LES SE­CRETS DES FILLES QUI S’HA­BILLENT VITE LE MA­TIN

Vous res­tez plan­tée là, en sous-vê­te­ments, à scru­ter votre dressing alors que vous de­vriez dé­jà être dans le bus ? Ne bou­gez pas, ces filles ont la so­lu­tion.

Cosmopolitan (France) - - SOM­MAIRE - Par So­phie Billaud. Pho­to Ar­thur Be­le­beau.

Vous res­tez plan­tée, en sous-vê­te­ments, à scru­ter votre dressing ? Ne bou­gez pas, ces filles ont la so­lu­tion. Par So­phie Billaud.

tous les di­manches soir, après avoir re­gar­dé la mé­téo, je pré­vois mes te­nues pour la se­maine. Je sors des jeans, des tops, j’étale tout sur mon lit et je crée mes looks : une robe co­rail avec une veste en lin, un slim avec une che­mise en jean… Dès que ça me plaît, j’ac­ces­soi­rise avec un bi­jou, un sac, une paire de chaus­sures et je note tout ça dans mon té­lé­phone. Ma­ri­lou, 31 ans As­tuce : Quand tous mes vê­te­ments sont choi­sis, je les place en haut de ma pile de fringues. Et je pose les ac­ces­soires sur un pla­teau, comme ça je ne perds pas de temps à cher­cher une bague au fond de ma boîte à bi­joux.

Je tra­vaille dans une mai­son de cou­ture et le di­rec­teur ar­tis­tique in­ter­dit de por­ter des vê­te­ments fla­shy ou im­pri­més. Ré­sul­tat, tout le monde est ha­billé en fon­cé. J’ai donc in­ves­ti dans une garde-robe où tout est noir : sweats, jeans, che­mises, chaus­settes et même chaus­sures. L’avan­tage, c’est que je m’ha­bille en dix se­condes le ma­tin avec zé­ro risque de fa­shion faux pas. Et comme le noir est une cou­leur in­tem­po­relle, je suis cer­taine de gar­der ces vê­te­ments plu­sieurs sai­sons. Gé­ral­dine, 25 ans As­tuce : Pour ne pas res­sem­bler à Mor­ti­cia Ad­dams, j’égaye avec des créoles en or, un fou­lard à im­pri­mé gra­phique ou un sac pas­tel.

J’ai té­lé­char­gé Ap­pa­rel Pa­ris sur mon smart­phone. L’ap­pli a en­re­gis­tré mon type de mor­pho­lo­gie, ma car­na­tion, ma cou­leur de che­veux… En­suite, j’ai pho­to­gra­phié tous mes vê­te­ments sur un fond neutre, que j’ai clas­sés dans des ca­té­go­ries de mé­téo et de style. Exemple : chaud et dé­con­trac­té pour un dé­bar­deur, frais et classe pour une veste de tailleur… Le ma­tin, je n’ai qu’à me connec­ter et l’ap­pli me crée un look sur me­sure en fonc­tion du temps et de la sil­houette sou­hai­tée. Ma­rie, 23 ans As­tuce : Il faut pré­voir un bon après­mi­di pour pho­to­gra­phier l’en­semble de sa garde­robe, mais l’ap­pli fait ga­gner tel­le­ment de temps le ma­tin que la séance shoo­ting est ra­pi­de­ment amor­tie.

Les jours où mon look me plaît par­ti­cu­liè­re­ment, je me pho­to­gra­phie de­vant un grand mi­roir et je range la pho­to dans l’al­bum « fa­shion queen ». J’en ai dé­jà près de dix qui me servent d’ins­pi­ra­tion les jours de panne. Vir­gi­nie, 29 ans As­tuce : J’ai dé­cli­né cette idée en al­bum « queen de

DÈS L’AR­RI­VÉE DE L’AU­TOMNE, JE METS MES FRINGUES D’ÉTÉ DANS DES HOUSSES SOUS VIDE AU FIN FOND DU PLA­CARD.

la night » où je glisse toutes mes pho­tos de looks de soi­rée que j’ai ado­rés.

Si je passe plus de trois mi­nutes les bras bal­lants de­vant mon ar­moire, je sors mon look de se­cours : un pan­ta­lon ca­rotte bleu ma­rine, une che­mise en soie blanche, une paire de der­bys en cuir mar­ron et une po­chette noire. J’ai créé cette te­nue après un in­ci­dent ma­ti­nal où j’avais per­du vingt mi­nutes à es­sayer toute ma pen­de­rie. J’étais ar­ri­vée en re­tard au bou­lot et ma boss m’avait sé­vè­re­ment re­mon­té les bre­telles. Fa­tou, 30 ans As­tuce : Le look de se­cours doit être neutre, passe­par­tout, adap­té pour le bu­reau comme pour un ren­dez­vous pro. Je mise sur des ba­siques : che­mise blanche et pan­ta­lon soft, pe­tite robe noire, trench et es­car­pins.

Je porte une pièce forte comme mon tee­shirt à im­pri­mé ba­nanes, mon pan­ta­lon tur­quoise ou mon pull avec un gros bur­ger fluo tri­co­té sur le de­vant. À par­tir de là, je com­pose le reste avec so­brié­té en met­tant un slim noir, un tee­shirt blanc ou un mom jean. Ca­ro­line, 29 ans As­tuce : Un ac­ces­soire peut aus­si ser­vir de base à mon look, comme un gros col­lier do­ré avec des bre­loques en forme de ty­ran­no­saure ou ma po­chette en fausse four­rure mul­ti­co­lore.

Je passe beau­coup moins de temps à cher­cher mes vê­te­ments et choi­sir mes te­nues de­puis que j’ai ré­or­ga­ni­sé mon dressing. D’abord, j’ai trié ceux que je ne met­tais plus de­puis plus de deux ans et je les ai don­nés à une as­so­cia­tion. En­suite, j’ai sé­pa­ré les vê­te­ments d’hi­ver et ceux d’été. Dès l’ar­ri­vée de l’au­tomne, je mets mes fringues d’été dans des housses sous vide que je range au fond du pla­card. Puis j’ai tout or­don­né par type de fringues : les jeans sont ran­gés en­semble, tout comme les vestes, les robes, les dé­bar­deurs… Et en­fin, j’ai clas­sé par cou­leur, du plus fon­cé au plus clair. Pau­la, 35 ans As­tuce : J’ai aus­si sus­pen­du mes col­liers et mes boucles d’oreilles avec des clous au mur, et ac­cro­ché mes fou­lards, cein­tures et sacs à une échelle en bam­bou.

C’est sous la douche que tout se joue ! L’eau me li­bère l’es­prit et me file la pêche, le mo­ment idéal pour pas­ser men­ta­le­ment en re­vue ma garde-robe. D’abord, je vi­sua­lise tous mes pan­ta­lons et j’en choi­sis un. Puis les tee­shirts, les vestes, les chaus­sures et ain­si de suite… Lorsque j’at­trape ma ser­viette, j’ai ma te­nue en tête ! Louane, 27 ans As­tuce : Si je sors de la douche avec zé­ro idée, j’opte pour une com­bi­nai­son. C’est jo­li, pra­tique et je n’ai plus qu’à choi­sir une paire de chaus­sures.

Je me suis ache­té un va­let de nuit. Vous sa­vez, ce cintre sur pieds qui per­met de po­ser ses vê­te­ments avant d’al­ler se cou­cher. C’est pra­tique, pas cher et peu en­com­brant. Tous les soirs, je pré­pare ma te­nue : pan­ta­lon, che­mise, veste, chaus­ sur­es, sac à main et même bi­joux. Du coup, le ma­tin, je peux m’ha­biller au ra­dar. Mé­la­nie, 31 ans As­tuce : Si cer­tains vê­te­ments ont be­soin d’être re­pas­sés, je le fais la veille.

J’ai deux pen­de­ries. La mienne et celle de ma co­loc ! Cha­cune a sa chambre et son dressing mais on a mis toutes nos vestes sur un por­tant com­mun dans l’en­trée et nos chaus­sures dans un meuble. Le ma­tin, on s’em­prunte un blou­son en jean ou une paire de sneakers sans for­cé­ment s’en par­ler. En re­vanche, quand il s’agit d’un tee­shirt ou d’une tu­nique, je lui de­mande tou­jours la per­mis­sion avant d’al­ler me ser­vir dans sa chambre. Et vice ver­sa. Lou, 26 ans As­tuce : Quand elle n’est pas là, je lui en­voie un tex­to : « Je peux t’em­prun­ter ta veste en cuir ? » Si elle dit oui, je prends. Si elle ne ré­pond pas, je ne me sers pas, bien sûr !

Je m’im­pose des règles fa­shion comme dans « Lo­li­ta mal­gré moi », avec Lind­say Lo­han. Dans ce film, les filles s’obligent, par exemple, à por­ter du rose tous les mer­cre­dis. Si on ne la prend pas au pied de la lettre, cette idée n’est pas mau­vaise. Elle per­met de va­rier les te­nues sans s’im­po­ser trop de contraintes. Ta­tia­na, 27 ans As­tuce : Je porte des cou­leurs vives tous les lun­dis pour me don­ner du peps, une jupe une fois par se­maine pour être co­quette et un style rock tous les ven­dre­dis avec un blou­son en cuir, un short et une paire de ran­gers. Pour que mes looks ne soient pas trop ré­pé­ti­tifs, je change de règles chaque mois : cou­leurs pas­tel le jeu­di, al­lure bo­hème le mer­cre­di, jupe longue le lun­di…

J’ai une base : le jean. Flare, boot­cut, slim, boy­friend, j’en ai une bonne ving­taine qui com­pose l’es­sen­tiel de mon look. Le ma­tin, j’en choi­sis un et je l’as­so­cie à un haut ba­sique comme un tee­shirt noir, une blouse pas­tel ou une che­mise blanche. Isa­bel­la, 24 ans As­tuce : Je va­rie les formes et les cou­leurs en fonc­tion de mon em­ploi du temps. Si j’ai un ren­dez­vous pro, je mise sur un slim noir. Si j’ai en­vie de co­ol at­ti­tude chic, je mets mon boy­friend blanc. Et si je veux de la cou­leur et de la bonne hu­meur, je choi­sis un flare cou­leur li­las. l

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