Rien ne vaut une vi­sion d’en­semble

Détente Jardin Hors-série - - Un Potager Dans Les Hautes-alpes -

Ce sep­tième prin­cipe s’énonce ain­si : « On part des struc­tures d’en­semble pour ar­ri­ver aux dé­tails. » Ce­la si­gni­fie que l’on a be­soin de bien com­prendre l’en­semble de son ex­ploi­ta­tion, de sa pro­prié­té, de son jar­din pour pou­voir ins­tal­ler au mieux les élé­ments plus pe­tits – com­post, mare, po­ta­ger, fleurs, frui­tiers…

Ce prin­cipe est peut-être ce­lui qui est le plus mal com­pris… et ce­lui qui est ex­pli­qué dans les ma­nuels ou sur In­ter­net de la ma­nière la plus obs­cure. Pour l’ex­pli­quer, on pour­rait se ré­fé­rer à la fa­meuse maxime qui dit que « c’est l’arbre qui cache la fo­rêt. » En ef­fet, lorsque l’on se fo­ca­lise sur les dé­tails, on perd la vi­sion d’en­semble. En pre­nant donc du re­cul, on voit mieux les struc­tures qui forment l’os­sa­ture de notre jar­din en per­ma­cul­ture. Et en se ba­sant sur ces struc­tures, on peut en­suite les rem­plir, au fur et à me­sure, avec les dé­tails. À l’échelle d’un simple jar­din,

on peut com­men­cer par di­vi­ser l’es­pace, au­tour de la mai­son, se­lon l’in­ten­si­té d’uti­li­sa­tion : le po­ta­ger d’aro­ma­tique où l’on va sou­vent, la zone de com­post, les planches de lé­gumes, la zone des pe­tits fruits où l’on va moins sou­vent, le ver­ger… De même, quand on dé­bute un jar­din, pour ins­tal­ler les dif­fé­rentes par­ties, il faut prendre en compte les fac­teurs en­vi­ron­ne­men­taux tels que l’orien­ta­tion du so­leil, la di­rec­tion des vents do­mi­nants, les zones inon­dables. Ce­la per­met de bien com­prendre son site, comme l’a fait Jean-Claude avec son plan.

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