SE BOU­GER ET FAIRE DES REN­CONTRES

Se mus­cler, net­toyer une plage, ap­prendre le fla­men­co, c’est tout bé­nef pour le corps, l’es­prit et… l’amour.

Cosmopolitan (France) - - CÉLIB’ACTIF - Par Bar­ba­ra Co­lé et Gaëlle Gui­tard. Pho­to Ch­ris Cray­mer.

Le sport

Exit la na­ta­tion, la zum­ba, le Pi­lates… y croi­ser des mecs cé­li­ba­taires re­lève du mi­racle. La so­lu­tion ? Les sports mixtes. Ver­sion clas­sique : Il ne s’agit pas de ten­ter le rug­by ou la lutte gré­co-ro­maine, 100 % tes­to­sté­rone, mais bien de dé­ni­cher une ac­ti­vi­té phy­sique qui brasse les deux genres. Comme l’es­ca­lade. On peut se lan­cer seule sur le mur, il y au­ra tou­jours un pra­ti­quant ex­pé­ri­men­té, ou qui vient de ga­lé­rer sur le même par­cours, pour don­ner des conseils. Se­lon Mor­gane, co­di­rec­trice de la salle MRoc3 à Lyon : « Il n’y a pas de mo­ni­teur sur place, ce­la fa­vo­rise l’en­traide entre grim­peurs. » Ver­sion fun : Une course, c’est bien, mais les en­traî­ne­ments en amont, c’est beau­coup plus sym­pa. Ur­ban Run­ning ou Ur­ban Chal­lenge pro­posent une pré­pa­ra­tion en groupe en fonc­tion de ses ob­jec­tifs : qu’on vise le 6 ki­lo­mètres ou le ma­ra­thon, on trouve tou­jours cou­reur à son pied. Et si on est plu­tôt pe­tit trot, toutes les grandes villes pro­posent des foo­tings mais aus­si des af­ter-run pour par­ta­ger un brunch après l’ef­fort… Plus si af­fi­ni­tés. Con­seil : Le but n’est pas d’en­trer dans un jeu de com­pé­ti­tion, mais de s’amu­ser.

Le voyage

Au nombre de sites spé­cia­li­sés dans les va­cances entre cé­libs, on com­prend que le concept fait fu­reur. À condi­tion de trou­ver le bon pour ne pas re­ve­nir dé­pri­mée. Ver­sion clas­sique : L’UCPA n’est pas « l’Union des cé­li­ba­taires pri­vés d’amour », mais « l’Union na­tio­nale des centres spor­tifs de plein air » qui, de­puis sa créa­tion, pro­pose « des stages à prix rai­son­nables pour les moins de 40 ans ». En re­vanche, ce n’est pas parce qu’on choi­sit un stage de voile qu’on au­ra Fran­çois Ga­bart à la barre. On peut ci­bler da­van­tage sa re­cherche sur les-co­voya­geurs.com en tri­ant entre so­los ou mo­no­pa­ren­taux. Et on dis­cute avant le dé­part avec les membres in­té­res­sés par le même voyage, his­toire de voir à qui on au­ra af­faire. Avant de boo­ker deux se­maines en Thaï­lande, pour­quoi ne pas tes­ter d’abord le concept sur un week-end dans les ca­lanques de Cas­sis ? Ver­sion fun : L’Ita­lie en Ves­pa ! Ka­li­tum­ba Tra­vel pro­pose des for­mules sur me­sure pour dé­cou­vrir le pays sur le my­thique deux-roues. « Si on part seule, on trou­ve­ra sur place un pas­sa­ger ou un conduc­teur avec qui faire équipe pour sillon­ner les Pouilles ou la Tos­cane », as­sure l’agence. Con­seil : On pri­vi­lé­gie les sites qui com­mencent par co plu­tôt que par so­lo… On y va sur­tout avec l’en­vie de dé­cou­vrir une des­ti­na­tion. Et de la par­ta­ger.

Les cours

De cui­sine, de chant, de bri­co­lage… ap­prendre, c’est aus­si l’oc­ca­sion de joindre l’utile à l’agréable. Ver­sion clas­sique : Celles qui am­bi­tionnent de de­ve­nir les reines du ri­sot­to en dra­guant peuvent rendre leur ta­blier : les ate­liers de cui­sine sont pro­pices aux ba­var­dages, pas aux ba­billages. Pour ça, il y a des cours spé­ci­fiques comme

Cook and Meet, où les so­los gas­tro­nomes concoctent de bons pe­tits plats et les re­font en­semble par la suite si la mayon­naise a pris… (dans 20 villes en France). En­vie de jouer les ar­tistes ? Flash&Vous n’y va pas par quatre che­mins : « Cours de pho­tos pour cé­li­ba­taires » (ses­sions de 20 per­sonnes). Ins­crip­tions pour les deux ate­liers sur pas­tas­par­ty.com, dont la fon­da­trice a in­ven­té les re­pas entre in­con­nus réunis au­tour d’une bonne as­siette de pâtes le di­manche soir, his­toire de lut­ter contre « l’an­goisse du pen­sion­naire ». Et pour celles qui ne sont pas ef­frayées par un mar­teau et des vis, il y a Clou de foudre, où l’on ap­prend à bri­co­ler en groupe. Ins­crip­tions sur li­li­bri­cole.com. Ver­sion fun : Un stage de sur­vie. Deux ou trois jours pour ap­prendre à construire une ca­bane, faire du feu, fil­trer l’eau, s’orien­ter, faire la cueillette… Au moins, il nous au­ra vue 100 % na­tu­relle au ré­veil… Stage-de-sur­vie-na­ture.com. Con­seil : On cible en fonc­tion de ses ap­ti­tudes. On ou­blie le stage de sur­vie quand on n’a te­nu qu’un sty­lo dans sa vie.

Les fes­ti­vals

Se re­trou­ver entre fans d’un même groupe, serrés les uns contre les autres, for­cé­ment, ça crée des liens. Ver­sion clas­sique : Jazz in Mar­ciac dans le Gers, après les concerts, on dé­briefe au­tour d’un verre de saint-mont et on loge chez l’ha­bi­tant. Si on pré­fère l’élec­tro, en avant pour les nuits hot des Plages élec­tro­niques à Cannes, (du 10 au 12 août). Pour tous les autres fes­ti­vals, les Eu­ro­ckéennes (du 6 au 9 juillet), les Fran­co­fo­lies (du 12 au 16 juillet), Ca­bourg mon amour (du 28 au 30 juillet)… on consulte la carte de France sur tous­les­fes­ti­vals.com/agen­da. Ver­sion fun : Hel­lo Birds à Étre­tat, et ses ate­liers pé­tanque (du 30 juin au 1er juillet)… Am­biance amour, cidre et cui-cui. Con­seil : C’est en al­lant au fes­ti­val (ou en re­ve­nant) qu’on fe­ra le plus de connais­sances. On cherche un co­voi­tu­rage sur la page Fa­ce­book de l’évé­ne­ment. Plus ef­fi­cace : BlaB­laCar est par­te­naire de plu­sieurs grandes ma­ni­fes­ta­tions, comme Mu­si­lac et les Fran­co­fo­lies. Cer­taines en­cou­ragent d’ailleurs vi­ve­ment les tran­sports en com­mun comme le Ba­teau Mu­sic en fo­rêt de Ram­bouillet, au­quel on se rend en train puis en na­vette.

Les sor­ties

Se culti­ver, al­ler au ci­né, faire la fête… bref, tout sauf re­gar­der « Cam­ping 3 » sur son ca­nap. Ver­sion clas­sique : Se faire des amis lors­qu’on dé­barque dans une nou­velle ville, même pour quelques jours : on­va­sor­tir.com, sor­tir­bou­ger.com ou mee­ting­game.fr. Il suf­fit qu’une idée de sor­tie soit lan­cée, les ama­teurs em­brayent et le groupe se consti­tue : ex­po, théâtre, res­tau­rant, ba­lade tou­ris­tique, shopping ou apé­ro… Les ap­plis du genre sont nom­breuses : Smee­ters per­met d’or­ga­ni­ser des sor­ties en pe­tits groupes (de 4 à 6 per­sonnes) en conser­vant une pa­ri­té entre filles et gar­çons. Quant à Wiith, elle connecte les per­sonnes si­tuées à proxi­mi­té avec les mêmes en­vies : qui vou­drait al­ler voir le der­nier Luc Bes­son, qui sort au­jourd’hui ? Ver­sion fun : Ex­cuse MyPar­ty, la ré­plique fes­tive de Airbnb. À l'ori­gine du pro­jet, deux amis qui or­ga­nisent des soi­rées en ap­part. Moins im­per­son­nel qu’en boîte de nuit. On y va seule ou entre amis. Con­seil : Et on n’est pas obli­gée de se gref­fer à un évé­ne­ment, on peut aus­si pro­po­ser le sien sur ce site. Vienne qui vou­dra !

Les B.A.

Pro­té­ger la na­ture, ou don­ner de son temps aux autres, c’est aus­si l’oc­ca­sion de ren­con­trer des gens qui ont les mêmes va­leurs et mo­ti­va­tions. Ver­sion clas­sique : Deux se­maines à s’oc­cu­per des tor­tues en pé­riode de re­pro­duc­tion au Cos­ta Ri­ca, ça s’ap­pelle l’ éco­vo­lon­ta­riat et c’est en plein boom. Le site Eco voya­geurs re­cense les plus belles mis­sions aux quatre coins du monde. Mais pas que : le Grand Tour Mé­di­ter­ra­née, par exemple, per­met d’ob­ser­ver et de re­cen­ser dau­phins et ba­leines au large des côtes fran­çaises, corses, grecques… entre avril et sep­tembre. Si on a plu­tôt en­vie d’ai­der des po­pu­la­tions, on se lance dans le tou­risme so­li­daire avec dou­ble­sens.fr. Re­peindre une mai­son au Cap-Vert, ini­tier des en­fants à l’in­for­ma­tique au Bé­nin… pour ren­con­trer des lo­caux avec un pe­tit groupe de Fran­çais. Et tis­ser des liens d’ami­tié, voire plus. Ver­sion fun : On tente la « ba­lade zé­ro dé­chet » sur une jour­née ou un week-end et on net­toie une fo­rêt ou une plage près de chez soi. On s’ins­crit sur ini­tia­tives oceanes. org pour s’in­for­mer sur les ac­tions pré­vues en bord de mer, mais aus­si au­tour des lacs. On peut même or­ga­ni­ser sa propre col­lecte. On prend l’air et on fait des ren­contres tout en pro­té­geant l’en­vi­ron­ne­ment. Con­seil : Mieux vaut dé­bu­ter par une mis­sion courte et lo­cale, pour voir si on est dans son élé­ment et si on ac­croche avec les autres bé­né­voles.

PRO­TÉ­GER LA NA­TURE OU DON­NER DE SON TEMPS AUX AUTRES, C’EST AUS­SI L’OC­CA­SION DE REN­CON­TRER DES GENS QUI ONT LES MÊMES VA­LEURS.

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