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Cosmopolitan (France) - - JOB -

ON FAIT LES BONS CAL­CULS On sort l’agenda, son contrat de tra­vail, les re­le­vés de comptes ban­caires, et on s’or­ga­nise concrè­te­ment. J’ai com­bien de temps de pré­avis avec ma boîte ? Ai-je be­soin d’une for­ma­tion pour exer­cer le mé­tier que je vise ? Com­bien de temps dure-t-elle ? Com­bien coûte-t-elle ? Ai-je droit à des aides ? On met ses proches dans la boucle. Parce qu’en plus d’être des sou­tiens mo­raux es­sen­tiels, ils peuvent aus­si nous ai­der ma­té­riel­le­ment.

mon éner­gie, tout mon temps libre, toutes mes com­pé­tences, je les mets au pro­fit d’une boîte qui ne m’ap­par­tient pas. Le bur­nout me guette… je dois prendre du re­cul. Ma dé­ci­sion est prise, je l’an­nonce à mon boss : « Je veux me mettre à mon compte. » deux mois. Et je fais bien : re­con­nais­sant, il me pré­sente mon pre­mier client en tant que free lance. En­tre­temps je trouve une rem­pla­çante pour ma co­loc, je rem­plis les pa­piers pour être au­to-entrepreneur et j’or­ga­nise mon re­tour à Lyon. Les pre­miers jours, seule de­vant l’or­di dans le sa­lon de mon co­pain, c’est un peu la pa­nique. Comment trou­ver d’autres clients ? Vais-je m’en sor­tir fi­nan­ciè­re­ment ? Se­rai-je à la hau­teur ? Je ne trou­ve­rai pas les ré­ponses en res­sas­sant. Très vite, j’in­tègre un es­pace de co-wor­king. C’est 200 €/mois, mais je re­vis : les dé­jeu­ners entre col­lègues me man­quaient. Par­mi les ré­si­dents, je ren­contre une web­de­si­gneuse qui crée le site de ma boîte : Com’ en nuances est née. Une autre me fait tra­vailler sur le pro­jet éditorial d’un client. Les autres, je les trouve en ré­pon­dant à des an­nonces.

En quelques mois seule­ment, j’ai re­trou­vé le sa­laire que j’avais en entre-

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