Nuage de mot : Fin­tech

#tech­no­lo­gie #ga­fam #R&D #in­no­va­tion #banque

Courrier Cadres - - SOMMAIRE - Par In­no­cen­tia Agbe.

Contrac­tion de “tech­no­lo­gie” et de “fi­nance”, on se dit que la fin­tech de­vrait chan­ger une par­tie im­por­tante de notre vie : la ges­tion de notre ar­gent. Elle pour­rait être une fa­çon de payer moins cher les ser­vices fi­nan­ciers, voire de pou­voir contour­ner les banques tra­di­tion­nelles. Un peu comme Airbnb a chan­gé la fa­çon dont nous voya­geons. Sauf qu’en ce qui concerne la fin­tech, c’est plus com­pli­qué que ce­la. Même si ce terme dé­fi­nit bien les nou­veaux ac­teurs qui font bou­ger le sec­teur de la fi­nance. “Il s’agit d’une struc­ture qui dé­ve­loppe de nou­veaux ou­tils et types de ser­vices per­met­tant d’adres­ser les pro­blé­ma­tiques exis­tantes ou émer­gentes de l’in­dus­trie des ser­vices fi­nan­ciers concer­nant l’épargne, le fi­nan­ce­ment, l’in­ves­tis­se­ment, le mar­ché des ca­pi­taux, l’as­su­rance…, en uti­li­sant des mo­dèles opé­ra­tion­nels, tech­no­lo­giques et éco­no­miques in­no­vants”, ré­sume Cy­ril Ar­mange, di­rec­teur des par­te­na­riats et de la com­mu­ni­ca­tion pour Fi­nance In­no­va­tion. Ces so­lu­tions s’adressent aus­si bien aux par­ti­cu­liers qu’aux en­tre­prises. La par­ti­cu­la­ri­té de ces so­cié­tés est qu’elles ont une in­ten­si­té tech­no­lo­gique forte (Big da­ta, API…) et uti­lisent de nou­veaux mo­dèles éco­no­miques. “Le time to mar­ket est idéal car il y a eu la crise de 2008. Ce­la a per­mis de lan­cer des pro­duits qui ont ren­con­tré

la sa­tis­fac­tion des clients”, ex­plique Cy­ril Ar­mange. De plus, avec les smart­phones ou en­core la 4G, ces so­cié­tés dé­ve­loppent des so­lu­tions en phase avec les usages de la po­pu­la­tion. “Les fin­tech se basent beau­coup sur les

at­tentes des clients”, rap­pelle Cy­ril Ar­mange. À l’image de Compte-Ni­ckel qui per­met d’ou­vrir un compte ban­caire en cinq mi­nutes chez un bu­ra­liste… mais qui a été ra­che­té par BNP Pa­ri­bas. Ce sont no­tam­ment ces ra­chats qui font dire que les fin­tech ne signent pas du tout la mort des banques tra­di­tion­nelles. “Ce sont les banques qui dis­posent des res­sources fi­nan­cières. Les

fin­tech res­tent as­sez fra­giles”, ex­plique Cy­ril Ar­mange. En re­vanche, ces start-ups les poussent à être plus agile, à se ré­in­ven­ter. “C’est de la re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment ex­ter­na­li­sée.” Les banques lancent ain­si leurs in­cu­ba­teurs, des par­te­na­riats. Et elles ré­agissent. “Elles ont com­pris qu’il faut

re­cen­trer leur bu­si­ness mo­del sur les clients.” Ni­veau tech­no­lo­gique, les fin­tech semblent être sur un mar­ché pro­met­teur, no­tam­ment grâce aux rup­tures tech­no­lo­giques qui conti­nuent à émer­ger, à l’ins­tar de la blo­ck­chain. Mais pour les banques tra­di­tion­nelles la réelle me­nace se si­tue plu­tôt du cô­té des Ga­fam (Google, Apple, Fa­ce­book, Ama­zon, Mi­cro­soft). “Ces en­tre­prises dis­posent des don­nées clients. Elles pour­raient elles-mêmes de­ve­nir des fin­tech. Il existe dé­jà l’Apple Pay…” De­main, nous au­rons peut-être notre compte ban­caire chez Ama­zon…

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