LA RÉ­PONSE

Cosmopolitan (France) - - SOM­MAIRE - Par Em­ma­nuelle Lannes. Pho­to Bru­no Ju­mi­ner. Réa­li­sa­tion vi­suelle Do­mi­nique Évêque.

Deux ans de la­ser pour ve­nir à bout de deux heures de ta­touage, ça mé­rite ré­flexion. Mais si on veut mal­gré tout se lan­cer, nos conseils pour ne pas le re­gret­ter.

SE MÉ­FIER DES EN­VIES SOU­DAINES

Le pa­ri lan­cé après une sor­tie ar­ro­sée, le coup de foudre et le ta­touage main dans la main, le voyage exo­tique où l’on s’em­balle… le Dr Ad­da en voit tous les jours : « 30 % de mes pa­tientes sont ta­touées de­puis six mois et dé­testent ce gri­gri mal fait sur la peau, 40 % trouvent que leur ta­touage vieillit mal et fait sale, et 30 % ar­rivent en pa­nique parce que leur em­ployeur ne l’ac­cepte pas. C’est leur ta­touage ou le job. »

ÉCOU­TER LES PROS

Si, mal­gré tout, on veut un ta­touage, on res­pecte quelques règles de bon sens : • La pre­mière fois, mieux vaut évi­ter les par­ties « vi­sibles » telles que les mains, le cou, le vi­sage. • Un ta­toueur digne de ce nom re­fuse les mes­sages po­li­tiques. • Si on est mi­neure, on passe son che­min. Ça évite le coup de tête et les re­grets. L’âge idéal ? 26 ans. Les ta­toueurs es­timent que notre per­son­na­li­té est à peu près construite à cet âge-là. • Dans 99 % des cas, le ta­toueur pro­pose SON des­sin à par­tir du vôtre. C’est plus sûr. Et il doit sys­té­ma­ti­que­ment nous conseiller de ré­flé­chir. D’où la né­ces­si­té d’un pre­mier ren­dez-vous, où on ne fe­ra qu’en par­ler. Et au­tant le sa­voir : un des­sin très concen­tré, comme ce­lui d’une rose, est plus dif­fi­cile à ef­fa­cer qu’un ser­pent qui court sur l’avant-bras.

SI ON VEUT L’EF­FA­CER

Un ta­touage, c’est de l’encre concen­trée sous la peau. Quand on pré­cise qu’il faut au mi­ni­mum dix séances de la­ser entre 100 € et 150 € la séance pour l’en­le­ver, ça ra­fraî­chit les es­prits plus vite qu’un seau de glace. Si­non, voi­là comment ça se passe : • Le la­ser Rev­lite tente d’éclair­cir les pig­ments au fil des séances, la cou­leur bleue étant la plus te­nace. Il agit comme un mar­teau sur une pierre, en cas­sant à chaque séance le mo­tif. Les dé­bris se­ront « di­gé­rés » par les glo­bules blancs. • Au fil des jours, les contours du mo­tif ré­ap­pa­raissent. Donc ? On re­com­mence à la séance sui­vante et ain­si de suite jus­qu’à ce qu’il ne reste plus rien. Dans 20 % des cas, il sub­sis­te­ra quand même une ombre. • Le sui­vi après-la­ser est es­sen­tiel. On a vu des ca­tas­trophes après des séances mal faites ou sans en­ca­dre­ment. Le dé­ta­touage est un acte mé­di­cal avec pres­crip­tion d’une crème an­ti­dou­leur avant et in­ter­dic­tion to­tale, un mois avant et un mois après, de prendre le so­leil et même d’uti­li­ser de l’au­to­bron­zant. Les rou­geurs ou pi­co­te­ments pro­vo­qués peuvent être apai­sés avec une noi­sette de va­se­line. Toutes ces consignes doivent s’ap­pli­quer au long terme, sur les dix séances.

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