Vous avez la pa­role

De Ligne en Ligne - - Édito Sommaire - Pro­pos recueillis par Ma­rie-hé­lène Gat­to et Florian Le­roy, Bpi

Le fran­çais en V.O.

Ga­brie­la

28 ans, pé­ru­vienne

Le film, c’est bien pour les per­sonnes qui ont beau­coup de temps. Mais les ate­liers, c’est bien aus­si pour celles qui n’en ont pas beau­coup. Avec un film, nous pou­vons connaitre d’autres cultures, d’autres réa­li­tés.

An­to­nio

50 ans, bré­si­lien

Je suis de­puis deux mois en France, je viens aux ate­liers de conver­sa­tion de fran­çais et de por­tu­gais. C’est in­té­res­sant d’uti­li­ser le film pour l’ap­pren­tis­sage. C’est la meilleure as­si­mi­la­tion de la langue : écou­ter, voir.

Anne

65 ans, al­le­mande

Je vais tous les ven­dre­dis aux ate­liers de conver­sa­tion et c’est la pre­mière fois que je vais à ce­lui du Ci­né- FLE. Ça n’a pas été dif­fi­cile de re­gar­der le film parce qu’il y avait les sous- titres. Pour moi, c’est plus fa­cile de lire que d’écou­ter les Fran­çais par­ler. Je n’ai pas de pro­blème à com­prendre les autres per­sonnes dans les dis­cus­sions après le film car elles parlent len­te­ment. Je suis ici pour ap­prendre.

Lo­la

24 ans, kir­ghise

Ça ne fait pas long­temps que je viens ici mais j’aime beau­coup. Dans la vie quo­ti­dienne, je ne parle pas beau­coup car je suis ti­mide. Ici, je me sens bien parce qu’il y a beau­coup d’étran­gers, ils sont comme moi. La seule fois où j’ai vu des films en fran­çais c’était sur In­ter­net. Ce soir, ce n’était pas dif­fi­cile, mais ce qui est dom­mage c’est les sous-titres. Le fran­çais doit s’ap­prendre en écou­tant sur­tout. À Pa­ris les gens parlent très vite et c’est dif­fi­cile à com­prendre. Avec les sous-titres, on ne fait que lire. Pour moi, l’ate­lier de dis­cus­sion est mieux, mais voir le film est in­té­res­sant, car la té­lé­vi­sion et les films nous montrent com­ment se parle la langue fran­çaise. J’ai l’ha­bi­tude de re­gar­der la té­lé­vi­sion fran­çaise. Je ne suis ja­mais al­lée au ci­né­ma car je me di­sais que je ne connais­sais pas bien le fran­çais, mais là, j’ai vu ce film et je pense que j’ai com­pris beau­coup de choses.

Ra­do­mir

27 ans, mol­dave

Je suis ve­nu plus de trente fois ! Je re­garde beau­coup de vi­déos en fran­çais sur In­ter­net, sans sous-titres, donc je suis ha­bi­tué. Ce que nous avons fait ce soir était in­té­res­sant et fa­cile à com­prendre.

Za­ka­ria

21 ans, ma­ro­cain

Je viens aux ate­liers d’an­glais et de fran­çais. Dans les séances ha­bi­tuelles, on fait presque tou­jours la même chose, on se pré­sente, on parle de n’im­porte quoi. Là, le film nous donne un su­jet, ça crée des dé­bats. J’aime beau­coup cette méthode. Ça donne l’im­pres­sion d’être fa­cile, on ap­prend en s’amu­sant. C’est pas comme si on fai­sait de la gram­maire avec un dic­tion­naire !

Sh­ree Chan­chal 39 ans, fran­çais ori­gi­naire du Ban­gla­desh

Je par­ti­cipe deux fois par se­maine : l’an­glais, c’est tous les lun­dis, le fran­çais tous les ven­dre­dis. C’est un très beau film sur les étran­gers. Les ac­cents sont un peu dif­fi­ciles à com­prendre. Avec les sous-titres, ça va. Les ac­cents d’afrique, c’est dif­fé­rent du vrai ac­cent fran­çais. J’ai vu un mot pour la pre­mière fois : la­cune. C’est quoi « la­cune » ?

Ha­bi­tués ou non, des ate­liers de conver­sa­tion fran­çais langue étran­gère (FLE), ils sont ve­nus par­ti­ci­per à une séance CI­NÉ-FLE : re­gar­der en­semble un film en fran­çais sous-ti­tré et en dis­cu­ter.

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