CE QUI A CHAN­GÉ DE­PUIS QU’ON DORT EN­SEMBLE…

Par­ta­ger sa vie, par­ta­ger son lit, ça de­mande quelques mises au point…

Cosmopolitan (France) - - SOM­MAIRE - Par Ch­loé Szul­zin­ger avec Constance Ma­ria. Pho­to Ch­ris Cray­mer.

Par­ta­ger sa vie, par­ta­ger son lit, ça de­mande quelques mises au point… Par Ch­loé Szul­zin­ger avec Constance Ma­ria.

On dort mieux

Rap­pe­lons ce bon vieux pré­cepte du Dr Le­leu, mé­de­cin sexo­logue de­puis… tou­jours : « Il n’y a qu’une pre­mière nuit. La pre­mière fois que les corps vont s’apai­ser puis s’en­dor­mir, c’est fort. Le corps n’ou­blie pas. Bien dor­mir en­semble, c’est dé­jà un très bon signe : s’aban­don­ner au som­meil dans les bras de quel­qu’un, ce n’est pas évident. De­puis notre ma­man, ce n’est pas si fré­quent… » Cette sen­sa­tion de re­laxa­tion n’a – presque – rien à voir avec les sen­ti­ments : c’est chi­mique ! La pré­sence de l’autre fait bais­ser le ni­veau de cor­ti­sol, l’hor­mone du stress, et sti­mule la sé­cré­tion d’ocy­to­cine, celle du bien-être. De quoi s’en­dor­mir comme un bé­bé et se sen­tir bien, même pen­dant les mi­cro­ré­veils noc­turnes. On sa­voure ce mo­ment où l’on sent le corps de l’autre, on réa­lise que la nuit n’est pas fi­nie et on se blot­tit à nou­veau contre lui. Le ma­tin, ou­vrir les yeux à moi­tié, se sou­rire et s’em­bras­ser, on n’a pas trou­vé mieux pour en­ta­mer la jour­née…

On a choi­si notre cô­té

Si c’est lui qui s’ins­talle chez nous, on garde notre coin, mais on lui ins­talle une lampe de che­vet. Pour se sen­tir vrai­ment à l’aise, c’est es­sen­tiel d’avoir son es­pace, sa table de nuit, son ré­veil à por­tée de main. Et si ça nous ar­range, on peut tou­jours dé­gai­ner la « théo­rie de la ca­verne » : dor­mir près de la porte de la chambre ré­pon­drait à un vieux ré­flexe pri­mi­tif pour pro­té­ger la couche. « Ché­ri t’es un homme,

51 % des couples pré­fé­re­raient aban­don­ner la té­lé­com­mande plu­tôt que leur cô­té du lit. (Son­dage Saat­va Mat­tress)

un vrai ? Alors tu dors cô­té porte. » Qu’on veuille être près de la salle de bain, la tête face à la fe­nêtre ou les pieds contre le mur, on trouve l’ar­gu­ment qui fait mouche pour le convaincre. Et au be­soin, on in­voque le feng shui.

On a trou­vé la bonne po­si­tion

Scoop : il y a quel­qu’un à cô­té de moi. Mon cer­veau et mon coeur l’ont com­pris, mais mon corps, pas tou­jours. Sa­chant qu’on bouge en moyenne cin­quante fois par nuit, comment se lo­ver confor­ta­ble­ment ? On se­rait une ma­jo­ri­té à s’en­dor­mir en cuillère, mais on peut aus­si s’ins­pi­rer du Kâ­ma Som­meil sur in­fo­li­te­rie.com, qui pro­pose les pos­tures idéales en duo. Par exemple le « to­re­ro » : l’un sur le dos, pou­mons dé­ga­gés, et l’autre en boule à ses cô­tés ou la tête po­sée sur le torse. La po­si­tion de dé­part est im­por­tante, mais elle ne dure pas long­temps et on se re­trouve vite en « ar­cher » : dos à dos, cha­cun de son cô­té… Peu im­porte, du mo­ment que cha­cun s’en­dort pai­si­ble­ment.

On dort nus

Quand on a des jour­nées bien char­gées, le cou­cher de­vient le mo­ment pri­vi­lé­gié de com­pli­ci­té et d’échange. On a be­soin de ce con­tact, ne se­rait-ce qu’une main po­sée sur le ventre ou nos jambes qui se croisent. Et pour mieux le sa­vou­rer, on tombe le py­ja­ma ! C’est cru­cial pour le bien-être, l’in­ti­mi­té et sur­tout pour s’émous­tiller. Se lo­ver l’un contre l’autre pour s’en­dor-

64,5 % des Fran­çais pré­fèrent le lit pour faire des ga­li­pettes, loin de­vant le sa­lon ou la cui­sine. (Son­dage eDar­ling)

mir, c’est le dé­but de la sexua­li­té. Que la nuit soit tor­ride, qu’on « binge watch » des sé­ries en en­glou­tis­sant un pot de glace, qu’on passe des heures à se par­ler, c’est notre es­pace-temps rien qu’à nous. Et ça n’a pas de prix.

Et dans tous les cas, on res­pecte le som­meil de l’autre…

« Le jour où on tombe amou­reux, c’est d’abord avec les yeux, puis avec les bras. On n’a qu’une en­vie, pas­ser une nuit en­semble et avoir un lit com­mun », mar­tèle le Dr Le­leu. Mais par­fois, mal­gré l’amour, le confort n’est pas au ren­dez-vous. Et quand on est fa­ti­guée, ça gâche les jour­nées. Avant que ça ne dé­gé­nère, on se rap­pelle que s’ai­mer, c’est une ques­tion de res­pect. Pas ques­tion de sa­cri­fier son som­meil ou de pour­rir ce­lui de l’autre ! Le lit doit res­ter un en­droit pri­vi­lé­gié, où l’on se res­source. Bonne nou­velle : tant qu’on est plein d’amour et de bonnes in­ten­tions, on trouve comment s’adap­ter. Ouf.

S’il s’en­dort avant nous

On re­garde le pla­fond alors que lui, à peine cou­ché, est dé­jà en­dor­mi. Il a be­soin de dix son­ne­ries de ré­veil, on sur­saute au pre­mier cui-cui. Il fe­rait une sieste sous un pro­jec­teur, le moindre rayon de l’aube nous agresse la pau­pière… Rien à faire, on n’est pas rac­cord. La so­lu­tion : Comme dans l’avion, les bou­chons d’oreilles et le masque pour les yeux sont nos meilleurs amis. Pas glam mais il s’en fiche, il dort dé­jà, lui.

Avant d’ache­ter le ma­te­las par­fait, on peut l’es­sayer gra­tui­te­ment pen­dant 100 jours. Te­di­ber.com

Le re­cord mon­dial du ron­fle­ment at­teint les 111 dé­ci­bels, plus so­nore qu’un TGV. Et vous sa­vez quoi ? Il est dé­te­nu par une femme.

L’ap­pli iSom­meil ana­lyse la qua­li­té du som­meil et fait un compte ren­du au ré­veil. Utile pour adap­ter nos ha­bi­tudes en fonc­tion de nos cycles de som­meil.

S’il n’ar­rête pas de bou­ger

On di­rait qu’il fait des ki­lo­mètres dans le lit, tout en dor­mant pro­fon­dé­ment. Il se met en dia­go­nale, se re­cro­que­ville dans un coin, puis change de dia­go­nale. Il tire la couette dans tous les sens, on a l’im­pres­sion d’être dans un ba­teau en haute mer. Aga­çant. La so­lu­tion : On se dé­tend avec une bonne douche chaude – en­semble – , avant de se cou­cher, du ma­gné­sium et une ti­sane. Et si on peut in­ves­tir, un ma­te­las de 160 cm de large vau­drait mieux que le clas­sique 140 cm, d’après les spé­cia­listes du som­meil. On peut aus­si op­ter pour deux ma­te­las et som­miers in­dé­pen­dants mais ac­co­lés, pour être un peu à l’abri des ruades. Et la couette in­di­vi­duelle, ça ne veut pas dire qu’on ne s’aime pas, juste qu’on n’a pas la même no­tion du froid.

S’il ronfle

Une pe­tite tape, une ca­resse, un sif­fle­ment, une pous­sée, rien ne l’ar­rête ? Bien sûr, il ne le fait pas ex­près, il ne s’en­tend même pas. Il se ré­veille, s’ex­cuse, re­ferme à peine les yeux et c’est re­par­ti. La nuit va être longue… La so­lu­tion : D’abord, un tour chez l’ORL peut ré­soudre bien des pro­blèmes : vé­ri­fier qu’il n’a pas un pro­blème de cloi­son na­sale par exemple. On peut aus­si uti­li­ser ce re­mède de grand-mère, qui a le mé­rite d’avoir fait ses preuves : coudre une balle de ping-pong au dos du tee-shirt avec le­quel il dort. C’est un peu ex­ces­sif mais ça marche, car on ne ron­fle­rait que sur le dos… Il risque de faire la tronche ? On se contente de man­ger lé­ger et de li­mi­ter la consom­ma­tion d’al­cool le soir, ça peut dé­jà ai­der.

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