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Cosmopolitan (France) - - PSCHITT -

d’an­ni­ver­saire de Jas­mine. » On en­vi­sage les ré­ac­tions suc­ces­sives de cha­cun : au pire, que se passe-t-il ? – « Les amis de Jas­mine m’en veulent beau­coup, ils pré­fé­re­raient vrai­ment ne rien avoir à faire. » – « Ils ne me laissent pas en­trer à la fête. » – « Je de­mande à par­ler à Jas­mine, parce que j’es­time que c’est trop in­juste. » – « Elle me dit com­prendre ses amis, et qu’elle pré­fère ne plus me voir. » Puis on re­lit en s’in­ter­ro­geant sur la pro­ba­bi­li­té que ces hy­po­thèses se réa­lisent. Et du coup, on en­voie un mail aux potes de Jas­mine pour un coup de main. exis­tence a de la va­leur, pour ne pas cher­cher à ache­ter l’amour en ex­cel­lant par­tout. Exer­cice pour se re­con­nec­ter à ses va­leurs On com­mence par choi­sir une per­sonne ins­pi­rante : po­li­tique, spor­tif, chan­teur, in­tel­lec­tuel, fa­mille, ami, ac­teur… Puis on ré­sume ses qua­li­tés : cou­rage, sin­cé­ri­té, per­sé­vé­rance… Ra­pi­de­ment, un ou deux mots se dé­tachent du lot ; ce sont les va­leurs qui comptent le plus à nos yeux, et celles que nous de­vons in­car­ner au quo­ti­dien pour avoir une image po­si­tive de nous-même.

JE M’AF­FIRME Ima­gi­nons qu’on soit une co­cotte-mi­nute. À l’in­té­rieur, on en­tasse des frus­tra­tions chaque fois qu’on n’ex­prime pas nos li­mites ou nos opi­nions. Puis on ferme le cou­vercle, on bouche la sou­pape, et on at­tend. L’ex­plo­sion est im­mi­nente. Pour faire re­des­cendre la pres­sion, sa­voir qui on est, c’est une chose. Oser le dire, c’en est une autre… S’af­fir­mer, ce n’est pas être « grande gueule », c’est être ca­pable de for­mu­ler ses be­soins et ses li­mites. Ex­pri­mer qui on est. Cet hi­ver, l’ani­ma­teur Fré­dé­ric Lo­pez fai­sait un co­ming out émou­vant, ré­vé­lant son ho­mo­sexua­li­té. Faire son co­ming out, c’est se mon­trer tel qu’on est, grâce à un mes­sage po­si­tif, en­ga­gé, ins­pi­rant, convain­cant, hon­nête pour soi­même comme pour les autres (re­te­nez l’acro­nyme PEICH, consti­tué des pre­mières lettres de chaque ad­jec­tif ). Con­crè­te­ment, lors d’un re­pas de fa­mille avec l’oncle et la tante qui lancent des piques sur les ho­mos, plu­tôt que de ré­pondre « Vous n’êtes rien que des frus­trés in­to­lé­rants et vous me faites honte, bi­sous », on es­saie « Je suis à 100 % pour le ma­riage pour tous, vos pro­pos me mettent ex­trê­me­ment mal à l’aise. Soit vous ar­rê­tez, soit je pars. » Exer­cice pour pré­pa­rer son co­ming out On liste les si­tua­tions où : – On n’a pas ex­pri­mé ses vrais sen­ti­ments. – On a fait des com­pro­mis à contre­coeur. – Notre corps nous a lan­cé un mes­sage de mise en garde contre une si­tua­tion qui n’était pas bonne pour nous. En­suite, on ima­gine les mêmes si­tua­tions si on avait réus­si à s’af­fir­mer. Ça nous fa­ci­li­te­ra la tâche pour la der­nière étape : no­ter pour chaque cas le mes­sage PEICH qu’on au­rait pu lan­cer. Et qu’on lan­ce­ra la pro­chaine fois ! Mer­ci à Au­drey Akoun, thé­ra­peute et co­au­teure de « Je dis en­fin stop à la pres­sion » (éd. Ey­rolles) et de « La Fa­brique à Kifs » (éd. Ma­ra­bout).

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