Peut-on se­par­fu­mer au so­leil ? Là est la ques­tion.

Cosmopolitan (France) - - BEAUTE - Par Em­ma­nuelle Lannes. Pho­to Em­ma­nuelle Hau­guel. Réa­li­sa­tion Do­mi­nique Évêque.

Pour sa­voir si on peut por­ter son par­fum pré­fé­ré ou sa Co­logne sous le so­leil, on se de­mande…

EST-CE QUE JE BRONZE FA­CI­LE­MENT ?

Un par­fum, c’est de l’al­cool + un cock­tail de mo­lé­cules. Et elles doivent toutes faire par­tie de la « liste blanche » éta­blie par l’Ifra (In­ter­na­tio­nal Fra­grance As­so­cia­ tion) : être 100 % safe et ne pro­vo­quer ni taches, ni dé­man­geai­sons, ni rou­geurs. A prio­ri, on de­vrait toutes pou­voir se par­fu­mer au so­leil. Et pour­tant…

Pa­role de der­ma­to :

si on est de celles qui dé­clenchent une al­ler­gie au so­leil les trois pre­miers jours à la plage, qui rou­gissent pour un rien ou qui n’ap­pliquent que des écrans mi­né­raux, à base de zinc ou de ti­tane, la ré­ponse est : non, pas de par­fum à même la peau. En re­vanche, on peut tou­jours va­po­ri­ser la fra­grance sur un pa­réo ou un drap de bain, et lais­ser le sillage flot­ter dans l’air. Pour les autres, tout est une ques­tion d’en­vie, et de pru­dence quand même…

EST-CE QUE JE VEUX ME RA­FRAέCHIR ?

On cherche l’ombre, on hy­per­ven­tile dès qu’il fait 28 °C, on se va­po­rise d’eau en conti­nu, on rêve de vir­gin mo­ji­to et de fraî­cheur. On fonce sur les Co­logne, à condi­tion d’être ras­su­rées…

Pa­role de der­ma­to :

oui, on peut y al­ler tran­quille. Avant, les Co­logne avaient mau­vaise ré­pu­ta­tion l’été à cause de la ber­ga­mote et autres agrumes qui pro­vo­quaient des taches. De­puis, les pros l’af­firment : toutes les mo­lé­cules pho­to­sen­si­bi­li­santes de ces fruits ont été sup­pri­mées. Pour les plus stres­sées, rien n’in­ter­dit de tes­ter l’une de ces eaux free­zing sur une toute pe­tite zone de peau ex­po­sée au so­leil (main, che­villes…) et de consta­ter que dans 99,9 % des cas, il ne se passe rien. À part une gen­tille re­marque de la per­sonne à cô­té.

EST-CE QUE JE VEUX SÉDUIRE ?

Le par­fum fait tour­ner les têtes, donc on n’a pas en­vie de s’en pas­ser. On mise sur les fleurs blanches (mo­noï, fleur d’oran­ger…) en­ve­lop­pées d’ambre ou sur les fruits gour­mands. Mais pas ques­tion de s’as­per­ger à tout­va sous le ca­gnard…

Pa­role de der­ma­to :

mieux vaut se pré­ci­pi­ter sur toutes ces crèmes so­laires qui sentent la noix de co­co (Nuxe), la crème brû­lée (Ambre So­laire), les filles des îles (Po­ly­sianes) ou le jas­min chauf­fé au so­leil (Guer­lain), ça marche su­per, car le par­fum est em­pri­son­né par la tex­ture riche de la crème. Et si on veut vrai­ment pschit­ter sa fra­grance chérie, on ose sur toutes les par­ties du corps qui res­te­ront « plan­quées » sous le tee­shirt : creux des seins, nom­bril, bas du dos… là où c’est le plus hot ! Mer­ci à Jean-Mi­chel Du­riez, créa­teur des par­fums Jean-Mi­chel Du­riez Pa­ris, et à Pierre Au­las, di­rec­teur ar­tis­tique ol­fac­tif.

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