REN­CONTRE

Ils ont dix ans de dif­fé­rence, il est en couple quand ils se ren­contrent, six mois plus tard, ils se ma­rient à Las Ve­gas.

Cosmopolitan (France) - - SOMMAIRE - Par Mar­tine Tar­tour. Pho­to Sté­pha­nie La­combe.

Où, quand, comment ?

Ju­lie : En sep­tembre 2013, je m’oc­cupe de la vente d’es­paces pub dans un grand groupe de presse. Je suis donc en re­la­tion avec de nom­breuses agences mé­dia. Entre deux ren­dez-vous, j’aper­çois Ke­van, qui bosse dans l’une d’entre elles. Je le trouve hy­per ca­non. Un mois plus tard, c’est à lui que j’ai di­rec­te­ment af­faire. Le fee­ling est très bon, mais il est en couple. À par­tir de dé­cembre, nos échanges de mails pro s’en­chaînent. En fé­vrier, quand il m’an­nonce qu’il est cé­li­ba­taire, je l’in­vite à dé­jeu­ner. Ke­van : Je m’oc­cupe de la stra­té­gie d’achat d’es­paces pub et Ju­lie en vend. On doit fa­ta­le­ment se ren­con­trer un jour mais je ne suis pas libre. Et ça se passe au­tour d’un ca­fé. S’en­suivent des se­maines où j’en­voie peut-être un peu plus de mails qu’il n’en faut : une ving­taine en moyenne par jour jus­qu’à Noël, où je sens que mon couple part en vrille. Je le lui dis. En fé­vrier, elle m’in­vite à dé­jeu­ner dans un cadre pro­fes­sion­nel. Le vin ai­dant, je lui an­nonce que je dé­barque chez elle le soir même avec du cham­pagne.

Pre­mier bai­ser ?

Il ar­rive une heure en avance avec un ma­gnum de cham­pagne. Je suis un peu af­fo­lée, on a dé­jà bien bu à mi­di. Il m’em­brasse sans même avoir be­soin d’être ivre. Le ma­gnum, je lui avais dit que je l’avais re­çu d’un client en cadeau, je ne vou­lais pas jouer l’es­broufe. Je l’em­brasse parce qu’elle me plaît tel­le­ment.

Et après ?

Pour moi, c’est un coup de foudre comme j’en ai tou­jours rê­vé. Je le pré­viens que je ne veux pas d’une his­toire d’un soir. On cache notre re­la­tion pen­dant les trois premiers mois. Puis on vit en­semble très vite. La dif­fé­rence d’âge n’y est pour rien, c’est juste que l’amour est un truc très simple. Je viens de quit­ter ma co­pine, je ne pense pas me re­mettre avec quel­qu’un tout de suite, pour­tant ça se fait na­tu­rel­le­ment. C’est mon double : on adore voya­ger, on a une pas­sion com­mune pour l’élec­tro, et le ta­touage. On est fous amou­reux l’un de l’autre, on em­mé­nage en­semble.

Plus beau sou­ve­nir ?

Notre ma­riage à Las Ve­gas, mes pa­rents ont fait la même chose il y a trente ans, trois mois après leur ren­contre. Nos pre­mières va­cances en Ca­li­for­nie, un vrai road trip. Notre ma­riage, c’est un rêve de Ju­lie.

Plus belle qua­li­té ?

Son hu­mour. Il me fait rire. On a une petite fille, et il sait être très drôle, mal­gré la fa­tigue et les nuits trop courtes. Son cha­risme. Elle rayonne dès qu’elle entre dans une pièce. Elle sait cal­mer notre fille, me cal­mer aus­si.

Der­nière fies­ta ?

Il y a presque un an, juste avant d’ap­prendre ma gros­sesse. Soi­rée chez des co­pains, on a fi­ni très tard le ma­tin. J’ai ar­rê­té de faire la fête par so­li­da­ri­té pen­dant sa gros­sesse. Seule en­torse, une soi­rée élec­tro jus­qu’au bout de la nuit.

Des pro­jets ?

Re­tour­ner aux États-Unis, un long voyage avec notre fille.

Tra­ver­ser la Ca­li­for­nie, via le Ne­va­da, et fi­nir par l’Ari­zo­na.

Ju­lie, 29 ans, di­rec­trice de clien­tèle, et Ke­van, 39 ans, mé­dia ma­na­ger.

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