Les amen­de­ments, pour le meilleur de votre terre

« La na­ture n’est pas dé­fi­ni­tive, on peut tou­jours lui ajou­ter », di­sait Jules Re­nard. Les amen­de­ments pour amé­lio­rer la ri­chesse du sol ne sont pas for­cé­ment in­dis­pen­sables mais sou­vent utiles.

Détente Jardin Hors-série - - Sommaire -

Cer­taines fo­rêts sont plus luxu­riantes que d’autres. Ce­la tient no­tam­ment à la ri­chesse na­tu­relle du sol et pas seule­ment à l’ac­ti­vi­té bio­lo­gique dans la li­tière. Que la terre soit trop maigre, trop cal­caire ou au contraire trop acide, et les plantes se plaisent moins. Dans tous les cas, les amen­de­ments consti­tuent une so­lu­tion as­sez du­rable pour amé­lio­rer un sol. Un sol neutre et bien équi­li­bré pré­sen­te­ra un pH de 7. En sol trop acide (pH in­fé­rieur à 5), les lé­gumes poussent mal et un ap­port de chaux une fois l’an en fin d’hi­ver suf­fit à amé­lio­rer la si­tua­tion. Un sol trop cal­caire pose ra­re­ment sou­ci aux cultures po­ta­gères, à quelques ex­cep­tions près comme la rhu­barbe, les fram­boi­siers

et les frai­siers. À leur pied, un ap­port de soufre en poudre, là aus­si en hi­ver, di­mi­nue le pH mais de fa­çon très lente. Les amen­de­ments or­ga­niques consti­tuent donc un com­plé­ment in­dis­pen­sable.

Tout en un ou presque

Com­po­sés de di­verses ma­tières al­lant du fu­mier jus­qu’à des dé­chets ani­maux (sang sé­ché, corne broyée…) en pas­sant par des sous-pro­duits vé­gé­taux (tour­teaux), les amen­de­ments or­ga­niques ne mo­di­fient pas di­rec­te­ment les ca­rac­té­ris­tiques phy­siques d’un sol. Mais en dy­na­mi­sant la vie du sol et les plantes, ils li­mitent for­te­ment ce qui ap­pa­rais­sait comme un dés­équi­libre. Fu­té !

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