtes beau et que vous ou­bliez de lire des livres, vous pou­vez vite vous re­trou­ver à 30 ans sans sa­voir rien faire de vos dix doigts. » Il bâille, dé­con­trac­té, puis s’ex­cuse : « C’est le jet lag. » Dans cette suite d’un hô­tel lon- do­nien où il re­çoit la presse in­ter­na­tio­nale, il res­semble, avec son jean, son tee-shirt et son cha­peau de paille, à un cow-boy des villes sexy et mal ra­sé. Pour pro­mou­voir le par­fum Bad de Die­sel, dont il est l’égé­rie, le nou­vel ac­teur qui monte à Hol­ly­wood fait preuve d’un sens de l’hu­mour très chou­chou : « Quel­qu’un m’a dit au­jourd’hui qu’être le vi­sage d’un par­fum fait de moi of­fi­ciel­le­ment un ac­teur cé­lèbre. You­pi ! » Que lui reste-t-il de son Ken­tu­cky na­tal, de son en­fance par­mi les vaches ? « Je viens d’un mi­lieu ou­vrier, et j’ai gar­dé le goût pour les tra­vaux phy­siques, dit-il, d’une voix de basse. Je suis cam­pagne à 100 %. Et j’ai­me­rais tour­ner avec Jen­ni­fer La­wrence, du Ken­tu­cky elle aus­si. » Il se sou­vient du choc qu’il a res­sen­ti, à 20 ans, en ar­ri­vant à New York, avant de si­gner avec Elite Mo­del en 2001. « Je n’avais en­core ja­mais été dans un vrai bar, et je n’avais ja­mais vu un tra­ves­ti de ma vie. » De­puis, le p’tit gars des champs sculpte, joue de la mu­sique, fait des pho­tos et a pro­duit cinq courts-mé­trages. Ad­mi­ra­teur de James Dean et Da­niel Day-Le­wis, il dé­bute chez Gus Van Sant dans « Har­vey Milk ». Puis il se fait re­mar­quer dans « Gone Girl » de Da­vid Fin­cher, et « Nar­cos », la sé­rie sur Net­flix. En­fin, il est (très) at­ten­du dans « Weight­less » de Ter­rence Ma­lick, et « Wol­ve­rine 3 ». Ce qui n’a pas l’air de le stres­ser. Le chou­chou joue les stars co­ol. « Je prends mo­dèle sur Co­nor McG­re­gor, un cham­pion d’arts mar­tiaux ir­lan­dais, un type gé­nial qui a une ap­proche très spi­ri­tuelle du sport. » On se di­sait aus­si… En amour, est-il « good » ou « bad », Boyd ? Ce­lui qui s’est sé­pa­ré en 2015 de l’ac­trice Eli­za­beth Ol­sen, ré­pond : « Ni l’un ni l’autre. Je suis quel­qu’un de cu­rieux et de pas­sion­né, c’est tout. » Chou­chou, on s’en se­rait dou­té.

Sa vie : « Si ma vie est gla­mour ? Non, je suis très mi­ni­ma­liste. Je ne pos­sède presque rien. Je dé­pense mon ar­gent à me nour­rir et à voya­ger. Point barre. »

Son style : « Je dois avoir vingt vê­te­ments en tout et pour tout dans mon ar­moire. J’aime bien l’idée de l’uni­forme. En gros, je porte tou­jours un jean, des bottes et un tee-shirt. Et par­fois un cha­peau. »

Sa per­son­na­li­té en 3 points : « J’ai un bon sens de l’hu­mour. Je fais tou­jours ce que je dis. Et je suis un grand amou­reux des ani­maux. Ma pe­tite chienne ne me quitte ja­mais. »

Son ac­tu : Il est égé­rie de Bad, le nou­veau par­fum pour homme de Die­sel. Cô­té écrans, ce­lui qui in­car­ne­ra Wol­ve­rine dans « Wol­ve­rine 3 » joue le rôle d’un flic dans la sé­rie amé­ri­caine « Nar­cos ».

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