vous avez la pa­role RÉ­CU­PÉ­RER, ÇA EN JETTE !

De Ligne en Ligne - - Édito Sommaire -

Ré­jane, pro­fes­sion­nelle de la mode et cliente des Ré­cu­pé­rables

Le dé­fi­lé était très bien, la col­lec­tion était co­hé­rente en don­nant en­vie de por­ter dif­fé­rem­ment un vê­te­ment. Par exemple, la di­rec­trice ar­tis­tique n’a pas mis les ki­mo­nos comme de simples vestes, elle les a noués dans le dos. Des man­ne­quins de tous âges, de toutes mor­pho­lo­gies ont dé­fi­lé, on n’est pas du tout dans le man­ne­quin que j’ap­pelle « por­te­man­teau », c’est chouette de voir ça. Ma gé­né­ra­tion, sur­tout dans mon mi­lieu pro­fes­sion­nel, est de plus en plus sen­sible aux pro­jets éco­res­pon­sables. Des dé­fi­lés en bi­blio­thèque, on en a dé­jà vu. Mais qu’un dé­fi­lé se fasse dans une bi­blio­thèque pu­blique fran­çaise, au coeur de Pa­ris per­met de dé­cloi­son­ner la mode en mon­trant à tous des thé­ma­tiques so­cié­tales.

Leï­la, étu­diante en école de ci­né­ma

Je suis ve­nue au dé­fi­lé parce que je connais un des man­ne­quins. J’aime beau­coup le prin­cipe de ré­cu­pé­rer des vê­te­ments et d’en créer d’autres que les gens ai­me­ront por­ter. C’est une autre ma­nière de consom­mer, ça en­voie un beau mes­sage à l’in­dus­trie de la mode qui est très pol­luante.

Ha­ma­dou

L’ate­lier Fa­bri­ca­tion de « pnoufs » est très convi­vial, on ap­prend beau­coup. Pour moi, les dé­marches éco­lo­gique et ar­tis­tique sont liées. En ré­cu­pé­rant, on voit qu’un ob­jet a tou­jours une uti­li­té et une du­rée de vie plus longue qu’on ne le pense. Je n’au­rais pas eu l’idée de réa­li­ser des poufs à par­tir de pneus. Fran­che­ment, je suis très éton­né du ré­sul­tat : confor­table, es­thé­tique et éco­lo.

Ar­thu­ro, sculp­teur, et sa fille Lou

On était dé­jà ve­nus à un ate­lier Do It Your­self à la Bpi. Pour­quoi le « pnouf » ? Bonne ques­tion ! On manque d’as­sises à la mai­son ! Blague à part, on pré­fère re­cy­cler et faire les choses nous-mêmes plu­tôt que de les ache­ter. À la mai­son, on fa­brique des lampes avec toutes sortes d’ob­jets : com­pres­seur à air, agran­dis­seur pho­to, ma­chine à coudre, grille-pain. On va ra­me­ner nos « pnoufs » en Au­to­lib’. For­cé­ment ! On va jus­qu’au bout !

Ma­rie, étu­diante en droit

J’ai trou­vé le dé­fi­lé vrai­ment im­pres­sion­nant. Je ne pen­sais pas qu’il au­rait lieu dans la bi­blio­thèque, mais plu­tôt dans les ga­le­ries du mu­sée. Je viens sou­vent à la Bpi pour ré­vi­ser, mais c’est la pre­mière fois que je par­ti­cipe à un des évè­ne­ments pro­po­sés. J’en­tends pour­tant tou­jours les an­nonces au haut-par­leur ! Un dé­fi­lé, ça fait du bruit, ça peut dé­ran­ger les per­sonnes qui tra­vaillent, mais c’est de la culture aus­si et un lieu de ren­contre. Leï­la et moi ve­nons d’y faire connais­sance !

Fin sep­tembre, la Bi­blio­thèque or­ga­ni­sait le week-end Osez la ré­cup’ ! avec, entre autres, un dé­fi­lé de mode de la marque éco­res­pon­sable Les Ré­cu­pé­rables, ain­si qu’un ate­lier créa­tif de « pnoufs » – pneus re­cy­clés en poufs.

Pro­pos recueillis par Ay­me­ric Bôle-ri­chard, Flo­rian Le­roy et Ca­ro­line Ray­naud, Bpi

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.