Au­drey Car­lan, la plume hot

Après avoir dé­vo­ré « Fif­ty Shades of Grey » deux fois, Au­drey s’est dit : et si j’écri­vais moi aus­si ?

Cosmopolitan (France) - - PHÉNOMÈNE - Par Ch­loé Szul­zin­ger

AAu­drey a 35 ans et deux en­fants quand elle s’ins­crit à un ate­lier d’écri­ture. En deux ans, elle auto-pu­blie six nou­velles sur in­ter­net où son fu­tur édi­teur la re­père. Comme elle aime le chal­lenge, cette Ca­li­for­nienne pro­met à ses fans d’écrire un livre par mois pen­dant douze mois. Pa­ri te­nu, l’aven­ture « Ca­len­dar Girl » la pro­pulse au top des ventes aux États-Unis. C’est l’his­toire de Mia qui doit trou­ver un mil­lion de dol­lars en un temps re­cord et de­vient es­cort de luxe, sans obli­ga­tion de sexe. Chaque mois, Mia change de client et de des­ti­na­tion, et chaque fois, c’est une aven­ture hu­maine. Au­drey

dé­fend l’image d’une femme forte qui as­sume ses choix.

Avec cette nou­velle vie, Au­drey écume les sa­lons du livre du monde en­tier. On l’a ren­con­trée à Ban­dol au pre­mier fes­ti­val de New Romance en France. Ce suc­cès qui lui est tom­bé des­sus, elle ne s’en lasse pas : « On ne sait pas com­bien de temps ça va du­rer mais là, on vit des an­nées for­mi­dables », dit-elle entre deux éclats de rire. « On », c’est elle, son ma­ri et ses deux jeunes gar­çons qui ex­plosent de fier­té :

VOUS ÊTES JOUEUSE ? « Ma­man écrit des livres qu’on n’au­ra pas le droit de lire avant nos 18 ans ! Elle est sur la liste des meilleures ventes du “New York Times”. » Nu­mé­ro un même. En vraie Won­der Wo­man, elle tra­vaille la nuit, une fois sa jour­née de mère ter­mi­née : « Je vais à l’école trois fois par jour, dé­po­ser et ré­cu­pé­rer les gar­çons. En re­vanche, si je suis tran­quille le week-end, j’écris dix heures d’af­fi­lée. » Et elle trouve le temps de lire trois ou quatre livres par se­maine : « Je lis très vite, par­tout, tout le temps, sur ta­blette. » Des livres qu’elle achète aus­si pour les faire dé­di­ca­cer et les gar­der pré­cieu­se­ment dans son im­mense bi­blio­thèque. Parce qu’avant d’être au­teure, elle est lec­trice.

« De­vant mes fans, je perds mes moyens »

Cette com­mu­nau­té qui la suit, elle en est fière. « J’ai beau faire des in­ter­views

45 ro­mans à ga­gner avec le mot-clé COSGIRL. Jeux ou­verts du 04/01/2017 au 05/02/2017. Un ti­rage au sort dé­si­gne­ra les 50 ga­gnants. 0,65 € par SMS + prix d’un SMS x 4 maxi­mum. (Ex­trait du rè­gle­ment en page Jouez et ga­gnez) avec de grands jour­na­listes ou pas­ser à la té­lé, quand je ren­contre celles qui me lisent vrai­ment, je rou­gis, je ba­fouille. » Vu son as­su­rance na­tu­relle, on a du mal à la croire, mais elle in­siste : « Ils dé­pensent leur temps et leur ar­gent dans mes livres, j’ai trop peur de les dé­ce­voir. » Joyeuse et sym­pa comme elle est, il y a peu de risque. D’ailleurs elle leur parle tous les jours sur Fa­ce­book, Twit­ter, Snap­chat et Ins­ta­gram. Elle est de cette gé­né­ra­tion d’au­teures ul­tra­con­nec­tées à leurs lec­trices. Quand elles se ren­contrent, elles échangent hugs et sel­fies dans une joie qui frôle l’hys­té­rie. « Je n’en re­viens pas quand je vois de très jeunes filles se faire dé­di­ca­cer mes livres. Par­fois avec leur mère et leur grand-mère ! » On l’a vu à Ban­dol, le phé­no­mène New Romance rend vrai­ment tout le monde ad­dict. Alors, prêtes pour le « binge-rea­ding » ?

« Quand je me lève le ma­tin, je me dis “waouh, c’est ça ma vie !” »

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