QUELLE EST LA DIF­FÉ­RENCE ENTRE LA PER­SÉ­VÉ­RANCE ET L’OBS­TI­NA­TION ?

Cosmopolitan (France) - - JE M’ACCROCHE OU JE DÉCROCHE? -

QUATRE QUES­TIONS À FLORIAN FER­RE­RI, PSY­CHIATRE Toutes les deux dé­pendent bien plus de notre ca­rac­tère et de notre per­son­na­li­té que de la na­ture de l’ob­jec­tif pour­sui­vi. On per­sé­vère lorsque l’on tient un cap rai­son­nable, en te­nant compte de nos ex­pé­riences, po­si­tives comme né­ga­tives. A contra­rio, on s’obs­tine si l’on pour­suit une voie sans te­nir compte ni des si­gnaux qui in­diquent que cette quête est ir­ra­tion­nelle, ni des dom­mages col­la­té­raux que cette quête pour­rait en­traî­ner pour nous comme pour notre en­tou­rage. Contrai­re­ment au per­sé­vé­rant, l’obs­ti­né garde une pos­ture ri­gide, il est cam­pé sur son ju­ge­ment faus­sé, et il est in­ca­pable de se re­mettre en ques­tion. Le lâ­cher-prise dé­pend de notre ca­pa­ci­té à re­la­ti­vi­ser une si­tua­tion de stress, et à prendre du re­cul pour

re­trou­ver un équi­libre phy­sique et psy­chique me­na­cé par les pen­sées né­ga­tives et les ru­mi­na­tions liées à cette dif­fi­cul­té par­ti­cu­lière. C’est la rai­son pour la­quelle les per­sonnes an­xieuses ont plus de mal à lâ­cher prise. Quant au manque de vo­lon­té, il est sou­vent lié à un manque de mo­ti­va­tion ponc­tuel dû à la na­ture du pro­jet, ou conjonc­tu­rel, si la per­sonne est dé­pri­mée par exemple.

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