Ja­mais avant le ma­riage…

Ils ne veulent pas vivre en­semble avant, juste pour pro­fi­ter en­core un peu de leur in­dé­pen­dance.

Cosmopolitan (France) - - RENCONTRE - Par Mé­la­nie Guez. Pho­to Stéphanie La­combe.

Où, quand, com­ment ?

Anne-Mar­gue­rite : Il y a quatre ans, j’ai 25 ans, grosse soi­rée d’an­ni­ver­saire. J’ai en­vie de dan­ser, alors un co­pain me met dans les bras de Charles-Éric : « Lui, il danse bien ! » Quelques jours plus tard, on se re­voit pour prendre un verre. Mais à peine as­sis, il doit re­par­tir… et fixe un nou­veau ren­dez-vous.

Pre­mier bai­ser ?

Il est en­core pres­sé, mal à l’aise… Et tout à coup, comme pour cou­per court à l’an­goisse, il m’em­brasse.

Et après ?

Noël ap­proche, il part vingt jours en Ar­gen­tine, seul. Alors, tex­tos, mails, mais je sais que la pres­sion, ce n’est pas son truc. Donc res­pect de son ter­ri­toire à son re­tour. Je suis en co­loc avec ma cou­sine, lui est entre deux jobs. On est bien en­semble, et on ne se pose pas de ques­tions, même après deux ans. Est-ce que c’est parce qu’on a 27 ans trois quarts qu’il faut for­cé­ment vivre en­semble ? D’au­tant qu’il dé­cide seul d’ache­ter un ap­par­te­ment… Et je n’y pose mes va­lises qu’un an après son ins­tal­la­tion, une se­maine avant notre ma­riage en juillet der­nier.

Plus beau sou­ve­nir ?

Notre voyage de noces au Pé­rou et en Bo­li­vie. Dans le dé­sert de sel face à un lac et ses mil­liers de fla­mants roses.

Pe­tit dé­faut ? Elle chante faux et ne connaît au­cune pa­role !

Il adore ne rien faire, ce qui a ten­dance à m’an­gois­ser !

Prin­ci­pale qua­li­té ? Elle est douce et ter­ri­ble­ment gen­tille, elle m’apaise.

Sous ses airs un peu bour­rus, c’est un vé­ri­table nou­nours.

Des pro­jets ?

Un voyage en Bir­ma­nie pour les pro­chaines va­cances et fon­der une fa­mille d’ici l’an­née pro­chaine. Charles-Éric : À cet an­ni­ver­saire, je suis en mode « chas­seur » mais sur­tout ivre mort… Qu’est-ce que je fais dans les bras de cette fille ? On passe une très bonne soi­rée. Et on se re­voit. Mais je ne suis pas à l’aise, j’ap­pelle ça les « verres bull­shit », il faut dis­cu­ter, se pré­sen­ter, re­faire le CV de sa vie. Du coup, j’abrège la soi­rée. On se re­voit, et j’en dé­duis que je lui plais puis­qu’elle a ac­cep­té. Ça me dé­tend, je me lève et je l’em­brasse. Pen­dant que je suis en Ar­gen­tine, elle part à Nantes pour les fêtes de fin d’an­née. Au re­tour, on sort pas mal, on part en week-end… On n’évoque ni ma­riage, ni en­fant, et même pas une vie sous le même toit. Ce n’est pas parce qu’on vi­vra en­semble que notre couple se­ra plus sé­rieux. C’est seule­ment quand elle vient visiter mon ap­part que je lui de­mande si elle se voit vivre un jour ici. Et je l’en­tends me ré­pondre « Oui, na­tu­rel­le­ment… » Nous sommes d’ac­cord pour ne pas vivre en­semble avant le ma­riage, pour pro­fi­ter en­core de notre in­dé­pen­dance. Un week-end à Lis­bonne, ba­lades, cou­chers de so­leil… Je crois que c’est après que je l’ai de­man­dée en ma­riage. Pro­fi­ter en­core de ces mo­ments à deux puisque, fi­na­le­ment, nous vi­vons en­semble de­puis peu…

Charles-Éric, 30 ans, consul­tant, et Anne-Mar­gue­rite, 29 ans, ju­riste.

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