LE BON ROI RE­NÉ

Detours en France Hors-série - - Centre -

Né en 1409 à An­gers, et mort en 1480 à Aix-en-pro­vence, il au­ra été à la fois l’un des der­niers grands féo­daux et l’un des pre­miers sei­gneurs hu­ma­nistes. Sa pre­mière vie est celle d’un che­va­lier ac­com­pli, dé­fen­dant les armes à la main les titres qu’il cu­mule, par nais­sance, hé­ri­tage ou ma­riage : duc d’an­jou, comte de Pro­vence, duc de Lor­raine, roi de Jé­ru­sa­lem, de Si­cile et de Naples. Ami per­son­nel de Charles VII, il aide en sol­dat et en di­plo­mate à mettre fin à la guerre de Cent Ans. Puis, las de cette vie, il se dé­fait de ses états, sauf l’an­jou et la Pro­vence qu’il ad­mi­nistre en ges­tion­naire hon­nête et avi­sé. Gé­né­reux, bon en­fant, fin let­tré, poète et mé­cène éclai­ré, il vit en­tou­ré d’ar­tistes, et son peuple l’adore. Son ne­veu Louis XI, sans crier gare, dé­cide en 1474 d’an­nexer l’an­jou ? Re­né re­fuse d’en­trer en guerre et se re­plie sur la Pro­vence. À sa mort, sa veuve Jeanne de La­val de­vra faire ra­pa­trier clan­des­ti­ne­ment sa dé­pouille à An­gers pour l’in­hu­mer dans la ca­thé­drale. La pos­té­ri­té d’ailleurs le donne vainqueur : c’est bien sa sta­tue qui trône face au châ­teau.

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