LES PU­BLICS DE LA Bpi DES­SI­NÉS PAR LES STA­TIS­TIQUES

De Ligne en Ligne - - Votre Accueil -

Vous avez été très nom­breux à ac­cep­ter de ré­pondre sur

place à notre der­nière en­quête de pu­blic, et nous vous

en re­mer­cions. 1836 ques­tion­naires – d’une cen­taine de ques­tions cha­cun – ont été ad­mi­nis­trés en face à face du

4 au 9 no­vembre der­nier. Les ré­ponses col­lec­tées nous

per­mettent au­jourd’hui de dres­ser à grands traits le por­trait

de nos pu­blics : votre propre por­trait, en somme, s'il vous

ar­rive de fré­quen­ter la bi­blio­thèque. Voi­ci quelques grandes

ten­dances qui viennent confir­mer cer­taines im­pres­sions et par­fois en in­fir­mer d'autres.

À la Bpi, il n’y a que des étu­diants…

Faux ! Du moins par­tiel­le­ment, et de moins en moins vrai, pour tout dire. On compte 63 % d'étu­diant(e)s par­mi les per­sonnes in­ter­ro­gées en no­vembre 2015, 5 % de col­lé­gien(ne)s et ly­céen(ne)s, 20 % d'ac­tifs et ac­tives oc­cu­pé(e)s, 7 % de per­sonnes en re­cherche d'em­ploi, 3 % de re­trai­tés et 2 % d'autres in­ac­tifs et in­ac­tives au sens de L'IN­SEE (per­sonnes au foyer, etc.). La pro­por­tion d'étu­diant(e)s a donc sen­si­ble­ment di­mi­nué de­puis 2003 (71 % à cette époque), alors que les ef­fec­tifs dans l'en­sei­gne­ment su­pé­rieur et en par­ti­cu­lier à l'uni­ver­si­té ont conti­nué à pro­gres­ser en Île-de­France ces der­nières an­nées. Ce sont les ac­tifs et les ac­tives oc­cu­pés qui semblent pro­fi­ter du lé­ger re­pli de la po­pu­la­tion étu­diante : cette ca­té­go­rie gagne 2 points de pour­cen­tage de 2003 à 2015. On no­te­ra par ailleurs que les étu­diant(e)s re­pré­sentent 56 % des pu­blics le mer­cre­di et 71 % le di­manche : l'en­quête confirme bien par consé­quent la sur­re­pré­sen­ta­tion d'un pu­blic sco­laire en fin de se­maine.

Les filles sont plus as­si­dues que les gar­çons…

C'est vrai pour ce qui concerne les usa­gers sco­laires : on compte 67 % de filles par­mi les col­lé­gien(e)s et ly­céen(e)s et 60 % par­mi les étu­diant(e)s. Mais la pro­por­tion s'in­verse au sein des ca­té­go­ries non sco­laires puisque les femmes ne re­pré­sentent que 37 % des re­trai­tés pré­sents à la bi­blio­thèque, 35 % des ac­tifs oc­cu­pés comme des per­sonnes en re­cherche d'em­ploi et 30 % seule­ment des in­ac­tifs. Le mé­lange de ces dif­fé­rentes ca­té­go­ries d'usa­gers au sein d'un même es­pace pu­blic pro­duit par consé­quent une pa­ri­té re­la­tive mais bien réelle puisque la moyenne gé­né­rale s'éta­blit à 52 % de femmes et 48 % d'hommes.

Pour en­trer à la Bpi, il faut s’ar­mer de pa­tience…

C'est vrai. L'af­fluence est forte, l'éta­blis­se­ment a en­re­gis­tré en­vi­ron 1 300 000 vi­sites en 2015. Près de 6 per­sonnes sur 10 dé­clarent ve­nir au moins 1 fois par se­maine au cours de l'an­née. En moyenne 40 % des per­sonnes in­ter­ro­gées ont at­ten­du avant d'en­trer contre 66 % en 2003. La pres­sion semble donc se re­lâ­cher un peu sur ce point, mais elle n'a pas dis­pa­ru pour au­tant. Pour preuve : la du­rée moyenne de vi­site a aug­men­té, pas­sant de 3 h 14 en 2012 à 3 h 34 en 2015, at­tei­gnant même 4 h 35 le di­manche, ce qui contri­bue à main­te­nir la sa­tu­ra­tion des salles de lec­ture (au-de­là de 2 000 per­sonnes pré­sentes, les en­trées sont sus­pen­dues). On com­pren­dra dans ces condi­tions que le prin­ci­pal dé­faut re­con­nu à la bi­blio­thèque soit en­core pour beau­coup (59 % des per­sonnes in­ter­ro­gées) la file d'at­tente. Il est dé­sor­mais pos­sible d'es­ti­mer le temps d'at­tente grâce à l'ap­pli­ca­tion Af­fluences (connue par 66 % des usa­gers et uti­li­sée par 49 % d'entre eux). Pour ter­mi­ner, les prin­ci­pales qua­li­tés re­con­nues à la bi­blio­thèque n'ont pas non plus chan­gé avec le temps : viennent en pre­mier lieu le ca­rac­tère spa­cieux des lieux ain­si que le choix des col­lec­tions, sui­vis du calme.

Ch­ris­tophe Evans,

Bpi

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.