27 %

48 % d’entre nous ont dé­jà eu un sex-friend. des « ca­sual dates » se sont trans­for­més en his­toires d’amour.

Cosmopolitan (France) - - LOVE DÉTECTIVE -

Un pro­blème d’en­vie ?

Comme pour che­cker les points qui manquent à ma re­la­tion, je me de­mande : qu’est-ce qui qua­li­fie un couple ? L’ex­clu­si­vi­té, la ja­lou­sie, la fi­dé­li­té ? Se­lon Sté­pha­nie Fré­mont, psy­cho­logue, c’est sim­ple­ment « le dé­sir pro­fond d’être avec l’autre et de créer avec lui une re­la­tion du­rable ». Ap­pli­quer cette dé­fi­ni­tion à la lettre se­rait la solution la plus simple : si on est dans un entre-deux, c’est que l’une des per­sonnes n’a pas en­vie de plus. Pour­tant, au­tour de moi, beau­coup sont dans cette si­tua­tion, et elle dure souvent plu­sieurs mois… C’est peut-être que Da­mien ne veut pas, fi­na­le­ment. Mais pour­quoi res­ter avec quel­qu’un, si on n’en res­sent pas le dé­sir ? Je re­trouve Vic­tor, un co­pain friand de re­la­tions com­pli­quées, qui m’avoue : « J’ai dé­jà été dans ce genre de brouillard sen­ti­men­tal avec une fille, il y a quelques mois. Ce n’était pas que je n’avais pas en­vie d’être avec elle, mais je vou­lais at­tendre de voir. » De voir quoi ? « Si on était com­pa­tibles, si ça va­lait le coup de se je­ter vrai­ment à l’eau… » Et ça s’est ter­mi­né comment, cette his­toire ? « Au bout de trois mois, elle m’a de­man­dé ce qu’on fai­sait, et je ne me sen­tais pas d’of­fi­cia­li­ser le truc. Alors on a ar­rê­té de se voir. » Donc tu n’avais pas en­vie, fi­na­le­ment ? Pour­quoi tu ne le lui as pas dit plus tôt ? « Je ne vou­lais pas me mettre la pres­sion, c’est tout ! » Ne pas te mettre la pres­sion, ou ne pas prendre de risque ?

Un pro­blème de peur ?

Pour Sté­pha­nie Fré­mont, en gé­né­ral, les hommes comme Vic­tor qui ne mettent pas de mots sur une re­la­tion redoutent l’en­ga­ge­ment : « Si l’un des par­te­naires se re­pré­sente le couple comme une pri­son, il va en per­ma­nence cher­cher à s’en éva­der, à at­tendre le moins pos­sible de l’autre et à cher­cher des sources de sa­tis­fac­tion ailleurs. » Pa­ral­lè­le­ment à cette en­vie de gar­der ses op­tions ou­vertes, on a tous be­soin d’af­fec­tion : « Au­jourd’hui, les im­pé­ra­tifs so­ciaux, éco­no­miques et re­li­gieux ont dis­pa­ru, et on re­cherche deux choses contra­dic­toires : d’un cô­té, la li­ber­té in­di­vi­duelle, l’en­vie de jouir de la vie sans en­trave, et de l’autre, l’in­ten­si­té émo­tion­nelle. » Mais mal­gré ce fan­tasme du par­te­naire idéal, on ne prend par­fois pas le temps d’ap­prendre à connaître quel­qu’un… parce qu’on flippe : « Cher­cher à connaître l’autre, c’est prendre le risque de tom­ber amou­reux, ex­plique Sté­pha­nie Fré­mont. Et pour ça, il faut ac­cep­ter de se ré­vé­ler faillible, in­com­plet, et Son­dage Ca­sualDa­ting.fr, 2012

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