Il n’y a qu’à Cosmo qu’on avoue ça.

Cosmopolitan (France) - - CONFESSIONS - Par Ch­loé Plan­cou­laine et Ma­non Pi­bou­leau

SPICY GIRL

Ka­rim me fait dé­cou­vrir un dé­li­cieux res­to in­dien dans son quar­tier. Mais ce que j’at­tends de dé­gus­ter avec en­core plus d’im­pa­tience, c’est son corps… De­puis trois se­maines qu’on est en­semble, je ne m’en lasse pas. Et de re­tour dans sa chambre ce soir-là, j’in­siste pour m’oc­cu­per de lui la pre­mière. Mais cette fois, ses cris de plai­sir se trans­forment en cris de dou­leur. « Ça brûûûle ! » Je n’au­rais pas dû man­ger pi­men­té. Ra­phaëlle, 28 ans

TRANSPORTS AMOU­REUX

Dans le train, à deux rangs de mon siège, il y a un mec qui me plaît. Je baisse les yeux lors­qu’il lève les siens, mais je crois qu’il m’a grillée… J’y vais, j’y vais pas ? Au mo­ment de quit­ter le train, le des­tin me donne un coup de pouce : bien en vue sur sa va­lise, il y a son nom et son nu­mé­ro de té­lé­phone. Je les re­tiens par coeur et le soir, j’ose un tex­to : « Bon­soir Jé­rôme, je suis la fille du Pa­risBor­deaux… » Sauf qu’après quelques échanges très gê­nants, j’ap­prends que Jé­rôme a 62 ans et qu’il a prê­té sa va­lise à son fils. Ed­wige, 25 ans

BON­NET D’ÂNE

Pour ar­ron­dir mes fins de mois, je suis prof par­ti­cu­lier à do­mi­cile. Au­jourd’hui, j’ai cours avec Bas­tien, 11 ans. Je jette un coup d’oeil à son agen­da et je prends connais­sance de son contrôle sur la Rome an­tique pré­vu jeu­di pro­chain. Dé­bal­lage des ca­hiers, lec­ture, re­lec­ture et puis ré­ci­ta­tion. Il maî­trise le su­jet à fond. Et pour­tant… « Cinq sur vingt, in­ad­mis­sible !!! » me hurlent ses pa­rents, trois jours plus tard, au té­lé­phone. La Rome an­tique, c’était pour dans quinze jours. Là, le contrôle por­tait sur l’Égypte. Hu­go, 24 ans

PAS VU, PAS PRIS

En route pour le tra­vail, j’ai mon pa­tron au bout du fil de mon kit mains libres quand, pas de bol, j’aper­çois une voi­ture de po­lice dans le ré­tro­vi­seur. Et m*rde ! Vite, je rac­croche. Les po­li­ciers me doublent et de­mandent de me ran­ger sur le bas­cô­té. Leurs sour­cils se froncent mais sans les lais­ser in­ter­ve­nir, je plaide non­cou­pable : « Je suis dé­so­lé, ça a du­ré dix se­condes, en­suite, j’ai rac­cro­ché. » En fait, ils vou­laient m’aver­tir que ma plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion était en train de se dé­cro­cher. Ben­ja­min, 31 ans

LE VERRE DE TROP

Mon pre­mier ren­dez-vous avec Jo­ris est par­fait : après un res­to ro­man­tique, je l’in­vite à boire un der­nier verre. « Tu as un ouvre-bou­teille ? » Pas le temps de ré­pondre, il le trouve tout seul dans le pre­mier ti­roir qu’il ouvre : un tire-bou­chon en forme de gros zi­zi of­fert par une pote. Lei­la, 27 ans

MAUVAISE CONDUITE

Ma­ri­na, ma grande amie de fac, se ma­rie. Mais à la vi­tesse à la­quelle roule le mec de­vant moi sur la na­tio­nale, je ne se­rai ja­mais à l’heure pour la cé­ré­mo­nie. Je rêve ou, en plus, il ac­cé­lère quand je me pré­pare à dou­bler ? Vé­nère, je fi­nis par klaxon­ner en conti­nu, et je lâche un « abru­ti ! » par la fe­nêtre ou­verte au mo­ment de lui pas­ser de­vant. Quand je dé­couvre Ma­ri­na dans sa su­perbe robe sur le par­king de la mai­rie, je re­trouve le sou­rire. Non seule­ment je suis à l’heure, mais pas la der­nière. Cinq mi­nutes après moi, c’est son oncle ché­ri qui dé­barque et vient la sa­luer. L’abru­ti. Noé­mie, 28 ans

PAS UNE RIDE

Ce soir, c’est le grand soir ! J’ai tout pré­vu pour l’an­ni­ver­saire sur­prise de mon co­loc, Ju­lien. Vingt in­vi­tés, un buf­fet du ton­nerre, cham­pagne mil­lé­si­mé et sur­tout, j’ai por­té une at­ten­tion toute par­ti­cu­lière à la déco. Des bal­lons, beau­coup de bal­lons dont deux énormes, do­rés, que j’ai dé­got­tés au der­nier mo­ment, en forme de « 30 ». Il est 20 heures, tout le monde est là. Ju­lien va dé­bar­quer d’un mo­ment à l’autre. La clé tourne dans la ser­rure et « Joyeux an­ni­ver­saire Ju­lien ! » Il est ému et sur­pris. D’au­tant plus sur­pris qu’il fête ses 29 ans. Fa­rid, 31 ans LE MOT DE LA FAIM Ce soir, on re­çoit mes pa­rents à la mai­son. En­trée, plat : rien à dire. En re­vanche, ce n’est pas un se­cret, je n’ai ja­mais été ex­pert en pâ­tis­se­rie. À la pre­mière bou­chée de tarte, So­fia, ma copine, fait sem­blant de s’étouf­fer : « La pro­chaine fois, on va chez le pâ­tis­sier, hein. » Ma mère se racle la gorge. C’est elle qui a ap­por­té le gâ­teau. Laurent, 29 ans

ILLU­SION D’OP­TIQUE

Avec Mé­la­nie, on passe la se­maine à la cam­pagne chez mes pa­rents, et avant de se cou­cher, on pro­fite du jar­din. La haie nous pro­tège de la cu­rio­si­té du voi­si­nage et la lu­mière de la chambre pa­ren­tale s’est éteinte. Al­lon­gés dans l’herbe, on perd ra­pi­de­ment nos vê­te­ments : il est temps de re­joindre le lit. On se lève, Mé­la­nie en­roule ses jambes au­tour de mon buste pen­dant que je sur­veille où je mets les pieds. Et « boum ! » Mé­la­nie s’en­castre dans la baie vi­trée, tel­le­ment propre que je la pen­sais ou­verte. Aler­té par le bruit, mon père est des­cen­du en cou­rant et la lune éclai­rait drô­le­ment bien, cette nuit. Alexandre, 27 ans

SANS FILTRE

Mon por­table sonne au mo­ment où je sors de la douche. Je me pré­ci­pite et dé­croche juste à temps. C’est mon col­lègue Jean : « Dé­so­lé de te dé­ran­ger un jour off, mais avec Mat­thias on a vrai­ment be­soin de toi pour dé­par­ta­ger deux vi­suels pro­duits. » Il peut at­tendre deux pe­tites se­condes que je branche mon kit mains libres ? « Oui, mais… » Il fi­nit sa phrase alors que je dé­colle le té­lé­phone de mon oreille : « On est en Fa­ceTime. » Et moi, en pei­gnoir grand ou­vert. Anne-Claire, 32 ans

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